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Gilets jaunes : Hé oh, Le Parisien, on se calme ?

C’est en chiens de garde exemplaires que se sont comportés les haut-gradés de la rédaction du Parisien depuis le début du mouvement des gilets jaunes [1]. Après une revue de Unes d’un peu plus d’un mois, le quotidien de Bernard Arnault est déclaré grand vainqueur du bingo de la démobilisation sociale. Avec, à la clé, des prix dans de nombreuses catégories…


Meilleurs décors anxiogènes :

25/11/2018
2/12/2018
7/12/2018
8/12/2018

Meilleur porte-parole de la préfecture :

9/12/2018
15/12/2018

Meilleur partenaire social :

25/11/2018
4/12/2018
26/11/2018

Meilleur ORL :

28/11/2018

Meilleur ventriloque :

5/12/2018
10/12/2018
11/12/2018

Meilleur enquêteur :

18/12/2018
13/12/2018
8/12/2018

Meilleur prophète (de malheur) :

16/12/2018
17/12/2018
19/11/2018
18/11/2018
21/11/2018
24/11/2018

Meilleur assureur tout risque :

19/12/2018
21/12/2018
8/12/2018

Meilleur soutien psychologique du quartier de l’Étoile :


3/12/2018
13/12/2018
30/11/2018
11/12/2018
27/11/2018
4/12/2018
10/12/2018


Rideau !


***


Notre question en titre s’adresse donc aux rédacteurs en chef du Parisien, en écho à l’injonction mémorable que ces derniers avait faite aux manifestants contre la « Loi Travail » (en Une de leur édition du 27 mai 2016), et qui se résumait en ces quelques mots doux :



Il est vrai que Le Parisien nous a habitués à un traitement parfaitement équilibré des mouvements sociaux [2], et à des couvertures reflétant tout le meilleur du journalisme politique. En ce sens, son traitement actuel du mouvement des gilets jaunes n’a rien de surprenant. Cependant, mises bout à bout, les nombreuses Unes que le quotidien lui consacre en disent long sur la partialité, l’absence de pluralisme et le degré de suivisme vis-à-vis du gouvernement et de la police qui animent toute bonne presse dominante, obéissant – calmement (ou non) – aux ordres.


Pauline Perrenot


Annexe : montage de unes du Parisien pendant la Loi Travail 2016


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