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Libération et les ambitions du groupe Bolloré

par Daniel Sauvaget,

La direction de Libération a démenti officiellement le 5 novembre que des « négociations » (attention au choix des mots) étaient en cours avec le groupe industriel et financier dirigé par Vincent Bolloré. Mais...

Mais le 16 novembre 2004, en Italie où le mènent des intérêts financiers croissants, Vincent Bolloré confirmait au quotidien économique Il Sole 24 Ore que Libération l’intéresse « en premier lieu parce que c’est un des trois titres qui comptent avec Le Monde et Le Figaro. En deuxième lieu car c’est un journal indépendant et nous le sommes aussi. ». On appréciera particulièrement le choix des mots (une fois encore...) et l’invocation de « l’indépendance »...

Rapportés le 17 novembre notamment dans La Tribune, Le Monde, Le Figaro, ces propos sont complétés d’une déclaration à l’AFP, le 16, de la Société Civile des Personnels de Libération qui fait état d’une première prise de contact, « sans enjeu concret, où chacun a dit qu’il était » (La Tribune, 17 novembre 2004). Les choses progressent, donc.

Dans le journal italien, Bolloré confirme qu’il est possible de « conclure un accord industriel intéressant (sic) », qui permette « des synergies intéressantes avec les radios et chaînes télévisées du groupe ».

Ainsi progresse et s’affirme le pôle communication en construction au sein du groupe Bolloré, nouveau conquérant « industriel » des médias après Lagardère, Arnault, Dassault, Seiliière et autres Bouygues...

Daniel Sauvaget

- Voir : « Vincent Bolloré : l’ex-roi du papier à cigarettes nouvel empereur des médias ?

 

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