Portrait ? Le démontage de José Bové
… Aventure et mésaventures du « bon client »
Alors porte-parole légitime de la Confédération paysanne, José Bové s’est fait connaître à partir de 1999 avec le « démontage » du McDonald’s de Millau, puis par sa participation à diverses actions contre les OGM. Nombre de médias, en quête de « bons clients », ont alors contribué à construire une personnage médiatique. Mais la personnalisation médiatique, surtout quand rien, bien au contraire, ne vient la contrecarrer a un coût politique, mais également un coût médiatique. À partir de 2002, le vent à commencé à tourner et plusieurs médias, après avoir contribué à la construction du personnage médiatique, ont entrepris son « démontage », notamment à l’occasion des procès intentés contre lui et quelques autres, beaucoup moins médiatisés.
La notoriété médiatique de José Bové a-t-elle toujours servi les causes qu’il a défendues ? La recherche sans frein d’une personnalisation médiatique est-elle toujours souhaitable et efficace ? A travers l’exemple de José Bové (qui dépasse sa seule personne), c’est cette question que nous soulevons avec insistance : comment se servir des médias dominants sans leur être asservis ?
Nos articles
Qui ? Renaud Donnedieu de Vabres soupçonné par la justice de blanchiment de fonds d’origine illicite.
Yves Thréard, directeur-adjoint de la rédaction, s’indigne et s’étrangle.
Un procès qu’il devrait gagner sans problème,mais dont personne ou presque n’a parlé.
Dans le supplément TV du NouvelObs n°475, le journaliste Fabien Gruhier vante les mérites d’une soirée Arte sobrement intitulée "Faut-il avoir (…)
Sur RFI, Geneviève Goëtzinger prône "l’impunité zéro" contre le "mauvais combat" de José Bové.
Les grands médias ne donnent jamais rien aux contestataires. Ou jamais très longtemps.
Décryptage d’un reportage d’Eric Lehnich : " José Bové, enquête de personnalité ", Canal +, octobre 2002.