Acte II : comment neutraliser tout sujet de discussion
Christian Florentin : Bonsoir.
Lebrun : Est-ce que je pourrais vous demander, parce que je voudrais qu’on commence par lĂ avant d’aborder les thèmes - la place de la musique la place de la fiction, la place de l’information, la place des journalistes, que sais-je ? - je voudrais qu’on commence par un examen avec vous des origines d’Ă©coute et des pratiques d’Ă©coute de France Culture. Je peux vous demander depuis quand et comment vous Ă©coutez France Culture Ă Nancy Christian Florentin ?
C.F. travaille dans un centre de tri postal où il écoute France Culture depuis 10 ans.
– L’option de Jean Lebrun permet de dĂ©placer le " dĂ©bat " de la critique de France Culture nouvelle mouture Ă l’apologie du France Culture historique. En interrogeant les auditeurs sur leur mode d’Ă©coute de la radio, il recueille essentiellement des propos flatteurs sur l’originalitĂ© et la caractère indispensable de France Culture. Le premier auditeur semble percevoir la chausse-trappe : " je ne parle pas de passĂ©, je prĂ©fĂ©rerais qu’on parle d’avenir ce soir ".
Lebrun : Alors on a aussi trouvé grâce au courrier de tout nouveaux auditeurs qui ne sont pas nécessairement les plus jeunes, Jacques et Claudine Namèche [?].
Insert d’une interview des susdits auditeurs, qui auraient dĂ©couvert cette radio " suite Ă la nomination de Laure Adler Ă la tĂŞte de France Culture. Ca nous a donnĂ© l’envie, parce que on apprĂ©cie sa personnalitĂ©. Ca nous a donnĂ© envie d’Ă©couter France Culture. " C’est aussi le cĂ´tĂ© " accessible tout de suite " qui aurait sĂ©duit ces auditeurs.
– Ces " nouveaux auditeurs " viennent Ă point nommĂ© pour faire l’Ă©loge de la nouvelle grille et de Laure Adler. Leur intervention est une autre façon de dĂ©samorcer toute discussion : au lieu de dire en quoi les nouveaux programmes font problèmes, on invoque Ă l’encontre des mĂ©contents, une opinion favorable. C’est opposer une opinion contre une opinion. Et comme une opinion en vaut bien une autre…Autre avantage des " nouveaux auditeurs " : s’ils sont nouveaux et qu’ils continuent Ă Ă©couter, c’est qu’ils sont satisfaits, alors que les anciens auditeurs peuvent invoquer les qualitĂ©s de la grille prĂ©cĂ©dente et critiquer la nouvelle sur la base des changements objectifs imposĂ©s par la direction. Les " nouveaux " sont obligĂ©s de mettre en avant " l’image " du France Culture traditionnel sans toutefois pouvoir argumenter sur les transformation puisque, avant, ils ne l’Ă©coutaient pas. Ainsi cet auditeur : " France Culture avait pour moi l’image d’une chaĂ®ne rĂ©servĂ©e Ă une certaine Ă©lite culturelle, ce n’est pas notre cas en ce qui nous concerne ".
– On notera que le choix de l’Ă©chantillon en fonction des lettres reçues Ă TĂ©lĂ©rama laisse place Ă une certaine souplesse…
Lebrun : Alors il y a une première question qu’on peut poser, non pas sur telle ou telle Ă©mission : ValĂ©rie Tintio [?] vous ĂŞtes une de nos auditrices du premier cercle. Vous ĂŞtes universitaire, doctorante, science de la gestion. Oui, c’est une première question qu’on pourrait poser : souvent l’auditeur de France Culture a une reprĂ©sentation de lui-mĂŞme qui fait que dans son esprit en tout cas, je ne sais pas si c’est le cas dans la rĂ©alitĂ©, il n’Ă©coute ou il ne veut Ă©couter que France Culture. LĂ on a de nouveaux auditeurs qui disent qu’ils sont venus par le hasard des circonstances, comme beaucoup de nouveaux auditeurs sont venus Ă cause de la libĂ©ration de la grille modulation de frĂ©quence dans les annĂ©es 80. Vous-mĂŞme, vous Ă©coutez plusieurs radios ? Vous vous avouez Ă©coutant plusieurs radios ?
