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EN BREF

Lu sur l’Express.fr : popularité sondagière de Valls et Hollande à la fois en hausse et en baisse

par Henri Maler,

Prodiges et vertiges de la sondagite.

1er septembre 2016 : dure journée pour les préposés à l’entretien du site de L’Express.

Dès 8 h 20 du matin, c’est toutes affaires cessantes qu’il leur a fallu annoncer (avec l’AFP) la baisse de popularité de Valls et Hollande.



Et à 14 h29, les dits préposés (les mêmes ou d’autres), se sont employés à annoncer (avec l’AFP, toujours) la… hausse de popularité de Valls et Hollande.



On relèvera la sobriété du commentaire : « Les sondages se suivent et ne se ressemblent pas. En baisse de popularité dans un sondage YouGov publié ce jeudi, François Hollande et Manuel Valls enregistrent une nette embellie début septembre, avec une hausse de leur cote de popularité de cinq points, selon une enquête TNS Sofres-OnePoint. »

Risquons, brièvement, le nôtre. La sondomanie est une maladie du journalisme. À l’approche d’élections, souvent longtemps avant elles, et parfois même longtemps après, l’épidémie repart. Elle est d’autant plus pernicieuse que ce n’est pas seulement la validité scientifique des sondages qui est en cause, mais aussi et peut-être surtout leur portée démocratique.

Cela, nous n’avons cessé de le dire et nous l’expliquerons encore [1]. Mais remercions, pour une fois, les instituts, l’AFP et L’Express.fr de nous avoir donné une parfaite et risible illustration de la quasi-vacuité de ces « baromètres » qui permettent à la plupart des journalistes politiques de faire le plein de commentaires stériles.


Henri Maler

 

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