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France 24 et RFI cautionnent de révoltants paris (SNJ)

Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ (Acrimed)

Dernière trouvaille de la chaîne de télévision France 24 que préside Alain de Pouzilhac : les internautes sont invités à parier sur l’issue du procès de Véronique Courjault (affaire des bébés congelés) via le réseau Facebook. Sera-t-elle acquittée ? Fera-t-elle de la prison ferme ?

A ce stade, le pari n’est plus stupide. Il est révoltant. Les logos de France 24 et de RFI sont bien en évidence sur la page, ainsi, curieusement, que celui de la Croix Rouge Internationale à qui l’on n’a probablement pas demandé son avis.

Patrons aimant assumer avec ostentation tous les attributs du pouvoir, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent ne peuvent se défausser sur d’autres de la responsabilité de cette initiative dont le mauvais goût le dispute à la stupidité.

Devant l’émotion des salariés de RFI et de France 24, qui ne veulent pas que le nom de leurs entreprises soit entaché par ces pratiques relevant du racolage, les pages en question ont été promptement retirées dans les heures suivantes. La question de fond, elle, demeure.

Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, rappelle aux dirigeants de l’Audiovisuel extérieur, Alain de Pouzilhac (par ailleurs président d’une chaîne de casinos) et Christine Ockrent, que la déontologie n’est pas une option, mais un impératif et que l’on ne dirige pas l’audiovisuel extérieur de la France comme une salle de jeu.

Il leur rappelle aussi que les salariés de RFI sont en grève depuis cinq semaines pour la défense de leur entreprise, de leurs emplois et de leurs valeurs.

Paris, le 10 juin 2009

 

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