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Quand le publireportage phagocyte le journalisme

Journalisme et publicitĂ© : des frontières beaucoup trop poreuses.

Depuis plusieurs annĂ©es, les « publireportages » prolifèrent dans les mĂ©dias français, sous diverses appellations : « contenu sponsorisĂ© », « partenariat », « publi-information » ou encore « publicitĂ© native »â€¦ Parfaitement lĂ©gale, la pratique consiste Ă  maquiller un texte publicitaire en article journalistique, en reprenant la mise en forme du mĂ©dia dans lequel cette pub a vocation Ă  paraĂ®tre. Le rĂ©sultat : une publicitĂ© « plus engageante pour le lecteur » et crĂ©dibilisante pour la marque, puisqu’on peut facilement la confondre avec un vĂ©ritable article. Certaines rĂ©dactions poussent mĂŞme le vice jusqu’à confier la rĂ©daction de ces publireportages Ă  leurs propres journalistes.

Ces pratiques, qui brouillent les pistes entre journalisme et publicitĂ©, sont autorisĂ©es en droit français, « Ă  la condition qu’elles soient rendues identifiables par le consommateur », rappelle le Conseil de dĂ©ontologie journalistique et de mĂ©diation (CDJM). C’est pourquoi la plupart des publireportages sont assortis d’une (discrète) mention « La rĂ©daction n’a pas participĂ© Ă  la rĂ©daction de ce contenu », censĂ©e permettre au lecteur de trier le bon grain de l’ivraie. D’un cĂ´tĂ© se trouveraient les « vrais » articles, supposĂ©ment rĂ©digĂ©s par des journalistes hors de toute considĂ©ration commerciale, dans le respect de la dĂ©ontologie [1]. De l’autre, les contenus publirĂ©dactionnels, qui n’auraient aucun lien avec la production journalistique « classique ».

Sauf que la frontière entre « publirĂ©dactionnel » et journalisme est rĂ©gulièrement franchie, et ce depuis des annĂ©es : journalisme « embarquĂ© » au Figaro pour booster les ventes de Rolls-Royce, articles en sĂ©rie dans Le Monde pour appuyer la sortie du dernier iPhone, ou encore ce dossier de L’Obs sur l’épargne et le patrimoine, gavĂ© de rĂ©clames pour des placements financiers. Des publicitĂ©s clandestines maquillĂ©es en article se glissent ainsi dans les journaux, sans que le lecteur en soit averti. Moins scrutĂ©e que la presse nationale, la presse quotidienne rĂ©gionale regorge aussi de sujets de ce type. Article dithyrambique sur les stations de ski l’hiver, les compĂ©titions de trail l’étĂ©, Une Ă©logieuse envers le principal actionnaire du journal, placement de produits… De nombreux articles qui fleurent bon la publicitĂ© dĂ©guisĂ©e, prĂ©sentĂ©s comme du contenu lambda. Ce mĂ©lange des genres interroge : Ă  force de polluer les colonnes des journaux en copiant les codes du journalisme, le publireportage aurait-il fini par infiltrer l’esprit des journalistes eux-mĂŞmes – au point que certains confondent dĂ©sormais leur mĂ©tier avec celui d’annonceur ?


Une avalanche de publireportages déguisés


Pour qui parcourt rĂ©gulièrement les colonnes des mĂ©dias rĂ©gionaux, le constat est sans appel. Du DauphinĂ© LibĂ©rĂ© au Journal de la Haute-Marne, en passant par Les Dernières Nouvelles d’Alsace ou La Provence, on tombe sur des « articles » rĂ©digĂ©s par des journalistes professionnels, mais assimilables Ă  de la publicitĂ©. La mĂ©thode employĂ©e est toujours la mĂŞme : une actualitĂ© commerciale (le lancement d’une marque, d’un produit) ou le retour d’un marronnier (le dĂ©but ou la fin de la saison de ski, l’arrivĂ©e de l’étĂ©) sert de prĂ©texte Ă  placer un « article » dont l’unique but semble ĂŞtre de promouvoir une entreprise, une marque, un produit…

