Ce n’est, finalement, qu’une expression parmi d’autres de la coproduction lepĂ©no-mĂ©diatique d’un RN « dĂ©diabolisĂ© ». Mais quelle expression… En l’espèce : un angle « art de vivre » offert sur un plateau au dĂ©putĂ© europĂ©en RN. En entrĂ©e :
Risotto, osso-buco, spaghettis carbonara, tiramisu… Jordan Bardella connaĂ®t « ses » recettes sur le bout des doigts. Cuisiner est un de ses passe-temps favoris, et le jeune dĂ©putĂ© europĂ©en du Rassemblement national peut rester trois heures s’il le faut devant ses fourneaux, afin de concocter un repas « digne de ce nom » Ă ses parents ou Ă sa « bien-aimĂ©e » Nolwenn, fine cuisinière elle aussi.
Puis le plat :
Pendant les deux mois de confinement, qu’il a passés seul, à son grand désespoir, dans son domicile des Hauts-deSeine [sic], le deuxième vice-président du parti lepéniste, qui aura 25 ans en septembre, s’est passionné pour les posts sur Instagram de Simone Zanoni, qui officie au George – une étoile au Guide Michelin –, un des restaurants de l’hôtel Four Seasons George V à Paris.
Et pour conclure (on vous épargne le fromage), un petit dessert :
La cuisine – et les breuvages qui l’accompagnent – est pour Jordan Bardella un moment de grande convivialitĂ©. Avec ses amis (comme David Rachline, le maire RN de FrĂ©jus), il fait rĂ©gulièrement la tournĂ©e des caves afin de dĂ©nicher le « petit vin parfait » qui s’accordera Ă leur repas. Il a rĂ©cemment visitĂ© les vignobles de Châteauneuf-du-Pape, dans le Vaucluse, et voue un vĂ©ritable culte Ă ce nectar aux treize cĂ©pages qu’il marie en gĂ©nĂ©ral Ă un petit pecorino au poivre ou Ă la truffe. Bon vivant, fin gourmet (« Je ne rĂ©siste pas aux pâtes all’amatriciana »), il avoue ne pas avoir de problème de ligne pour le moment. « Il paraĂ®t que le corps se dĂ©règle Ă partir de 30 ans, je serai vigilant. Pas question de devenir gros ! » jure ce grand sportif qui, dès qu’il le peut, chausse ses baskets pour s’en aller courir le long des rues ou des sentiers lorsqu’il est en vacances.
Une nouvelle démonstration, s’il en fallait, que Paris Match ne lésine pas sur la brosse à reluire – même avec l’extrême droite.
Maxime Friot