Mercredi 5 mars [1], pour dĂ©mentir que Le Monde avait censurĂ© son mĂ©diateur, Pierre Georges, directeur adjoint de la rĂ©daction, assĂ©nait : " Permettez-moi d’ajouter, et la chronique de Daniel Schneidermann dans le dernier radio-tĂ©lĂ©vision samedi l’a prouvĂ©, que la censure n’existe pas " [2]
La chronique suivante de Daniel Schneidermann n’a pas connu le mĂŞme sort. Vendredi 7 mars, le site du Nouvel Observateur rĂ©vèle que le texte de la chronique parue ce jour-lĂ (Le Monde datĂ© 8 mars) " a Ă©tĂ© modifiĂ© Ă la demande de la rĂ©daction en chef. Après nĂ©gociation, un bon tiers du texte consacrĂ© aux rapports d’Edwy Plenel et de Bernard Deleplace, ancien prĂ©sident de la Fasp, a en effet Ă©tĂ© remplacĂ© par un dĂ©veloppement consacrĂ© aux rĂ©pliques rĂ©cemment formulĂ©es par les patrons du Monde ".
Le site du Nouvel Obs est mĂŞme parvenu Ă obtenir la version initiale du texte ! Un petit " scoop ".
Curieusement, cette page du site du Nouvel Obs, malgrĂ© le prĂ©fixe " Exclusif " au dĂ©but du texte, n’est pas titrĂ©e " Schneidermann censurĂ© ", mais " Schneidermann persiste " [3].
Le Monde est actionnaire du Nouvel Obs, il est prévu que leurs liens se renforcent dans les prochains mois [4].
Lire l’article du Nouvel Obs et la chronique de Daniel Schneidermann avant " caviardage ".