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Un métier d’avenir, mais précaire : chargé de communication-journaliste

Nous avons reçu le courrier suivant d’un correspondant. Nous le publions sans autres commentaires que les siens (Acrimed)

Bonjour,

Vous parlez avec talent des connivences entre le monde de l’économie et celui de l’information En voici un nouvel exemple, très localisé, mais représentatif. Je l’ai trouvé sur le site de l’APEC (ref. 7104599-5307-6556). Il s’agit d’une annonce de la CCI [Chambre du Commerce et de l’Industrie] du 91 pour recruter un « chargé de communication-journaliste » :

« Organisme consulaire (300 pers) recrute dans le cadre d’un CDD d’un an. Rattaché au service Communication et dans le cadre d’un partenariat avec des médias locaux, vous avez pour mission principale de préparer les sujets à traiter et d’être l’interface avec les médias partenaires, une télévision locale et un hebdomadaire local. Il s’agira de vulgariser l’économie et de promouvoir les entreprises, le territoire et la CCI Essonne. Vous aurez en charge de rédiger des articles sur des sujets à consonance économique. De formation supérieure en communication ou journalisme (CELSA, IEP,CFJ) avec 2 ans d’exp. mini dans la même fonction. La maîtrise parfaite des techniques d’expression écrite et la connaissance de toutes les règles d’écriture journalistique et des styles journalistiques est très appréciable. Y compris l’écriture pour le web. [...] »

Bref, en clair, la CCI tient la plume des journalistes locaux, pour s’assurer qu’ils ne sortent pas des clous. L’achat de quelques pages de pub, et le tour est joué.

Comment, dans ces conditions, le lecteur ou le téléspectateur pourrait-il avoir confiance dans les médias ?

 

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