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« Jeudi d’Acrimed », 16 juin 2011 : « Le journalisme d’investigation », avec Denis Robert

On en parle beaucoup, on le pratique peu. Il porte un costume d’apparat, mais qui dissimule souvent des loques et des hardes. Qui est-ce ? « Le journalisme d’investigation ». Pour le présenter et le mettre en débat, Acrimed a invité Denis Robert, non pour parler de son enquête sur Clearstream, mais à la lumière de celle-ci, des variétés, des modalités et de difficultés dudit journalisme d’investigation.

« Jeudi d’Acrimed »
jeudi 16 juin 2011, à 19 heures,
à la Bourse du travail de Paris
3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e</center

Avec Denis Robert, auteur notamment de Révélation$ (2001), La Boîte noire (2002), Clearstream, l’enquête (2006) et de Tout Clearstream (éd. Les Arènes, 2011).

Denis Robert a été « blanchi pour avoir dit que Clearstream blanchissait » [1] par arrêt de la Cour de cassation du 3 février 2011. Lire ici même : « Dix ans et toutes mes dents », par Denis Robert. Et voir : une vidéo mise en ligne par des libraires



En guise de présentation du débat

Qu’est-ce que le journalisme d’investigation ? Sous cette dénomination, on se contente souvent de ranger un journalisme de révélation qui se borne généralement à porter à la connaissance du public, après les avoir en principe vérifiés et recoupés, des documents secrets ou discrets, transmis par des sources diverses. Le Canard enchaîné multiplie ces révélations, comme l’a fait Le Monde sous le règne d’Edwy Plenel ou comme Wikileaks permet de le faire à grande échelle aujourd’hui. Ou encore comme Médiapart le cultive, ainsi qu’on a pu le vérifier avec la publication d’enregistrements dans « l’affaire Bettencourt » ou « l’affaire des quotas ». Le journalisme d’investigation proprement dit, même quand il repose sur des révélations ou cherche à percer des secrets en se fondant sur les documents qui les attestent, repose sur une enquête autonome qui multiplie les entretiens, cherche les documents et les croise. Encore ce journalisme d’enquête vise-t-il le plus souvent à percer des secrets politiques, économiques ou judiciaires. Il est plus rarement un journalisme d’enquête sociale que l’on ne peut pas placer sur le même plan que les précédents. Ces variétés se recoupent, certes. Mais quels sont leurs mérites et leurs limites respectifs ? Quelles en sont les contraintes déontologiques et les modalités pratiques ? [H.M]

 

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Notes

[1Pour reprendre le titre d’un article Rue 89.

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