GĂ©nĂ©ralement, les auteurs de ces articles mobilisent uniquement des sources intĂ©ressĂ©es Ă  la promotion du sujet. Par exemple, le directeur d’une station de ski ou d’un office de tourisme, la marque qui commercialise le produit Ă©voquĂ© dans l’article… Ainsi, de cette « actualitĂ© » parue fin aoĂ»t 2025 sur le site du DauphinĂ© LibĂ©rĂ©, consacrĂ©e Ă  la sortie d’un modèle de chaussure de trail de la marque Rossignol. Les personnes interviewĂ©es ? Le PDG de Rossignol, le responsable de la gamme trail, et Martin Fourcade, ancien champion olympique sponsorisĂ© par la marque… Une ribambelle de « sources » qui partagent Ă©videmment le mĂŞme intĂ©rĂŞt commercial. Parfois, le journaliste qui rĂ©dige ce type d’articles s’affranchit mĂŞme des sources, s’appuyant sur son expĂ©rience personnelle – prĂ©sentĂ©e comme impartiale et objective – pour faire la promotion d’un lieu ou d’une activitĂ©. Ainsi, dans un article intitulĂ© « Skier en Italie : partez de Montgenèvre et rejoignez le domaine de la Voie LactĂ©e sans enlever vos skis », le journal La Provence consacre un reportage très Ă©logieux au domaine skiable de Montgenèvre, station huppĂ©e situĂ©e Ă  la frontière franco-italienne. Ici, pas d’interviews, mais une avalanche de chiffres qui semblent tout droit tirĂ©s d’une brochure publicitaire : nombre de pistes, de remontĂ©es mĂ©caniques, pourcentage de pistes « accessibles aux skieurs intermĂ©diaires ». « MĂŞme les jours de grosse affluence, l’attente est limitĂ©e, tout comme le bruit et le stress… » assure le rĂ©dacteur. Qui rappelle que les restaurants d’altitude situĂ©s du cĂ´tĂ© italien, « accessibles en motoneige », restent ouverts tard le soir. Pour enfoncer le clou, le « reportage » est suivi d’une note de bas de page aux airs de rĂ©clame publicitaire, taillĂ©e sur mesure pour les lecteurs du journal : « La station de Montgenèvre se trouve Ă  3h de route d’Aix-en-Provence. Prix du forfait journĂ©e vers la Voie LactĂ©e : 51€. »

Comme on le voit, ces publireportages « dĂ©guisĂ©s » n’évoquent jamais les critiques sociales et environnementales qui pourraient ĂŞtre adressĂ©es Ă  l’industrie, l’entreprise, la marque mise en avant dans l’article. Dans le rĂ©cit sirupeux que fait le rĂ©dacteur de La Provence de son sĂ©jour Ă  Montgenèvre (sans prĂ©ciser s’il a Ă©tĂ© pris en charge par la station de ski), on ne parle pas des problèmes d’enneigement rencontrĂ©s par la station, d’éventuelles controverses liĂ©es Ă  ses activitĂ©s, de la consommation d’énergie requise pour entretenir ce faramineux domaine. Encore moins du contraste entre la libertĂ© de mouvement promise sur le « cinquième domaine skiable d’Europe » aux touristes fortunĂ©s, et la rĂ©alitĂ© vĂ©cue par les milliers d’exilĂ©s qui tentent chaque annĂ©e de franchir la frontière franco-italienne par ces mĂŞmes crĂŞtes, au pĂ©ril de leur vie. Dans La Provence, toujours, on tombe sur un autre article tout aussi Ă©logieux pour la station de ski de Vars, qui vit l’étĂ© au rythme des compĂ©titions de trail. De plus en plus dĂ©criĂ©e pour son impact environnemental (perturbation des milieux, de la faune, accĂ©lĂ©ration de l’érosion…), la discipline y sera pourtant prĂ©sentĂ©e comme positive Ă  tous les niveaux – tout comme la station qui l’accueille, dĂ©crite comme un vĂ©ritable « sanctuaire ». « A Vars, le cadre est idĂ©al pour pratiquer cette discipline », estime la rĂ©dactrice. « Cet espace naturel est pour moitiĂ© composĂ© du Val d’Escreins dont la rĂ©serve naturelle toute proche recèle d’une faune et d’une flore exceptionnelles. » Les tensions qui pourraient survenir entre ce cadre naturel « exceptionnel » et l’essor du trail ne seront pas davantage Ă©voquĂ©es.