Elle " avoue humblement " Ă©couter RFI et BFM " tout info-tout Ă©co ". Elle a dĂ©couvert France Culture il y a 10 ans. Elle insiste sur le fait qu’elle " n’avait pas eu un parcours qui [lui] permettait avant d’y accĂ©der "
Lebrun : Il y a un point commun entre nous autres producteurs et vous autres auditeurs : les producteurs se disent : " on ne travaille pas dans un mĂ©dia ; on ne voudrait pas travailler ailleurs ; on est dans quelques chose qui est une radio-exception " et les auditeurs ont aussi le sentiment d’une radio-exception. Alors Olivier Villassa [?]. Alors comment m’avez-vous Ă©crit ou avez-vous Ă©crit Ă la direction de France Culture, je ne sais plus si c’Ă©tait une lettre personnalisĂ©es Ă l’attention de Mme Adler ou de M. Lebrun.
– Le dialogue qui suit illustre assez bien la dissymĂ©trie de la relation entre Jean Lebrun et l’auditeur : d’un cĂ´tĂ© un producteur malin, qui a l’habitude du micro depuis très longtemps, pose les questions, sait plaisanter pour que la conversation reste superficielle ; de l’autre un auditeur qui se trouve propulsĂ© devant un micro et, d’abord dĂ©sorientĂ©, s’embarque dans un tĂ©moignage personnel. Le rĂ©sultat est que l’on ne parle toujours pas de la nouvelle grille et des raisons de son rejet par de très nombreux auditeurs.
Olivier Villassa : C’Ă©tait une lettre personnalisĂ©e Ă l’attention de M. Lebrun.
Lebrun : Ah oui, vous disiez : Cher Jean, je suis un anonyme. Mais on ne se connaît pas ! Pourquoi dites-vous chez Jean ?
Olivier Villassa : Cher Jean… heu… ben parce que je vais pas vous appeler Paul. Je sais pas, moi. Ca me paraĂ®t quand mĂŞme logique. [La rĂ©plique est saluĂ©e par un bref moment d’hilaritĂ© dans la salle]
Jean Lebrun : Alors il paraĂ®t que vous ĂŞtes un peu âgĂ© pour ĂŞtre l’auditeur idĂ©al, parce qu’il y aurait un auditeur type qu’on voudrait conquĂ©rir maintenant. Vous ĂŞtes un peu vieux, vous.
Olivier Villassa raconte qu’il Ă©coute France Culture depuis 10 ans (il en a 27). Lebrun lui fait dire qu’il est Ă©tudiant et " cyberbranchĂ© ". Jugeant cela " pas important ", O. Villassa explique : " il n’y a pas d’auditeur type Ă France Culture, il y a que soi-mĂŞme face Ă France Culture. Il y a peut-ĂŞtre beaucoup d’Ă©tudiants cyberbranchĂ©s, etc. qui Ă©coutent France Culture, mais dans toute la masse des Ă©tudiants, il y en a peu finalement. Je pense qu’on est une population quantitativement trop faible pour tirer des conclusions hâtives "
Lebrun : Mais quand un producteur s’adresse Ă vous, vous avez l’impression qu’il s’adresse Ă la cible des 27 ans cyberbranchĂ©s, ou vous avez l’impression que c’est quelqu’un qui est un peu Ă cĂ´tĂ© de vous et qui s’adresse Ă vous tout seul.
– Lebrun pose une question à laquelle son interlocuteur a déjà répondu quelques secondes auparavant.
