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Sortie de Médiacritiques : Où va le journalisme ? (mag électronique n°196)

par Acrimed,



SOMMAIRE

1. Où va le journalisme ? Sortie du Médiacritiques n°33 !
2. Sur le site d’Acrimed
3. Sur d’autres sites


Le n°33 de Médiacritiques, notre revue trimestrielle, va sortir de l’imprimerie. Un numéro pour se demander « Où va le journalisme ? », avec des articles inédits, des dessins de Colloghan et la Une de Fred Sochard, des rubriques, un nouveau format ! À commander sur notre boutique en ligne, ou à retrouver en libraire. Et surtout, abonnez-vous !



Le 30 octobre 2011, un avis de naissance paraissait sur le site d’Acrimed. Notre magazine imprimé Médiacritiques poussait son premier cri. En huit ans d’existence, 32 numéros ont vu le jour, portant la même exigence, celle d’une critique radicale et intransigeante des médias, à travers différents thèmes : traitement des questions économiques, de l’extrême-droite, du sexisme, du racisme, de l’information internationale, des contre-réformes libérales, des violences policières, des mobilisations sociales… Collaborateur de longue date d’Acrimed, Colloghan a donné au magazine le visage que vous lui connaissez, celui qui rit jaune, acerbe et clairvoyant.

En 2011, sortir ce magazine était un pari, fondé sur la conviction que le papier ne serait jamais définitivement supplanté par Internet, sur l’espoir qu’une telle publication trouverait son public et sur l’idée qu’elle était nécessaire au combat d’Acrimed, association qui entend s’exprimer et agir collectivement sur le terrain de la critique des médias. Médiacritiques est l’un des outils militants grâce auxquels nous diffusons et partageons cette critique. Nous le vendons à la criée lors de manifestations, rencontres et fêtes militantes ; des bénévoles le distribuent sur des marchés et le promeuvent auprès des librairies.

Grâce aux salarié-e-s et aux bénévoles de l’association, grâce aux abonné-e-s et à toutes celles et ceux qui nous lisent, Médiacritiques résiste contre vents et marées, persévère depuis huit ans… et ne compte pas en rester là ! Ce numéro 33 marque un nouveau départ, mais sans chamboule-tout : une maquette rafraîchie, des rubriques inédites, l’arrivée de nouveaux dessinateurs, rédacteurs et rédactrices. Bref : le résultat d’un long travail collectif que nous avons la fierté de vous livrer aujourd’hui !


« Où va le journalisme ? » Telle est la vaste question que nous posons dans ce numéro, dont les articles sont, pour la plupart, inédits. Pris en étau entre la prédation des industriels (p. 4) et les attaques à répétition du pouvoir politique (p. 10), de saignées budgétaires en violences policières en passant par une série de lois liberticides, le journalisme et ses conditions d’exercice ne cessent de se dégrader, et la qualité de l’information avec (p. 22).

Une information verrouillée par quelques hauts gradés dominant les hiérarchies éditoriales qui, d’année en année, s’échangent les postes les plus en vue, jouant à qui sera le plus en lumière (p. 18). Une information rompue aux logiques de l’immédiateté et que la dépendance économique vis-à-vis des acteurs du numérique (Google, Facebook, etc.) ne cesse de fragiliser (p. 6). Une information, enfin, où l’enquête et le reportage ont majoritairement cédé leur place à la mode du « décryptage de l’actualité », dont la livraison express est assurée par des journalistes devenus communicants, et des communicants devenus journalistes (p. 34).

Dans ce paysage funeste, la galaxie des médias indépendants et leurs journalistes se battent partout pour remettre l’enquête sur le devant de la scène (p. 38). Un combat pour le droit d’être informé qui leur vaut, souvent, les aboiements des chiens de garde traditionnels, reconvertis pour l’occasion en garde-frontières de la profession (p. 29). Alors, que faire ? Si les discussions actuelles autour de la « déontologie » journalistique sont parfois surinvesties, elles ne sont pas inutiles (p. 41).

À condition de ne jamais perdre de vue l’horizon politique pour lequel milite Acrimed depuis plus de vingt ans : celui d’une transformation radicale du paysage médiatique, pour laquelle une large mobilisation sur le terrain des médias est plus que jamais nécessaire !


Et surtout... abonnez-vous !


Ce numéro ne sera pas plus diffusé en kiosques que les précédents. Vous pourrez cependant le trouver dans quelques rares – mais d’autant plus précieuses – librairies, ainsi que sur notre boutique en ligne.