Ces articles ont aussi pour point commun d’ignorer complètement la notion de contradictoire. Ce qui est mis en avant dans ces publireportages dĂ©guisĂ©s est prĂ©sentĂ© comme consensuel ; les Ă©ventuels sceptiques, dĂ©tracteurs ou mĂ©contents ne sont jamais interrogĂ©s. Certains papiers incitent mĂŞme sans dĂ©tour les lecteurs Ă  « consommer » le produit ou l’expĂ©rience mis en avant dans l’article. Ainsi de ce reportage « tourisme » sur l’Islande paru dans La Provence, avec une note de bas de page dĂ©taillant le prix des vols au dĂ©part de Nice, et renvoyant vers le site internet de la compagnie aĂ©rienne Icelandair. Ou, dans le DauphinĂ© LibĂ©rĂ©, de ces articles vantant les mĂ©rites de la marque Rossignol (dĂ©cidĂ©ment), qui vont jusqu’à dĂ©tailler le poids et le prix de leurs chaussures de trail.


La PQR au service « des acteurs du territoire »


Ce constat Ă©tant posĂ©, on peut s’interroger sur ce qui incite les journaux Ă  publier ces simulacres de reportages… plutĂ´t que facturer une campagne de « vraie » pub ?

Première hypothèse : leur modèle Ă©conomique les rend très dĂ©pendants des annonceurs. Comme le montrent les chercheurs Pauline Amiel et Franck Bousquet dans l’un des rares livres [2] consacrĂ©s Ă  la presse quotidienne rĂ©gionale, les ventes et les revenus publicitaires – qui constituaient autrefois les principaux revenus de ce type de presse – s’effondrent d’annĂ©e en annĂ©e. En 2014, la publicitĂ© ne reprĂ©sentait plus « que » 33,4% du chiffre d’affaires des entreprises de presse, contre 47,6% en 1990. Car paradoxalement, la multiplication des pubs sur Internet s’accompagne d’une baisse de cette manne pour la presse, qui se retrouve en concurrence avec les rĂ©seaux sociaux, et des sites Internet mieux rĂ©fĂ©rencĂ©s. ConsĂ©quence : la dĂ©pendance Ă©conomique envers les acteurs du territoire (les entreprises locales et collectivitĂ©s, qui sont de gros annonceurs) « ne cesse de croĂ®tre ». Selon les deux chercheurs : « Les partenariats sont devenus indispensables Ă  l’équilibre Ă©conomique de ces journaux et s’incarnent par l’intermĂ©diaire d’annonces dans le journal, mais aussi par d’autres formes de collaboration. » Parmi ces « autres formes de collaboration » figure la rĂ©daction de contenus sponsorisĂ©s, devenue une vĂ©ritable jambe de bois pour certains mĂ©dias, qui monnaient ainsi la crĂ©dibilitĂ© apportĂ©e par la « marque Ă©ditoriale » que reprĂ©sente leur titre, auprès des annonceurs.

