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Jeudi d’Acrimed : Quel projet pour une presse libre ? Avec Pierre Rimbert (11 juin)

La presse Ă©crite va mal. Mutations structurelles, coĂ»ts de production Ă©levĂ©s, apparition et dĂ©veloppement massif du numĂ©rique, Ă©volution des consommations… les causes sont nombreuses pour expliquer la dĂ©sertion des kiosques Ă  journaux, et les propositions de transformations sont trop rares. Pour aborder ces sujets, Acrimed invite Pierre Rimbert, journaliste au Monde Diplomatique, afin de discuter notamment de ses propositions formulĂ©es dans son article « Projet pour une presse libre ».

« Jeudi d’Acrimed »
jeudi 11 juin 2015 Ă  19 heures
Ă  la Bourse du travail de Paris
3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e

En guise de présentation du débat (par Acrimed)

Alors que la presse Ă©crite suffoque, que des titres quotidiens survivent grâce Ă  des intraveineuses remplies d’euros, une question s’impose : que faire ? Que faire quand les aides Ă  la presse – ce scandale qui dure – servent les intĂ©rĂŞts des capitalistes plutĂ´t que l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ? Que faire face Ă  la « loi du marchĂ© » quand celle-ci domine les règles Ă©lĂ©mentaires du pluralisme dans les mĂ©dias ? Que faire lorsque la publicitĂ© qui inonde la presse d’images racoleuses contraint les journaux dans leurs choix Ă©ditoriaux ?

Autrement dit, quelles transformations doivent ĂŞtre menĂ©es pour produire une information de qualitĂ© sans que celle-ci ne soit soumise aux pressions des pouvoirs politique et Ă©conomique ?

Dans un article publiĂ© en dĂ©cembre 2014 dans Le Monde Diplomatique [1], Pierre Rimbert s’interroge : « sur quelles bases Ă©conomiques construire un nouveau système respectueux du cahier des charges minimal qu’imposent les leçons de l’histoire, une information conçue comme bien public Ă©chappant simultanĂ©ment aux contraintes Ă©conomiques et aux pressions politiques de l’État ? »

Les solutions — des « principes » exactement — qu’il avance sont pour le moins rĂ©volutionnaires et doivent ĂŞtre connues pour ĂŞtre dĂ©battues. Elles s’inspirent du mode de financement de la sĂ©curitĂ© sociale : ainsi une « cotisation information » pourrait alimenter un « Service commun » — une sorte de mutuelle — qui « procurerait aux journaux — imprimĂ©s ou en ligne — non seulement les imprimeries, le papier, les messageries qui acheminent les liasses, une partie des kiosques, mais Ă©galement des locaux, des serveurs, des outils de stockage et de diffusion, des moyens de recherche et de dĂ©veloppement. »

Acrimed, pas avare de propositions sur ces thèmes, a invité Pierre Rimbert pour en savoir plus et pour en débattre avec lui.

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