Et surtout, abonnez-vous ! Pour cela, rendez-vous sur notre boutique en ligne, ou remplissez le bulletin en pièce jointe et renvoyez-nous le avec un chèque. Vous pouvez également nous soutenir en adhérant à l’association ou en faisant un don.


- Lubrizol : « Les Informés » s’étonnent… du doute qui gagne la population (04/10) - Requiem pour la crédibilité de la parole publique, par France Info.

- Actualité des médias : propriétaires de médias et GAFA à la manœuvre, promotion médiatique de l’islamophobie... (03/10) – Du côté des programmes, des informations et des entreprises médiatiques.

- Chirac partout, Lubrizol nulle part (01/10) – Rouen brûle et les médias regardent ailleurs.

- Dessine-moi les médias : la concentration dans tous ses états (26/09) – Médias français, le grand Monopoly, par Mathieu Colloghan

- « Le 24 septembre, pour une rentrée offensive » (SNJ-CGT) (23/09) – Un appel à dire stop à la dégradation considérable du métier de journaliste.

- Une rentrée en fanfare… grâce à votre soutien ! (21/09) – Nos seules ressources financières : votre soutien.

- Médias et élections présidentielles, par Mathias Reymond (vidéo) (18/09) – Présentation et débat autour du livre « Au nom de la démocratie, votez bien ! »

- Apologies médiatiques : Bienvenue chez Moix (16/09) – Passe-droits et connivences dans le landerneau médiatique.

- Salaires des profs : le grand n’importe quoi médiatique (13/09) – Retour sur un cas exemplaire d’instrumentalisation de chiffres « officiels »

- L’ode au « pragmatisme », dans les médias dominants US (12/09) – Vous avez dit pragmatisme ?

- « Les Informés » (France Info) : le triomphe de la communication en huis-clos (11/09) – Journalisme et communication : deux métiers interchangeables ?


- Eric Zemmour et la haine télévisée (LeMonde.fr, 01/10) - « M. Zemmour, condamné pour « incitation à la haine raciale » pérore dans plusieurs médias dont Le Figaro et Paris Première. Mais samedi, il a eu droit à trente-deux minutes de haine sans contradicteur en direct sur la chaîne LCI, filiale de TF1 et propriété du groupe Bouygues. C’est une infamie. »

- Il faut remercier LCI pour la diffusion du discours d’Éric Zemmour (Slate.fr, 03/10) - « Le discours à Marion Maréchal et ses amis, flattant son orgueil, a permis à Zemmour de donner sa pleine mesure. Et par LCI, nous n’en avons pas manqué une miette. Après cela, on ne peut plus faire semblant. »

- Haro sur Greta Thunberg, la démoniaque vestale hitléro-maoïste (Télérama.fr, 25/09) - « Le lendemain matin, mardi, c’est au tour de Christophe Barbier de répondre à la question vitale : "Greta Thunberg en fait-elle trop ?" "Oui ! Il y a un malaise au bout d’un moment." Ça y est, Christophe Barbier fait aussi un malaise. »

- France Inter s’inquiète pour les milliardaires ! (Montage vidéo de Là-bas si j’y suis, 09/09) - « Oui, en septembre 2019 sur France Inter, un gentil keynésien modéré comme Thomas Piketty peut être soupçonné de vouloir "éradiquer", "spolier", ou "confisquer" l’argent honorablement gagné par les plus riches. Vous n’avez pas honte, Thomas Piketty ? »

- Le discret business du propriétaire de Valeurs actuelles, l’hebdo de référence de l’ultra-droite (Bastamag, 30/09) - « Le magazine Valeurs actuelles suscite régulièrement la controverse par ses unes ultra-réactionnaires, louant la France chrétienne, Eric Zemmour ou les droites extrêmes européennes, stigmatisant en vrac les migrants, l’islam, le féminisme, les fonctionnaires ou l’écologie. Mais au fait, qui est son propriétaire et avec qui fait-il des affaires ? »

- Reworld : « Le but est de virer le plus de journalistes possible » (Libération.fr, 20/09) - « Un directeur de rédaction sur le départ, refusant d’être rebaptisé « directeur de marque » dans la galaxie Reworld et qui ne veut pas être cité : "Leur vocabulaire, c’est ça. Marques, produits, contenus, diversification, e-commerce… Je pars pour des questions de valeur. Leur monde n’est pas le mien." »

 

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