L’auditeur dĂ©veloppe un discours très passionnĂ© : " France Culture, c’est la voie de ma conscience. C’est quelque chose d’intime. […] " par lequel il entend montrer l’importance que tient cette radio dans sa vie. Ces Ă©loges du passĂ© formulĂ©es au prĂ©sent seront ensuite capitalisĂ©s par Lebrun. Autre thème dĂ©veloppĂ© par cet auditeur :
Olivier Villassa : j’aimerais qu’il n’y ait pas autant d’appels aux auditeurs Ă France Culture. Parce que ça me montre que je ne suis plus tout seul. [rires] Je crois que c’est ça finalement le problème. Je crois que le problème de cette annĂ©e, c’est pas une question de grille de programme ou d’horaire ; si il y a des problèmes, ils rentrent dans l’ordre tout seuls par le bon sens comme le prouve la nouvelle grille prĂ©vue pour janvier, mais ce qui importe, c’est qu’on reste face Ă France Culture… on a pas besoin de se sentir en famille, en communautĂ©, ça nous fait perdre du temps ; d’entendre des auditeurs. C’est un peu en contradiction, mais il vaut mieux qu’on reste anonymes…on est mĂŞme pas des auditeurs… c’est vraiment une espèce de conscience, une rĂ©flexion permanente France Culture. Je crois que c’est ça : c’est pas une radio comme les autres, c’est pas une radio. C’est une rĂ©flexion permanente.
Lebrun : Ca n’est pas un mĂ©dia.
OV : MĂ©dia… j’en sais rien, moi. Non, moi quand je l’Ă©coute, j’ai vraiment l’impression d’ĂŞtre en train de rĂ©flĂ©chir. J’entends pas une radio : je n’entends pas, j’Ă©coute et je rĂ©flĂ©chis en mĂŞme temps.
Lebrun : Vous rĂ©flĂ©chissez, mais vous pouvez aussi Ă©couter France Culture en vaquant Ă des occupations plus quotidiennes. Je voulais me faire l’Ă©cho d’une chronique qu’Ă Pot au Feu nous avons reçu pendant quatre ou cinq semaines, d’une dame, anonyme - vous aimez les auditeurs anonymes Olivier. Cette dame n’a jamais signĂ©. J’ai identifiĂ© par les dĂ©placements qu’elle Ă©voquait qu’elle faisait avec sa famille, notamment avec son mari, Emile, qu’elle Ă©tait du cĂ´tĂ© d’une rĂ©gion qui m’est chère, entre la pointe du Groin et les château de la RouĂ©rie en Bretagne, et ce journal est intĂ©ressant parce qu’il mĂŞle la vie quotidienne, la conduite des enfants Ă l’Ă©cole, l’achat de la brioche vendĂ©enne avec l’Ă©coute de France Culture et notamment du poète prĂ©fĂ©rĂ© de cette dame qui doit ĂŞtre localisable Ă PĂ©rignĂ© [?], Ile et Vilaine, j’ai nommĂ© Jean-Louis Esyne, habitant de Pontault-Combault.
Insert du " journal intime " d’une autre personne pour qui France Culture reprĂ©sente manifestement le seul lien avec la culture. On dirait un publi-reportage.
Lebrun : VoilĂ . De l’Ă©coute poĂ©tique de France Culture. Qui est peut-ĂŞtre un peu de la vĂ´tre. Je m’adresse lĂ Ă un autre des auditeurs que nous avons sĂ©lectionnĂ© pour le premier cercle ce soir au Bouillon Racine. Louis-Bernard Sagella [?]. Vous vous prĂ©sentez ? Vous ĂŞtes plasticien, vous enseignez dans une Ă©cole d’art. 45 ans, beaucoup plus d’Olivier…
L’auditeur explique que lui-aussi, auditeur " organisĂ© ", a envoyĂ© son courrier aux journaux, Ă Adler et Ă Cavada.
Lebrun : Vous avez l’air d’ĂŞtre en doute devant les charmes du direct, parfois, devant les charmes du direct, et en mĂŞme temps, vous citez Picasso. Qu’est-ce qu’il dit, Picasso ?
