Vendredi 9 novembre 2002. Journal de 20 heures de France 2. Présentation de Béatrice Schoenberg.
Après la prĂ©sentation du vote de la rĂ©solution sur l’Irak par le Conseil de SĂ©curitĂ© des nations unies, un reportage sur les rĂ©actions Ă Bagdad, annoncĂ© ainsi : " Dans les mosquĂ©es de la ville, les imams lancent des appels Ă la guerre Sainte contre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ". Qu’importe si rien dans le reportage qui suit ne vient conforter cette affirmation, BĂ©atrice Schoenberg est dĂ©jĂ passĂ©e Ă l’information suivante : la prĂ©sentation du calendrier prĂ©vu par la rĂ©solution de l’ONU.
Suit alors cet enchaĂ®nement d’une perspicacitĂ© consternante : " Ceci nous amène [sic] aux interpellations effectuĂ©es en France ces derniers jours. " De quoi s’agit-il ? Des arrestations liĂ©es Ă l’attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie dont - prĂ©cise BĂ©atrice Schonberg - Sarkozy affirme qu’elles sont liĂ©es Ă El Qaida.
Quel rapport entre l’Irak et ces interpellations ? Aucun. Mais ce ceci nous a amenĂ© Ă cela…
Un bien bel amalgame de proximité, discrètement assumé.
Et comme un " sujet " en " amène " un autre, BĂ©atrice Schoenberg peut alors allègrement enchaĂ®ner sur les menaces d’attentats terroristes Ă Londres, puis sur les Ă©trangers sans papiers qui se rĂ©fugient Ă Calais.
Un bien bel amalgame par contiguïté, innocemment constitué.