Culture
... L’emprise du journalisme sur la vie culturelle et intellectuelle.
À l’évidence les médias ne sont pas de simples miroirs de la vie intellectuelle et culturelle : ils en sont une composante décisive. Non seulement ils y contribuent, mais ils la façonnent. Et les journalistes ne sont pas de simples observateurs. Critiques ou non, dans les rubriques et les émissions « culturelles », mais de plus en plus souvent à l’écart de toute rubrique ou émission délimitée, journalistes spécialisés ou non, animateurs encartés de presse ou pas, intellectuels patentés ou intellectuels sans patentes, artistes missionnés ou artistes promus, exercent une véritable emprise.
Par l’expression « l’emprise du journalisme », P. Bourdieu désignait les effets pernicieux (conformisme, superficialité, etc.) de la soumission croissante du travail journalistique aux pressions du marché. Ces effets se déploient d’abord sur le plan interne : ils modifient les normes et les pratiques professionnelles des journalistes. Mais l’emprise du journalisme s’exerce aussi et surtout de manière externe, c’est-à-dire qu’elle affecte le fonctionnement d’autres domaines (intellectuels, culturels, sociaux, etc.) dont la reconnaissance publique dépend largement des médias. Autrement dit, les tendances à l’œuvre dans le champ médiatique ont des implications qui vont bien au-delà des médias eux-mêmes. Elles contribuent également à remodeler, par exemple, la fonction sociale des intellectuels, la hiérarchie du « bon goût » culturel ou les règles de la compétition électorale.
Cette emprise des médias et du journalisme sur la vie culturelle et intellectuelle, à la fois soumise aux rapports de force et aux jeux de pouvoir qui agitent divers microcosmes sociaux et assujettie à des impératifs mercantiles, obéit à des mécanismes qu’il faut tenter de comprendre et produit des effets qu’il est nécessaire d’analyser et de contrecarrer.
Nos articles
Une tentative médiatique de diabolisation
Un éloge des « réformateurs » contre un mouvement « conservateur »
Célébration d’un jour et autocritique du lendemain
« Je ne m’excuse pas, je n’assume pas, mais je cause... »
Des propos dont les accents xénophobes n’émeuvent pas la Cour des arbitres du débat médiatique.
« [...] le journalisme littéraire a instauré [...] un système de suivisme moutonnier et de plagiat bien compris. »
Un article consacré à Alexandre Adler (paru dans Le Monde Diplomatique de juin 2005)
... vole au secours de BHL et pourfend Philippe Cohen (co-auteur de La Face cachée du Monde).
Depuis la débâcle du 29 mai, BHL ne cesse de s’insurger contre les tenants du ’non’. Les mots parlent d’eux-mêmes.
Erreurs péremptoires et mensonges par omission
Ce matin là sur France culture, Finkielkraut avait vraiment affaire à un concurrent sérieux...
Philosophie : Quand la presse « sérieuse » se fait « people ».
Philippe Cohen invité à parler de sa biographie de Bernard-Henri Lévy. Débattre ? Peine perdue.
Propos péremptoires, falsifications éclairées et amalgames fulgurants d’un grand défenseur de la culture dans les médias.
Un peu de tout (presque) partout, pour le pire et sans savoir, tout en nuances et délicatesse.
Chaque semaine, Alain Finkielkraut se répand sur France Culture, dans une émission qu’il produit et où il débat surtout avec lui-même...
Pas le temps et qu’importe la complexité du sujet : il y a quatre ou cinq sujets à aborder en une demi-heure.
Comment parler de tout et de n’importe quoi, mais pas avec n’importe qui.
A la télévision, même publique, la science devait déjà se contenter de peu. Voici comment ce peu est détourné à des fins de promotion personnelle.
La grosse caisse de l’orchestre des maîtres-tanceurs (omniprésents) de la contestation antilibérale.
Nombre d’universitaires et de chercheurs ont déserté le combat contre l’imposition du prêt-à-penser médiatique.
A propos d’un documentaire co-produit par une société appartenant à Bernard-Henri Lévy.
« Campus » ? Une émission enfin « culturelle », grâce à Alain Finkielkraut et quelques autres.
Que se passe-t-il quand un auteur préfère que son livre soit lu avant d’être présenté ?
Une souplesse de l’échine qui passe, dans les médias qu’il squatte, pour un signe d’agilité de la pensée.
... Mais il paraît que c’est son « savoir » qui lui vaut les hommages de ses confrères.
Finesse des analyses, rigueur des concepts : tout Adler en un seul article du Figaro.
Faux débat et vrai promotion : Guy Sorman et Alexandre Adler que presque rien n’oppose s’ébrouent dans les colonnes du Figaro. Adler ? En pleine forme !
Trois livres vont paraître sur le " philosophe " médiatique. " J’ai l’air policé, mais au fond je suis violent ".
Dans la revue Minotaure, Vincent Cespedes passe en revue diverses ficelles de l’imposture.
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... Critique ou promotion ?
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... Ce que peut le journalisme quand il s’empare d’une oeuvre majeure.
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Profession ? Intellectuel pour médias
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Récits et usages médiatiques de l’histoire, historiens de garde et cie
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