– Nouvel éloge des " charmes du direct ", alors que la question posée montre que les échanges avec les auditeurs " du premier cercle " ont été soigneusement préparés. Que vient faire Picasso dans cette affaire ? Induire une réponse sur les innovations en cours sur France Culture :
Louis-Bernard Sagella cite Picasso : " Ă quoi bon faire une chose si on sait ce que l’on va faire ", applique cette citation Ă la nouvelle grille.
Puis il demande la tenue de dĂ©bats ininterrompus qui s’arrĂŞteraient " quand il n’y a plus rien Ă dire "
Lebrun : Mais alors là … les hĂ´tes du restaurant oĂą nous sommes sont inquiets parce que si on veut rester après la fin de l’antenne… Alors, j’aimerais que vous nous parliez au delĂ de cette proposition du sentiment de la mesure du temps que vous avez quand vous Ă©coutez France Culture. Pour ĂŞtre dans la ligne de la dame de PĂ©rignĂ©.
– La " ligne " de la dame de PĂ©rignĂ© se confond Ă©trangement avec la " ligne " que Jean Lebrun entend suivre dans l’Ă©mission.
L’auditeur explique sa " pratique " de France Culture et conclut en estimant que la nouvelle direction n’a jamais rĂ©ellement Ă©coutĂ© la radio. Salve nourrie d’applaudissements.
Lebrun : Vous ĂŞtes très applaudi et moi-mĂŞme je fait amende honorable comme je l’ai fait devant M. Parrot [?], ici prĂ©sent, qui interviendra tout Ă l’heure ; il me dĂ©signait du doigt - pas Laure Adler, hein, qui ne dit rien, qui ne va rien dire avant 19 heures telle que je la connais. Elle peut parfois ĂŞtre impĂ©rieuse et souvent silencieuse.
– L’allusion Ă M. Parrot concerne un auditeur prĂ©sent dans la salle, qui conteste la nouvelle orientation de la chaĂ®ne, et qui … ne pourra pas prendre la parole. Quant Ă Laure Adler, elle " ne va rien dire avant 19 heures telle que je la connais " : la suite montre que cette intervention tardive Ă©tait prĂ©vue " Ă son heure ". La flagornerie ne parvient pas Ă dissimuler qu’il s’agit de mettre Laure Adler dans la position de l’Ă©couteuse. Par les thèmes choisis, on Ă©lude toute mise en question ; par la place accordĂ©e Ă Laure Adler, on Ă©vite les rĂ©ponses…
Laure Adler : Je sais écouter.
Lebrun : Donc comme François Parrot me dĂ©signait du doigt : " vous n’Ă©coutez pas France Culture ! ". C’est le cas aussi - je fait amende honorable - des producteurs.
L’auditeur en question proteste, explique qu’il a envoyĂ© un courrier
Lebrun : Les producteurs n’Ă©coutent pas et ne rĂ©pondent pas non plus. Alors pour essayer d’abonder dans votre sens, et avant de redonner la parole aux gens qui sont dans la salle et notamment Ă ceux du premier cercle, vois le tĂ©moignage d’une couturière de Vincennes. Vous savez, on avait Ă Cinq colonnes Ă la Une la rĂ©fĂ©rence Ă la mercière de PĂ©rigueux, alors voici la couturière de Vincennes, appelons-la par son vrai nom, Evelyne Lalba [?]
Insert tĂ©moignage sur les " pratiques d’Ă©coute ". L’auditrice prĂ©cise qu’elle n’a pas fait de longues Ă©tudes.
Lebrun : Alors ceux qui sont nostalgiques d’anciennes grilles noteront l’imparfait mais, Christian Florentin, vous Ă©coutez, vous, avec un balladeur au travail au centre de tri postal Ă Nancy ?
Intervention de C. F.
Lebrun : Monsieur Sagella cite Picasso, vous c’est JuvĂ©nal. Alors expliquez-moi. Je ne me souviens plus de la citation.
