Journalisme et sciences
... Vulgarisations vulgaires
Domaine spécialisé par définition, la production scientifique tend à mettre à distance les citoyens profanes en la matière. Les médias jouent donc un rôle décisif dans la popularisation des découvertes scientifiques. Ce rôle s’étend aussi à la divulgation auprès du grand public des conditions, des enjeux et des contraintes de la recherche scientifique. Leur fonction effective ne se limite cependant pas à la vulgarisation. Consciemment ou non, les médias contribuent aussi à façonner les représentations que nous nous faisons des sciences, dans leur contenu mais aussi dans le rôle social qu’elles jouent ou devraient jouer. Les sciences ne sont ainsi pas à l’abri de simplifications médiatiques, du faux scoop à l’image enchantée de « la » science toujours synonyme de progrès. De même, les représentations médiatiques du travail scientifique sont au cœur d’une lutte dont l’enjeu est la mise au jour – ou au contraire le rejet dans l’ombre – des multiples intérêts économiques et politiques auxquelles les sciences sont de fait attachées.
Nos articles
Comment une communication « efficace » transforme les résultats d’une étude médiocre en scoop scientifique.
Récit d’un canular réussi.
Passé du Groupe Amaury à LVMH, le grand quotidien promeut toujours le paranormal.
Sociologue habitué des studios et des colonnes de la presse, Michel Maffesoli vient (une nouvelle fois) d’être pris en flagrant délit de charlatanisme – sa carrière médiatique y résistera-t-elle ?
Copier-coller en série, traduction bâclée et non vérification des sources : Libération vide de sa substance l’information scientifique.
Le soleil de la monarchie britannique provoque des insolations dans les rédactions ; le quotidien de Serge Dassault est durement frappé.
Temps scientifique et temps médiatique, débat scientifique et débat politique.
Organisé le jeudi 8 décembre 2011. Avec Sylvestre Huet et David Larousserie.
Extraits du livre Les Imposteurs de la génétique de Bertrand Jordan.
Quand des témoignages se substituent à une argumentation scientifique.
Que se passe-t-il quand un « invité » a l’outrecuidance de sortir du rôle décoratif qui lui est assigné par le maître de maison ?
Simple recherche d’un lectorat supposé ou choix éditorial ?
Quand les médias créent le problème qu’ils prétendent circonscrire.
A la télévision, même publique, la science devait déjà se contenter de peu. Voici comment ce peu est détourné à des fins de promotion personnelle.
Prudence des chercheurs et imprudences des journalistes.
Quel temps faut-il à une information pour franchir l’Atlantique ?