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« L’éco » de France Info : les patrons comme à la maison

par Pauline Perrenot,

Une tribune hebdomadaire aux « Échos Patrimoine » sous le titre « C’est mon argent », un « service patronal » quotidien dans « L’interview éco » : en matière d’économie, force est de constater que les émissions de France Info ont le pluralisme chevillé au corps ! Par souci d’exhaustivité, et en quête désespérée d’autres points de vue – notamment celui de salariés – sur l’économie et les entreprises, nous avons passé au crible une troisième émission, « L’éco », présentée du lundi au jeudi par Jean-Paul Chapel [1]. Et nous n’avons pas été déçus…

À première vue, l’orientation de « L’éco » ne déparie pas la ligne éditoriale des deux émissions évoquées plus haut : « Chaque jour, pendant sept minutes, Jean-Paul Chapel vous éclaire sur l’actualité économique du jour, mais vous fait également découvrir une personnalité du monde de l’entreprise : PDG, dirigeants de startup, syndicalistes mais aussi des économistes et des responsables politiques qui expriment leur vision économique. “:L’éco” propose une palette d’invités très variée. Soumis à de nombreuses questions, ils doivent répondre à la fameuse “Question qui fâche” du Huffington Post qui apporte une touche piquante à l’interview. Mais c’est toujours en musique que se termine l’émission avec la chanson préférée de l’invité. » [2]

Diantre ! Une « palette d’invités très variée » ? Nous avons pris Jean-Paul Chapel aux mots et sommes allés scruter les invités – et partant, les « visions économiques » – ayant eu droit de cité sur l’antenne de service public depuis le 31 août 2017. Et, sans surprise, la « palette » est bien moins « variée » que sur le papier ! Sur les 75 interviews disponibles sur le site de l’émission, nous avons ainsi dénombré [3] :

- Chefs d’entreprises et de start-ups : 28
- Cadres d’entreprises : 3
- Directeurs de banques et du monde de la finance : 6
- Représentants du patronat : 4
Soit 41 chefs et cadres d’entreprises, représentants patronaux et acteurs du monde de la finance.
- Artisans du luxe ou primés : 5
- Économistes et « experts » : 8
- Politiques : 9
- Représentants de syndicats de salariés : 3
- Présidents d’associations : 3
- Journalistes et écrivains : 6

Soit, de manière plus graphique, un constat inquiétant pour le pluralisme (et pour le service public) :



Au moins deux constats immédiats s’imposent. D’abord, et selon la rédaction en chef, les travailleurs, chômeurs et précaires ne semblent pas être à même d’« exprimer une vision économique » ni d’« apporter un regard sur l’information économique », pas plus que les salariés ne semblent faire partie des « personnalités du monde de l’entreprise ». Deux tâches qui incombent très majoritairement aux PDG : les salariés lambda sont par exemple inexistants dans l’émission de Jean-Paul Chapel. Un constat peu étonnant : dans le champ médiatique, la parole salariée reste reléguée, au mieux, aux micro-trottoirs, au pire, au trou noir du journalisme [4].

Ensuite, et toujours selon la rédaction en chef, le format « interview » reste la chasse gardée de personnalités « titrées » : haut-gradés selon la hiérarchie d’entreprise, experts auto-consacrés connus des médias, politiques ou professionnels bénéficiant d’une « actualité » aux yeux des journalistes – publication d’un livre, réception d’un prix – et/ou d’une aura publique préalable. Un affichage plus vendeur qui parachève un mécanisme bien connu : la consécration médiatique des consacrés, ou le journalisme d’élite [5].

Deux constats pour un même résultat : au grand dam de son descriptif, l’émission « L’éco » sert quotidiennement la soupe libérale à ses auditeurs en promouvant une vision de l’économie par ses dirigeants et une image de l’entreprise par ses patrons…


Dans le détail... c’est pire !