Christian Florentin : Il faut rire tout en militant. N’asservis pas la force joyeuse de ton dĂ©sir. C’est un peu pour vous, Jean Lebrun. Je pense que vous militez pour la culture.
Lebrun : Ah non, pour le divertissement aussi. Non mais Comment vous faites la part entre l’universitĂ© permanente Ă laquelle vous aspirez, que rĂ©clament tant et tant d’auditeurs de France Culture et le plaisir, le divertissement et l’ouverture Ă l’imaginaire ?
Christian Florentin développe sa théorie des trois E : émanciper, éduquer, éveiller.
Lebrun : Je note qu’une grille doit avoir un rythme ternaire. Jean-Marie Borzeix disait : " le matin le quotidien, en fin de matinĂ©e, le mensuel, l’après-midi, l’hebdo ". Vous Laure, c’est… ? C’est quoi votre rythme ternaire dĂ©jĂ ?
Laure Adler [ironique] : Comment ? Vous ne l’avez pas appris par cĹ“ur ?
Lebrun [ironique] : Pas du tout, non. Ca ne fait pas partie des obligations des producteurs.
Laure Adler : Oh ! Mais si !
Lebrun : C’est quoi dĂ©jĂ ? E comme Ă©vasion…
Laure Adler : Non…
Lebrun : Alors je ne me souviens plus
Adler : Vous êtes un très mauvais élève.
Lebrun : Ben vous le rappellerez tout Ă l’heure. Quand on vous redonnera la parole, Laure. Et maintenant il y a une dame qui est en face de vous, Laure Adler, Evelyne Vicky qui n’a pas encore parlĂ©. Votre origine d’auditrice de France Culture, Evelyne Wicky ? Vous habitez Paris…
Intervention. Pour elle, France Culture rassemble beaucoup d’autodidactes.
Insert d’une reportage sur un auditeur chauffeur de taxi qui enregistre les Ă©missions, Ă©change les cassettes et n’Ă©coute que France Culture.
– " Quand on vous redonnera la parole, Laure " : où il se confirme que le moment de sa prise de parole est volontairement différé.
Lebrun : Le thème de l’enregistrement est important : on rencontre parfois dans le courrier, Vincent Lemaire, des auditeurs qui enregistrent une Ă©mission de midi et l’Ă©coutent le matin avec les nouvelles de la veille, ravis.
Lemaire parlent des auditeurs qui écoutent en différé.
Lebrun : ce qui pose la question de la demande d’actualitĂ© et de la demande d’informations intemporelles, souvent contradictoires. Philippe Morillon, je ne vous demande pas de faire communautĂ© avec le chauffeur de taxi puisque Olivier nous a expliquĂ© tout Ă l’heure qu’il n’y avait pas de parti de France Culture. Alors vous, vous appartenez en revanche Ă une profession intellectuelle ou artistique… Vous ĂŞtes directeur artistique d’un journal.
Intervention, sur sa " pratique ". Il Ă©coute en permanence et enregistre quand il s’absente.
Lebrun : Vous n’ĂŞtes pas un peu malade, non ? Parce que je me tourne vers un auditeur du deuxième cercle ; vous savez les gens qui rĂ©pondent au tĂ©lĂ©phone ou les gens qui animent France Culture, qui sont des gens normaux puisqu’ils n’Ă©coutent pas beaucoup France Culture, vous l’avez dit. Quand un auditeur comme vous monsieur tĂ©lĂ©phone et dit…
Un auditeur relate le cas d’une de ses connaissances mĂ©contente de la nouvelle grille Ă qui le standard de France Culture avait reprochĂ© sa dĂ©pendance Ă la radio.
A la fin de l’Acte, aucune discussion sur l’oreientation de France Culture n’a Ă©tĂ© esquissĂ©e. C’est un peu long, mais il fallait souffrir pour bĂ©nĂ©ficier de l’Acte III