« La marque Ă©ditoriale sert Ă  vendre de la communication, jusqu’à parfois mĂ©langer les deux activitĂ©s dans le travail mĂŞme des journalistes », analysent Pauline Amiel et Franck Bousquet. Et entre les rĂ©gies publicitaires qui engrangent ces « partenariats » dans l’opacitĂ© la plus totale, et les rĂ©dactions perpĂ©tuellement menacĂ©es par des suppressions de postes, l’équilibre des forces est rarement en faveur des journalistes. Le mĂ©lange des genres devient donc de plus en plus frĂ©quent : au DauphinĂ© LibĂ©rĂ©, les partenariats nouĂ©s avec les acteurs de l’industrie du ski permettent de financer les postes… mais entravent l’indĂ©pendance des journalistes et dictent le choix de certains sujets, comme l’a montrĂ© Blast dans une enquĂŞte. Ă€ Ouest-France, la direction n’hĂ©site pas Ă  rĂ©clamer aux journalistes des articles que le syndicat CFDT qualifie de « pub rĂ©dactionnelle ». Dans un compte rendu datant de juillet, le syndicat s’indigne :

Cela fait plusieurs fois qu’une demande de la hiĂ©rarchie dĂ©partementale est faite Ă  des localiers de faire un article [Ă  partir d’]un « copiĂ©-collĂ© de la com de Monvillage avec le lien vers l’application et, pour le print, le QR code de tĂ©lĂ©chargement ci-joint ». Le style de l’article est très promotionnel, or il n’est ni indiquĂ© qu’il s’agit d’un publireportage ni qu’il s’agit d’une entreprise dans laquelle Ouest-France a des parts. Pourquoi ne pas clarifier la situation pour nos lecteurs ?

Et le syndicat de conclure : « C’est toujours la mĂŞme chose, dès qu’il s’agit de promouvoir un produit maison ou de gagner quelques sous, on mĂ©lange allègrement info, promo et pub. »

Deuxième hypothèse, qui n’exclut pas la première : au sein des rĂ©dactions locales, ces dĂ©rives « passent » (et finissent parfois par ĂŞtre initiĂ©es par les journalistes eux-mĂŞmes), car elles s’inscrivent dans une longue tradition de « promotion du territoire », Ă  laquelle certains localiers sont attachĂ©s. Comme l’explique Jean-ClĂ©ment Texier [3], la presse rĂ©gionale joue traditionnellement un rĂ´le de « porte-voix » de son territoire de diffusion. Elle contribue activement Ă  en promouvoir l’image, les lieux phares, les symboles… mais aussi les grandes entreprises et les industries clĂ©. Dans cet esprit, certains rĂ©dacteurs considèrent qu’ils sont dans leur rĂ´le en faisant, par exemple, la promotion des stations de ski dans leurs articles. « Certains collègues disent clairement qu’il faut aider les stations. Ce point de vue est portĂ© par les chefs », dĂ©clarait une journaliste du DauphinĂ© LibĂ©rĂ© Ă  Blast, dans le cadre d’une enquĂŞte sur les liens incestueux du titre avec l’industrie du ski. Et Ă  force de cĂ´toyer quotidiennement les « chargĂ©s de comm » des collectivitĂ©s et industries locales, qui sont les interlocuteurs quotidiens des localiers, certains finissent peut-ĂŞtre par s’emparer avec gratitude de ces « commandes » publi-rĂ©dactionnelles qui leur permettent de remplir rapidement les pages. Par sympathie, ou connivence, avec les « acteurs » du territoire que sont les grands entrepreneurs, les directeurs des offices de tourisme, les patrons de telle ou telle industrie… Mais aussi par habitude de voir ce genre de sujets s’infiltrer rĂ©gulièrement dans le journal sans susciter de rĂ©action.


Inertie dans les rédactions


Face Ă  cette avalanche de publicitĂ©s clandestines, quelles sont les perspectives de rĂ©sistance ? Le principal rempart se situe au cĹ“ur des rĂ©dactions, dont les journalistes sont les mieux placĂ©s pour dĂ©tecter ces contenus et s’opposer Ă  leur parution.

