‹ Retour à l'accueil

"Les petits soldats du journalisme"

Les Inrocks surveillent nos fréquentations

Sylvain Bourmeau termine un compte rendu du livre de François Ruffin Les petits soldats du journalismes, (éditions les Arènes), par ce trait :

« On aurait juste aimé que Ruffin multiplie les analyses subtiles de ce genre et se départe davantage des méthodes Halimi, son témoignage aurait gagné en crédibilité. Il serait toutefois dommage qu’à cause de ses mauvaises fréquentations, on ne le lise pas. »

Ainsi, les incorruptibles surveillent nos fréquentations.

François Ruffin commente, dans son carnet de bord :

Mercredi 5 février 2003

Règlement de comptes à OK-Inrocks

Sylvain Bourmeau publie un long papier (une page) dans les Inrockuptibles. Manifestement, il a lu (et compris) le bouquin. C’est déjà énorme.

Il conclut, néanmoins, sur une étrange pique : « On aurait juste aimé que Ruffin multiplie les analyses subtiles de ce genre et se départe davantage des méthodes Halimi, son témoignage aurait gagné en crédibilité. Il serait toutefois dommage qu’à cause de ses mauvaises fréquentations, on ne le lise pas. »

J’ignore quelles « méthodes Halimi » j’ai employé : mon ton ne ressemble guère aux Nouveaux Chiens de garde [1], je me prive des attaques ad hominem, je n’ai pratiqué aucun enregistrement télévisuel. Et le rédacteur en chef adjoint des Inrocks ne m’offre aucun exemple qui me mettrait sur la piste. Que vient donc faire cette remarque ?

Premier indice : en fin d’ouvrage, je remercie Serge Halimi (parmi d’autres) pour sa générosité. Second indice : un papier, à partir de mon bouquin, est paru en décembre dans PLPL [2]. Troisième indice, ce journal incisif a déjà allumé Bourmeau et son mensuel [3] Me percevant comme un Halimi’s boy, et sans aucun rapport avec le schmilblick, il en profite donc pour régler ses comptes. Merci Sylvain, également, de surveiller mes « fréquentations », mais j’ai déjà une maman.

De là à conclure, avec Josyane Savigneau (tsarine du Monde des Livres), que S.B. serait un « parfait crétin » (Petit Déjeuner chez Tyrannie, Eric Naulleau, p. 74 [4]), je ne me prononcerai pas.

François Ruffin

Notre association

Acrimed, observatoire des médias

Acrimed (Action-Critique-Médias) est une association d'intérêt général à but non lucratif, fondée en 1996. Observatoire des médias né du mouvement social de 1995, Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendante, radicale et intransigeante.

Qui sommes-nous ?

Pour qu'un autre monde soit possible, d'autres médias sont nécessaires !

Acrimed est une association qui tient à son indépendance. Nous ne recourons ni à la publicité ni aux subventions. Vous pouvez nous soutenir en faisant un don ou en adhérant à l'association.