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Culture

... L’emprise du journalisme sur la vie culturelle et intellectuelle.

Ă€ l’évidence les mĂ©dias ne sont pas de simples miroirs de la vie intellectuelle et culturelle : ils en sont une composante dĂ©cisive. Non seulement ils y contribuent, mais ils la façonnent. Et les journalistes ne sont pas de simples observateurs. Critiques ou non, dans les rubriques et les Ă©missions « culturelles », mais de plus en plus souvent Ă  l’écart de toute rubrique ou Ă©mission dĂ©limitĂ©e, journalistes spĂ©cialisĂ©s ou non, animateurs encartĂ©s de presse ou pas, intellectuels patentĂ©s ou intellectuels sans patentes, artistes missionnĂ©s ou artistes promus, exercent une vĂ©ritable emprise.

Par l’expression « l’emprise du journalisme », P. Bourdieu dĂ©signait les effets pernicieux (conformisme, superficialitĂ©, etc.) de la soumission croissante du travail journalistique aux pressions du marchĂ©. Ces effets se dĂ©ploient d’abord sur le plan interne : ils modifient les normes et les pratiques professionnelles des journalistes. Mais l’emprise du journalisme s’exerce aussi et surtout de manière externe, c’est-Ă -dire qu’elle affecte le fonctionnement d’autres domaines (intellectuels, culturels, sociaux, etc.) dont la reconnaissance publique dĂ©pend largement des mĂ©dias. Autrement dit, les tendances Ă  l’œuvre dans le champ mĂ©diatique ont des implications qui vont bien au-delĂ  des mĂ©dias eux-mĂŞmes. Elles contribuent Ă©galement Ă  remodeler, par exemple, la fonction sociale des intellectuels, la hiĂ©rarchie du « bon goĂ»t » culturel ou les règles de la compĂ©tition Ă©lectorale.

Cette emprise des médias et du journalisme sur la vie culturelle et intellectuelle, à la fois soumise aux rapports de force et aux jeux de pouvoir qui agitent divers microcosmes sociaux et assujettie à des impératifs mercantiles, obéit à des mécanismes qu’il faut tenter de comprendre et produit des effets qu’il est nécessaire d’analyser et de contrecarrer.

Nos articles

Le Monde nous cultive sur France Culture

C’est certainement parce qu’ils sont très pris par leurs autres activitĂ©s que Jean-Marie Colombani, Roger-Paul Droit, Alexandre Aldler, n’ont pu nous offrir, de l’oeuvre de Pierre Bourdieu, une prĂ©sentation et une discussion Ă  sa mesure.

Le Figaro se déchaîne

"Pierre Bourdieu - Ce que laisse le philosophe disparu", titre le Figaro, qui rĂ©pond : Rien ou presque

Pierre Bourdieu et nous

« Pierre Bourdieu avait soutenu, dès 1996, la constitution de notre association et approuvait, sans y participer, son activitĂ©. De son cĂ´tĂ©, Acrimed a trouvĂ© dans l’Ĺ“uvre de Pierre Bourdieu une de ses sources d’inspiration. »

Libération et Noam Chomsky (2)

"PrĂ©facier" de Noam Chomsky, Jean-Michel Helvig, après avoir mis en garde le lecteur contre l’auteur qu’il publie dans les pages "Rebonds", rĂ©pond Ă  des universitaires qui s’Ă©tonnent de cet Ă©trange procĂ©dĂ©...

LibĂ©ration et Noam Chomsky (1) :

LibĂ©ration"publie une Tribune libre d’Yves Laplace : " Kosovo : l’imposture Noam Chomsky " qui a pour particularitĂ© de ne discuter aucun des arguments de Noam Chomsky. Quant au droit de rĂ©ponse de ce dernier, il bĂ©nĂ©ficie d’une prĂ©face de Jean-Michel Helvig...

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