D’ailleurs, plusieurs cas emblĂ©matiques de publireportages dĂ©guisĂ©s ont Ă©clatĂ© au grand jour grâce Ă  la mobilisation des syndicats et des sociĂ©tĂ©s de journalistes en interne. Ă€ l’image de ces articles parus le 5 dĂ©cembre 2023 Ă  la Une des Dernières Nouvelles d’Alsace, un quotidien dĂ©tenu par le groupe EBRA. Dans ce dossier, deux articles : l’un qui vante la « sylviculture douce » pratiquĂ©e dans la forĂŞt de Dambach, sanctuaire vosgien de biodiversitĂ© de 4 600 hectares qui venait Ă  l’époque d’être rachetĂ© par le CrĂ©dit mutuel, principal actionnaire du groupe EBRA. L’autre, repris dans plusieurs titres du groupe EBRA, qui ne tarit pas d’éloges sur le nouveau fonds de « rĂ©volution environnementale et solidaire » lancĂ© par le CrĂ©dit mutuel pour acquĂ©rir la forĂŞt de Dambach – une opĂ©ration prĂ©sentĂ©e comme un moyen de compenser ses Ă©missions de CO2. Le retour de bâton tombe dix jours plus tard dans les colonnes de Rue89 Strasbourg, qui rĂ©vèle les messages « houleux » envoyĂ©s par plusieurs journalistes de la rĂ©daction Ă  la direction après avoir dĂ©couvert ces publireportages le jour de leur parution. « Tous les journalistes ont Ă©tĂ© choquĂ©s », assurait alors un dĂ©lĂ©guĂ© syndical.

Mais ce genre de dĂ©ballage reste plutĂ´t rare, car il suppose une force d’organisation collective au sein des rĂ©dactions – toutes ne sont pas dotĂ©es d’une sociĂ©tĂ© des journalistes, Ă  l’image du journal La Provence [4].

En l’absence de rĂ©action venue des rĂ©dactions elles-mĂŞmes, les lecteurs constituent un deuxième rempart contre la gĂ©nĂ©ralisation des publireportages dans les mĂ©dias. Ils sont en effet de plus en plus nombreux Ă  repĂ©rer ce type de contenu, et Ă  les dĂ©noncer. Depuis 2020, le CDJM « est rĂ©gulièrement saisi par le public pour des questions de confusion entre publicitĂ© et information ». Ainsi de cette saisine Ă  la suite d’un article paru en septembre 2025 dans le Journal de la Haute-Marne, vantant les mĂ©rites d’une marque de rĂ©pĂ©titeurs de WiFi. Le CDJM note que « près de 75 % du texte publiĂ© par Le Journal de la Haute-Marne vient mot pour mot [d’un communiquĂ© de la marque] », et que le journal n’a pas respectĂ© « l’obligation dĂ©ontologique d’éviter toute confusion entre information et publicitĂ© ». En novembre 2025, face Ă  la recrudescence des signalements de ce type, le CDJM a d’ailleurs Ă©ditĂ© un guide Ă  ce sujet, destinĂ© aux rĂ©dactions. « ConfrontĂ© Ă  des contenus publicitaires qui empruntent la forme d’actes journalistiques ou Ă  des actes journalistiques qui font la promotion d’un produit, d’un service ou d’une entreprise, le public peut se sentir trompĂ© et accorder moins de crĂ©dibilitĂ© et de confiance aux mĂ©dias », avertissait alors le CDJM. Les enjeux vont donc bien au-delĂ  des mĂ©dias qui publient ce genre de contenu, et de leurs lecteurs. Mais il faudra sans doute plus qu’une « tape sur les doigts » dĂ©ontologique pour enrayer ces pratiques, qui semblent dĂ©jĂ  bien ancrĂ©es dans les esprits…


Marion Moinet

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