Un coup d’œil plus précis aux invitations confirme le défaut de pluralisme de l’émission. Le monde de l’économie et de l’entreprise est par exemple si restreint que la rédaction en chef se trouve parfois dans l’obligation de renouveler certaines invitations. Celle de la CGT ? Pas vraiment [6]. Sur la période qui nous intéresse, Élie Cohen, économiste aux ordres bien connu d’Acrimed et du film « Les Nouveaux Chiens de garde », Christopher Dembik, économiste à Saxo Banque, et Amélie de Montchalin, députée LREM de la 6ème circonscription de l’Essonne ont eu droit à deux invitations.

Le monde de l’économie et de l’entreprise est même tellement restreint qu’au moment des mobilisations de salariés contre la réforme du Code du travail, la rédaction en chef sous-titrait l’interview de la présidente du mouvement de patrons Ethic, Sophie de Menthon : « Grève des fonctionnaires : le regard d’une patronne » (9/10/17). Un sens du timing impeccable, que Jean-Paul Chapel met régulièrement en pratique, lui qui invitait le 6 novembre Patrick Artus, chef économiste de Natixis, banque internationale de financement, de gestion et de services financiers pour « revenir sur l’actualité économique autour des “Paradise Papers” »

Le monde de l’économie et de l’entreprise est décidément à ce point restreint qu’en l’espace de six jours, le Medef put s’asseoir confortablement deux fois sur le fauteuil des invités de Jean-Paul Chapel :

- Thibault Lanxade le 31/08/17 ; « “Quand une entreprise passe de 49 à 50 salariés ça lui coûte 4,5 % de sa masse salariale” affirme le vice-président du MEDEF ».
- Geoffroy Roux de Bézieux le 6/09/17 ; « “Ce gouvernement est pro-emploi”. Le vice-président délégué du MEDEF, explique pourquoi avec la réforme du code du travail, le gouvernement va dans le bon sens. »


On relèvera également quelques gâteries journalistiques, telles que la mise en avant d’« expert en méditation » (23/11/17) ou d’« expert en productivité » (29/11/17), venus en toute expertise exposer quelques gestes simples pour un meilleur bien-être (des dirigeants d’entreprise) [7] et quelques gestes simples pour une meilleure productivité (des salariés) [8] !

Les invitations politiques ne brillent pas non plus par leur diversité. Sur les huit personnalités venues exposer leur « vision de l’économie », quatre font partie du mouvement « En marche » – dont trois membres du gouvernement –, un député UDI, un élu PS, un élu PCF et une députée du mouvement « France Insoumise ». Le pluralisme est au beau fixe quand on constate qu’à l’invitation de trois représentants de salariés répond celle de quatre présidents de syndicats patronaux… en plus des vingt-huit PDG déjà évoqués.


Enfin, nous noterons que certaines semaines sont plus riches que d’autres. Ainsi fin juin/début juillet [9] se sont jour après jour succédé :

- Pierre Gattaz le jeudi 29/06/17 ; « “La loi travail va dans le bon sens”, Pierre Gattaz, président du MEDEF donne son avis sur la future loi travail. »

- Xavier Niel le vendredi 30/06/17 ; « “On va dépasser Londres” en nombre de starts-up, estime le créateur de la Station F [qui] explique comment il veut faire de Paris une place majeure pour les entrepreneurs. »

- Alexandre Ricard le lundi 3/07/17 ; « “Nous participons à la lutte contre l’alcoolémie chez les jeunes” affirme le PDG de Pernod-Ricard [qui] explique comment son entreprise lutte contre l’alcoolémie tout en continuant de grandir à l’international. »

- Jean-Louis Chaussade le mardi 4/07/17 ; « “La nouvelle loi travail peut rendre les choses plus simples” affirme le PDG de Suez ».

