Accueil > Critiques > (...) > Le Monde persévère... (2002-2004)

Zuccarelli : " c’est Le Monde qui m’a viré du ministère "

par Patrick Lemaire,

Interrogé par VSD (23/10/03), Emile Zuccarelli, ancien ministre de la Fonction publique dans le gouvernement Jospin, et élu corse opposé au projet Jospin pour l’île (les " Accords de Matignon "), s’en prend au Monde [1].

" Pourquoi Emile Zuccarelli n’est-il jamais interviewé dans le journal Le Monde ?
- Je suis en profond désaccord avec la direction de ce quotidien et notamment avec Jean-Marie Colombani, qui est lui-même corse.
Que lui reprochez-vous ?
- De s’être comporté en militant plus qu’en journaliste pour défendre les accords de Matignon. Il y a aussi le fait que Le Monde ouvre très largement ses colonnes aux nationalistes, au mépris de toute déontologie. Mais il y a pire.
Que voulez-vous dire ?
- Quand j’étais ministre, c’est Le Monde qui m’a viré ! Et ce n’est pas une formule : les dirigeants du Monde ont réclamé ma tête de ministre à Jospin... et ils l’ont eue. J’ai été remercié en mars 2000 après trois années passées au ministère de la Fonction publique.
C’est vrai que Lionel Jospin vous a "démissionné" en deux minutes ?
- Oui, par téléphone. Viré comme un malpropre. Le Monde venait d’écrire qu’un remaniement s’imposait si tous les membres du gouvernement ne soutenaient pas les accords de Matignon. "

 

Acrimed est une association qui tient à son indépendance. Nous ne recourons ni à la publicité ni aux subventions. Vous pouvez nous soutenir en faisant un don ou en adhérant à l’association.

Notes

[1Information signalée dans L’actualité des médias n°12 (note d’Acrimed).

A la une

Filmographie - Des documentaires sur les médias et le journalisme (8) : de P à Q

Plus précisément : de « Le Pacte fragile » à « Qui sème la misère récolte la rage ».

Incendie de Notre-Dame : quand France Info balayait d’un revers de main le danger lié au plomb

En plus de sa rubrique « Vrai ou fake » dédiée au fact-checking, certains articles disponibles sur le site web de France Info ressemblent à s’y méprendre à de la « vérification des faits » : sélection (...)