Un article non signé paru dans Le Monde du 7 mai 2004 nous propose deux présentations quelque peu différentes de la diffusion du Monde en 2003.
– La première version est celle que prĂ©sente le corps de l’article :
« Diffusion contrĂ´le a fait connaĂ®tre les rĂ©sultats de ses contrĂ´les OJD des publications du Monde pour l’annĂ©e 2003. Sa diffusion payĂ©e totale a Ă©tĂ© de 389 249 exemplaires, soit une baisse de 4,38 % par rapport Ă 2002. Ce total regroupe sa diffusion payĂ©e France (345 231, soit - 4,44 %) et sa diffusion payĂ©e Ă l’Ă©tranger (44 018, soit - 3,96 %). La diffusion totale par numĂ©ro du Monde, incluant la diffusion gratuite, est de 398 939 exemplaires, en recul de 4,28 %. L’annĂ©e 2003 est une mauvaise annĂ©e pour la presse dans son ensemble, tant en diffusion qu’en recettes publicitaires. MalgrĂ© le recul de sa diffusion, Le Monde reste cependant en tĂŞte de la presse quotidienne nationale en 2003. [...] »
RĂ©sumons le sens de ce passage de l’article : la diffusion du Monde recule (c’est le plus important), mais il reste le premier (c’est une consolation).
– La deuxième version inverse et corrige l’impression que pourrait laisser la première. Or c’est celle du titre de l’article : « En 2003, "Le Monde" est restĂ© en tĂŞte de la presse quotidienne nationale ».
Comme s’il s’agissait de l’information la plus significative...
... Que vient seulement relativiser le sous-titre (qui ne figure mĂŞme pas sur le site du Monde) : « Sa diffusion payĂ©e totale a cependant baissĂ© de 4,38%. Pour la première fois, sa diffusion payante on-line a Ă©tĂ© mesurĂ©e par Diffusion ContrĂ´le ».
Ce n’est plus de l’information, mais du marketing...
Or peu nous importe que Le Monde reste « le premier », quand la diffusion de la quasi-totalitĂ© des quotidiens gĂ©nĂ©ralistes nationaux recule, et que celle du Monde (ainsi que l’article l’indique, mais sans le souligner) recule plus que celle de tous les autres !
DĂ©tails ? Oui dĂ©tails... Mais de ceux qui permettent de s’interroger sur le souci de « transparence » dont Le Monde ne cesse de se prĂ©valoir