Selon un rapport de l’IGPN prĂ©sentĂ© le jeudi 13 juin, l’utilisation des lanceurs de balles de dĂ©fense (LBD) et grenades de dĂ©sencerclement par les policiers a augmentĂ© de plus de 200% en 2018 par rapport Ă l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente : 19.000 munitions de LBD contre 6.300 en 2017.
Le Parisien, non content de classer cette information dans la rubrique « Faits divers » a initialement choisi de l’affubler de ce titre Ă©lĂ©gant [1] :

Ainsi ce ne sont pas les « forces de l’ordre », comme on les appelle, qui, sous la responsabilitĂ© du ministère de l’IntĂ©rieur, ont « fait exploser le nombre de tirs de LBD », mais les gilets jaunes.
Les journalistes en charge de la titraille se sont avisĂ©s de leur « dĂ©rapage » (comme on dit pour attĂ©nuer l’effet d’un tir de LBD) et ont corrigĂ© :

Mais le lien de l’article mentionne toujours le titre original : http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-gilets-jaunes-ont-fait-exploser-le-nombre-de-tirs-de-lbd-13-06-2019-8092872.php
La première phrase de cet article de « fait divers » (on ne se lasse pas de le souligner) continue Ă attribuer les tirs aux manifestations et non aux forces chargĂ©es du « maintien de l’ordre » : « Les nombreuses manifestations ont provoquĂ© une hausse inĂ©dite des tirs de Lanceurs de balles de dĂ©fense et de grenades de dĂ©sencerclement selon le rapport de l’IGPN prĂ©sentĂ© ce jeudi. »
Au titre militant du Parisien, on pourrait en opposer un autre, comme celui que suggère le compte @Ceux qui tiennent la laisse sur Twitter :
Henri Maler