- Rémy Rioux le mercredi 5/07/17 ; « “Emmanuel Macron veut traiter le problème du Sahel” affirme le directeur général de l’agence française de développement [qui] parle investissement public à l’étranger. »


Mais que l’on se rassure : l’interview de Jean-Paul Chapel est toujours entrecoupée de « la question qui fâche », systématiquement confiée au Huffington Post. Pour ne pas accabler nos lecteurs, nous n’en transcrirons que quatre :

- À Xavier Niel : « Créer sa start-up. À propos de Station F, vous avez dit en plaisantant à moitié qu’au-delà de 40 ans, on n’a plus de légitimité à y être. Xavier Niel, vous aurez 50 ans cette année. Est-ce que vous êtes en train de nous dire que vous êtes déjà trop vieux pour innover ? »

- À Pierre Gattaz : « Pierre Gattaz, je suis très content de vous avoir sur ce plateau. En répondant à ma question, vous allez enfin nous aider à comprendre si Macron est de gauche ou de droite. Alors, globalement, vous êtes pour ou contre sa réforme du Code du travail ? »

- À Laurence Parisot : « Vous vous êtes démenée pour rendre le Medef présentable, pour en faire autre chose que cette caricature de club pour grands patrons. Quand soudain, patatras ! Pierre Gattaz est arrivé avec ses gros sabots, ruinant en un rien de temps tous vos efforts. Laurence Parisot, on vous entend à chaque instant commenter l’actualité alors que vous n’avez plus de mandat. Quand est-ce que vous ferez le deuil de la présidence du Medef ? » [10]

- À Muriel Pénicaud : « 1 million de chômeurs d’ici 2022. C’est un rythme de 24000 en moins par mois jusqu’à la prochaine présidentielle. Du jamais vu depuis plus de 30 ans, un rythme plus rapide que les deux grandes dernières baisses des années 2000. Muriel Pénicaud, vous nous confirmez ici et maintenant qu’Emmanuel Macron fera mieux que Chirac et Sarkozy contre le chômage ? »

Xavier Niel, Pierre Gattaz, Laurence Parisot et Muriel Pénicaud sont K.O. debout.


***


Nous écrivions à propos de l’émission « L’interview éco » de France Info que le « programme ne dépareillerait pas sur BFM Business, dans Les Échos ou les pages saumon du Figaro. D’ailleurs, si Jean Leymarie cherchait à s’y faire recruter, sans doute ne s’y prendrait-il pas autrement… » Rien à rajouter concernant cette deuxième rubrique d’interviews économiques, si ce n’est alerter Jean Leymarie que son confrère Jean-Paul Chapel est sans doute lui aussi candidat.

Nous finirons, par pur respect des coutumes de l’émission qui « se termine toujours en musique avec la chanson préférée de l’invité », avec une contribution de notre cru :

Quand on arrive à l´usine
La gaité nous illumine
L´idée de faire nos huit heures
Nous remplit tous de bonheur
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ouiii !
D´humeur égale et joyeuse
Nous courons vers la pointeuse
Le temps d´enfiler nos bleus
Et nous voilà tous heureux
La ï ti la la la ï ti la la ï hé !

Merci patron ! Merci patron !
Quel plaisir de travailler pour vous
On est heureux comme des fous
Merci patron ! Merci patron !
Ce que vous faites ici-bas
Un jour Dieu vous le rendra [11]


Pauline Perrenot


***


Annexe/Crédits : détail des invitations par catégorie (voir graphique)



- Chefs et cadres d’entreprises, représentants patronaux et acteurs du monde de la finance

