Xavier Bertrand, le patron de l’UMP, vient de dĂ©voiler sa vĂ©ritable nature Ă propos de l’affaire Woerth - Bettencourt accusant de façon totalement scandaleuse le site Mediapart d’utiliser des « mĂ©thodes fascistes » et appelant au lynchage. Il ne s’agit pas d’un dĂ©rapage, un de plus comme le porte-parole FrĂ©dĂ©ric Lefebvre est coutumier, mais bien d’une rĂ©action dictĂ©e par l’ElysĂ©e.
Le premier ministre Fillon en a rajoutĂ© devant la presse pour dĂ©noncer le site dont le but est, selon lui, d’ĂŞtre « dans l’entreprise systĂ©matique de dĂ©stabilisation », de vouloir se livrer Ă la « chasse Ă l’homme » mais aussi de pratiquer « des dĂ©nonciations calomnieuses ». Preuve supplĂ©mentaire d’une stratĂ©gie coordonnĂ©e au plus haut niveau de l’Etat.
Mise en grande difficultĂ© par les informations parues dans la presse sur cette affaire notamment après les rĂ©vĂ©lations de l’ex-comptable de la famille Bettencourt, la majoritĂ©, prĂ©sident de la RĂ©publique compris, tente de dĂ©tourner l’attention des citoyens en dĂ©nonçant les journalistes. EngluĂ©e dans les affaires, elle n’a pas trouvĂ© mieux que de tenter de faire croire que les journalistes sont responsables de tous les malheurs du clan prĂ©sidentiel. On retrouve ici les mĂŞmes procĂ©dĂ©s qu’en Italie avec Silvio Berlusconi.
Mais Ă qui les hommes du prĂ©sident veulent-ils donner des leçons ? Ce n’est pas en lançant des anathèmes contre les journalistes que l’on fera avancer la dĂ©mocratie dans ce pays oĂą l’ElysĂ©e met la presse en coupe rĂ©glĂ©e.
Pour le SNJ-CGT quoiqu’il en soit ces mĂ©thodes sont inadmissibles et doivent cesser sous peine de dĂ©ni de dĂ©mocratie. Le syndicat examine toutes les rĂ©actions, y compris judiciaires pour faire cesser ces attaques sans prĂ©cĂ©dent de la profession.
Montreuil le 8 juillet 2010