Culture
... L’emprise du journalisme sur la vie culturelle et intellectuelle.
Ă€ l’évidence les mĂ©dias ne sont pas de simples miroirs de la vie intellectuelle et culturelle : ils en sont une composante dĂ©cisive. Non seulement ils y contribuent, mais ils la façonnent. Et les journalistes ne sont pas de simples observateurs. Critiques ou non, dans les rubriques et les Ă©missions « culturelles », mais de plus en plus souvent Ă l’écart de toute rubrique ou Ă©mission dĂ©limitĂ©e, journalistes spĂ©cialisĂ©s ou non, animateurs encartĂ©s de presse ou pas, intellectuels patentĂ©s ou intellectuels sans patentes, artistes missionnĂ©s ou artistes promus, exercent une vĂ©ritable emprise.
Par l’expression « l’emprise du journalisme », P. Bourdieu dĂ©signait les effets pernicieux (conformisme, superficialitĂ©, etc.) de la soumission croissante du travail journalistique aux pressions du marchĂ©. Ces effets se dĂ©ploient d’abord sur le plan interne : ils modifient les normes et les pratiques professionnelles des journalistes. Mais l’emprise du journalisme s’exerce aussi et surtout de manière externe, c’est-Ă -dire qu’elle affecte le fonctionnement d’autres domaines (intellectuels, culturels, sociaux, etc.) dont la reconnaissance publique dĂ©pend largement des mĂ©dias. Autrement dit, les tendances Ă l’œuvre dans le champ mĂ©diatique ont des implications qui vont bien au-delĂ des mĂ©dias eux-mĂŞmes. Elles contribuent Ă©galement Ă remodeler, par exemple, la fonction sociale des intellectuels, la hiĂ©rarchie du « bon goĂ»t » culturel ou les règles de la compĂ©tition Ă©lectorale.
Cette emprise des médias et du journalisme sur la vie culturelle et intellectuelle, à la fois soumise aux rapports de force et aux jeux de pouvoir qui agitent divers microcosmes sociaux et assujettie à des impératifs mercantiles, obéit à des mécanismes qu’il faut tenter de comprendre et produit des effets qu’il est nécessaire d’analyser et de contrecarrer.
Nos articles
Dans Le Monde, quand on ne passe pas sous silence les livres qui dĂ©rangent, on les exĂ©cute, surtout s’ils sont publiĂ©s dans la collection Raisons d’agir.
Quand Jean-François Revel s’exprime...
Une tentative médiatique de diabolisation
Un Ă©loge des « rĂ©formateurs » contre un mouvement « conservateur »
CĂ©lĂ©bration d’un jour et autocritique du lendemain
« Je ne m’excuse pas, je n’assume pas, mais je cause... »
Des propos dont les accents xĂ©nophobes n’Ă©meuvent pas la Cour des arbitres du dĂ©bat mĂ©diatique.
« [...] le journalisme littĂ©raire a instaurĂ© [...] un système de suivisme moutonnier et de plagiat bien compris. »
Un article consacré à Alexandre Adler (paru dans Le Monde Diplomatique de juin 2005)
... vole au secours de BHL et pourfend Philippe Cohen (co-auteur de La Face cachée du Monde).
Depuis la dĂ©bâcle du 29 mai, BHL ne cesse de s’insurger contre les tenants du ’non’. Les mots parlent d’eux-mĂŞmes.
Erreurs péremptoires et mensonges par omission
Ce matin là sur France culture, Finkielkraut avait vraiment affaire à un concurrent sérieux...
Philosophie : Quand la presse « sĂ©rieuse » se fait « people ».
Philippe Cohen invité à parler de sa biographie de Bernard-Henri Lévy. Débattre ? Peine perdue.
Propos pĂ©remptoires, falsifications Ă©clairĂ©es et amalgames fulgurants d’un grand dĂ©fenseur de la culture dans les mĂ©dias.
Un peu de tout (presque) partout, pour le pire et sans savoir, tout en nuances et délicatesse.
Chaque semaine, Alain Finkielkraut se rĂ©pand sur France Culture, dans une Ă©mission qu’il produit et oĂą il dĂ©bat surtout avec lui-mĂŞme...
Pas le temps et qu’importe la complexitĂ© du sujet : il y a quatre ou cinq sujets Ă aborder en une demi-heure.
Comment parler de tout et de n’importe quoi, mais pas avec n’importe qui.
A la télévision, même publique, la science devait déjà se contenter de peu. Voici comment ce peu est détourné à des fins de promotion personnelle.
La grosse caisse de l’orchestre des maĂ®tres-tanceurs (omniprĂ©sents) de la contestation antilibĂ©rale.
Nombre d’universitaires et de chercheurs ont dĂ©sertĂ© le combat contre l’imposition du prĂŞt-Ă -penser mĂ©diatique.
A propos d’un documentaire co-produit par une sociĂ©tĂ© appartenant Ă Bernard-Henri LĂ©vy.
« Campus » ? Une Ă©mission enfin « culturelle », grâce Ă Alain Finkielkraut et quelques autres.
Que se passe-t-il quand un auteur prĂ©fère que son livre soit lu avant d’ĂŞtre prĂ©sentĂ© ?
Une souplesse de l’Ă©chine qui passe, dans les mĂ©dias qu’il squatte, pour un signe d’agilitĂ© de la pensĂ©e.
... Mais il paraĂ®t que c’est son « savoir » qui lui vaut les hommages de ses confrères.
Finesse des analyses, rigueur des concepts : tout Adler en un seul article du Figaro.
Faux dĂ©bat et vrai promotion : Guy Sorman et Alexandre Adler que presque rien n’oppose s’Ă©brouent dans les colonnes du Figaro. Adler ? En pleine forme !
Nos dossiers
Journalisme et critique : cinéma et musique
... Critique ou promotion ?
Dernier ajout : 6 juin 2025
Journalisme et critique littéraire
... Promotions et complaisances
Dernier ajout : 12 juillet 2022
Journalisme et sciences
... Vulgarisations vulgaires
Dernier ajout : 31 octobre 2016
Les médias et la mort de Pierre Bourdieu
... Ce que peut le journalisme quand il s’empare d’une oeuvre majeure.
Dernier ajout : 28 octobre 2025
Les médias français et Noam Chomsky
... Misères hexagonales.
Dernier ajout : 24 janvier 2021
Profession ? Intellectuel pour médias
... Tout intellectuel médiatisé n’est pas un intellectuel médiatique. Mais...
Dernier ajout : 10 juin
Médias et histoire
Récits et usages médiatiques de l’histoire, historiens de garde et cie
Dernier ajout : 29 juin