Alexandre Saubot - Président de l’UIMM
Sophie de Menthon - Présidente du mouvement de patrons Ethic
Geoffroy Roux de Bézieux - Vice-président délégué du Medef
Thibault Lanxade - Vice-président du Medef
Philippe Bourguignon - Chef des investissements à Révolution Place
Stéphanie Villers - Chef économiste d’Humanis
François Veillerette - Directeur de Générations Futures
Sébastien Badault - Directeur général d’Alibaba France
Maxime Camus - Directeur général de Grisbee, coach financier
François Bacchetta - Directeur général d’Easyjet France
Alain Mérieux - Fondateur de BioMérieux
Marc Simoncini - Fondateur de SENSEE
Philippe Lévêque - Fondateur d’Ecofrugal
Stéphanie Hospital - Fondatrice de OneRagtime
Frédéric Duval - Patron d’Amazon France
Benoît Potier - PDG d’Air Liquide
Pierre-André de Chalendar - PDG de Saint-Gobain, leader mondial des matériaux de construction
Jean-Luc Petithuguenin - PDG du groupe PAPREC, leader français du recyclage
Patrick Pouyanné - PDG du groupe Total
Edouard Dumortier - PDG et fondateur d’Allovoisins
Jean-François Cirelli - Président de BlackRock en France
Gaël Duval - Président de jechange.fr
Pierre Louette - Président de la fédération française des télécoms
Fabien Sauleman - Président de la jeune pousse PooleHouse
Alain Roumilhac - Président de Manpower France
Louis Schweitzer - Président d’Initiative France
Michel Costes - Président d’INOVEV et spécialiste d’automobile
Philippe Vasseur - Président du forum mondial de l’économie responsable
Pierre Ferracci - Président du groupe Alpha
Laurence Parisot - Présidente de la société de conseils Gradiva
Caroline Young - Présidente de la société Experconnect
Thomas Mulliez - PDG de Guy Degrenne
Jean-François Chambon et Frédérique Chegaray - Directeur de la communication et responsable de la collecte de l’Institut Pasteur
Sophie Barthelemy et Patricia Folly - Directrice du développement et du marketing et directrice adjointe de création au Crazy Horse
Marion Baroux - Responsable commerciale de Delair en Europe
Patrick Artus - Chef économiste de Natixis
Nicolas Mackel - Directeur de Luxembourg for Finance
Christopher Dembik - Économiste à Saxo Banque
Christopher Dembik - Économiste à Saxo Banque
André Loesekrug - Fondateur du fonds d’investissement A.CAPITAL
Benoît Coeuré - Membre du directoire de la Banque centrale européenne

- Artisans du luxe ou artisans primés
Pierre Marcolini - Chef chocolatier
Sami Nouri - Couturier de luxe
Mustapha Bahman - Lauréat du concours Talents des cités 2018, patron d’une supérette
Yann Couvreur - Pâtissier

- « Experts » et économistes
Nicolas Werquin - Économiste à la Toulouse school of economics
Éric Heyer - Économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques
Elie Cohen - Économiste expert
Elie Cohen - Économiste expert
Sebastien Henry - Expert en méditation
Romain Bisseret - Expert en productivité et auteur du livre 60 minutes pour reprendre le contrôle de vos mails
Muhammad Yunus - Livre Vers une économie à trois zéros, économiste et prix Nobel de la paix en 2006
Xavier Mesnard - Associé du cabinet de stratégie AT Kearney

- Représentants de syndicats de salariés
Jean-Claude Mailly - Secrétaire général de FO
Laurent Berger - Secrétaire général de la CFDT
Philippe Martinez - Secrétaire général de la CGT

- Politiques (élus ou membres du gouvernement)
Amélie de Montchalin - Députée LREM
Marlène Schiappa - Secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes
David Kimelfeld - Président de la Métropole de Lyon PS
Muriel Pénicaud - Ministre du Travail
Ian Brossat - Adjoint PCF à la mairie de Paris en charge du logement
Amélie de Montchalin - Députée de LREM
Clémentine Autain - Députée de la France Insoumise
Stéphane Travert - Ministre de l’Agriculture
Yves Jégo - Député UDI et président-fondateur de Pro France

- Présidents d’associations
Jean-Marc Borello - Président du groupe SOS
Véronique Fayet - Présidente du Secours Catholique
Julie Chalmette - Présidente du syndicat des éditeurs de logiciels et de loisirs
Laëtitia Vasseur - Présidente et co-fondatrice de de l’association Halte à l’obsolescence programmée

- Journalistes et écrivains
Malene Rydahl - Auteure du livre Le Bonheur Sans Illusions
Anne Magnien - Journaliste et spécialiste de la publicité auteure du livre Sur les pavés la pub qui évoque le marketing guérilla.
Gabriel Zucman - Auteur du livre La richesse cachée des nations, enquête sur les paradis fiscaux, économiste à l’université de Berkeley en Californie.
Michel Serres - Auteur de l’ouvrage intitulé C’était mieux avant
Christine Cayol - Philosophe auteur du livre Pourquoi les Chinois ont-ils le temps ?
Jean-Michel Quatrepoint - Journaliste et auteur du livre Alstom, scandale d’État

 
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Souscription 2018Souscription 2018

Notes

[1L’émission est diffusée en direct à 9h20 et bénéficie d’au moins une rediffusion, entre midi et deux, sur la chaîne d’info en continu.

[2Selon son propre descriptif consultable sur la page de l’émission.

[3Le détail des invitations figure en « annexe ».

[4Variables d’ajustement ou cautions pluralistes dans les débats télévisés, les salariés ne semblent en effet franchir le mur médiatique que lorsqu’un conflit social prend de l’ampleur. Et encore…

[5Le domaine économique n’a en cela rien d’exclusif.

[6Rappelons que l’émission affirmait convier « des syndicalistes » dans sa « palette d’invités très variée ». Rappelons que sur la période observée, soit plus de quatre mois – période qui connut en outre quelques batailles sociales –, seuls trois représentants syndicaux (tous trois dirigeants) CGT, FO et CFDT furent invités !

[7L’« expert en méditation » est Sébastien Henry. Il est invité en sa qualité de co-auteur du livre Méditez avec nous. 21 méditants experts vous conseillent et vous guident. Une expertise haute en couleur dont nous vous livrons gracieusement un extrait : « Beaucoup de décideurs, managers, dirigeants, viennent par cette porte d’entrée être moins stressés car le rythme quotidien fait qu’il y a beaucoup de stress. C’est une pratique qui nous aide à nous relier à la plus belle partie de nous-mêmes. […] Beaucoup des dirigeants que j’accompagne finissent par trouver dans leur emploi du temps pourtant très serré dix minutes, vingt minutes, ça peut être entre deux réunions, après déjeuner, dans un hall d’aéroport en attendant les bagages. Il y a plein de moments qu’on peut appeler des temps morts où on peut pas être efficace ou productif mais qui peuvent être des temps vivifiants où on a la sensation de revenir à soi-même et d’être pleinement centré. » Vivifiant, en effet !

[8L’« expert en productivité », Romain Bisseret, est auteur du livre 60 minutes pour reprendre le contrôle de vos mails et consultant pour la société In Excelsis, société qui se définit ainsi : « S’organiser – collaborer – produire. L’entreprise est l’espace à ré-investir pour l’épanouissement professionnel et individuel des personnes, leur réalisation et l’expression de leurs talents. » Un mot d’ordre qu’il décortique sur le plateau de Jean-Luc Chapel en évoquant les petits tracas qui empêchent un salarié de bien se concentrer sur sa tâche (entendre être productif/exprimer pleinement son talent) : « Beaucoup de gens laissent par exemple leurs notifications, donc dès qu’il y a une notification ils vont aller voir le mail, prendre connaissance de ce qui se passe, interrompre la tâche en cours et à peu près 40 % des gens qui interrompent la tâche en cours ne reprennent pas l’activité après donc… »

[9Nous sortons ici de la période observée, tout en notant que le calendrier coïncide avec l’arrivée de la réforme du Code du travail devant les députés, « présentée à partir [du] lundi 10 juillet à l’Assemblée nationale, défendue par la ministre du Travail Muriel Pénicaud » rappelle l’AFP.

[10L’ex-présidente du Medef ne s’y trompe pas : « Je trouve cette question en fait très sympathique » !

[11« Merci patron », Les Charlots, 1972.

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