💰 Dégageons les capitalistes des médias : signez notre pétition !
‹ Retour à l'accueil

Ivan Rioufol, digne successeur de Max Clos

Digne successeur de Max Clos, Ivan Rioufol offre, dans ses "bloc notes" hebdomadaires du "Figaro", un florilège de la pensée réactionnaire. Quelques extraits tirés des vendredis 6, 13, 27 septembre et 4 octobre 2002. Dans la série "no comment", morceaux choisis.

La critique des médias

4 octobre 2002 ("la presse accusée")

"Oui la presse a des torts : son attirance pour la pensĂ©e unique, la copie conforme, le suivisme journalistique, le nombrilisme corporatif, le renvoi d’ascenseur. Mais aussi : son peu de goĂ»t pour le peuple d’en bas, qui lui a fait naguère occulter la violence des citĂ©s (Le Figaro fut longtemps le seul Ă  s’en inquiĂ©ter), nĂ©gliger hier les raisons de la montĂ©e du FN et qui la porte, aujourd’hui, Ă  sous Ă©valuer les risques d’une immigration de masse (…) la majoritĂ© des mĂ©dias, exigeants pour les autres pouvoirs, le sont assez peu pour eux-mĂŞmes. Ainsi l’"indĂ©pendance" proclamĂ©e des journalistes s’accomode-t-elle de l’influence qu’exercent sur nombre d’entre aux la gauche, l’extrĂŞme gauche et les droits de l’hommistes. Est-il concevable de corriger tout cela ?".

4 octobre 2002 ("la démonstration de France 2")

"Exemple de militantisme journalistique, jeudi dernier sur France 2, chaĂ®ne publique. (…) la rĂ©daction a diffusĂ© un reportage mettent en scène une mère "bcbg" dĂ©semparĂ©e par la soudaine violence de sa fille. (…) Sens du message : la violence n’est pas obligatoirement le fait des jeunes des citĂ©s en mal d’intĂ©gration, mais peut toucher aussi des milieux aisĂ©s de Français "de souche" (…) une vision paradoxale et marginale de la dĂ©linquance (…) une manipulation".

Le projet Sarkozy

4 octobre 2002 (un projet "liberticide")

"Que cherche ce texte ? Rendre plus efficace le rĂ´le de la police, notamment grâce Ă  quelques corrections de la loi sur la prĂ©somption d’innocence, cette aubaine offerte aux dĂ©linquants. (…) Il est surprenant de constater Ă  quel point les mouvements qui se rĂ©clament des droits de l’homme ne font jamais rĂ©fĂ©rence aux victimes (…) on se demande si ces organisations (…) ont vraiment pris conscience du fait que les premières victimes de l’insĂ©curitĂ© sont justement ces populations dĂ©favorisĂ©es des citĂ©s. Il y a, depuis trop longtemps en France, une insĂ©curitĂ© devant laquelle la gauche n’a malheureusement pas su rĂ©pondre. (…). Ces aberrations sont en passe d’ĂŞtre corrigĂ©es. S’en fĂ©liciter".

Education nationale

6 septembre 2002. ("Ă©cole : dire la vĂ©ritĂ©")

(…) "L’opinion est en droit de savoir Ă  quoi servent les milliards consacrĂ©s Ă  l’Ă©ducation. C’est cet exercice de vĂ©ritĂ© que semble vouloir soutenir Luc Ferry (…). Mais il est d’autres constatations qui mĂ©ritent d’ĂŞtre dites. Par exemple, la baisse de qualitĂ© de certains professeurs, leurs absence rĂ©pĂ©tĂ©es, leur militantisme antiĂ©ducatif. Il est sidĂ©rant, Ă  ce propos, d’avoir entendu autant de protestations contre la dĂ©cision du gouvernement de punir plus sĂ©vèrement (jusqu’Ă  six mois de prison) l’outrage Ă  enseignant. (…)".

6 septembre 2002. ("faire cesser le hold up")

"(…) Mais le monde syndical s’est toujours comportĂ© en propriĂ©taire de l’Education nationale, imposant aux contribuables, en violation d’un Ă©lĂ©mentaire comportement dĂ©mocratique, un système n’admettant aucune contestation. Or ce sont ces organisations de gauche et leur idĂ©ologie Ă©galitariste qui ont contribuĂ© Ă  la perte de prestige des enseignants (…)".

27 septembre 2002 ("l’horreur Ă©ducative", Ă  propos du livre "Ignare Academy")

"On dĂ©couvre Ă  travers cet ouvrage, combien l’Etat tolère (j’allais Ă©crire, encourage) l’abrutissement de ses jeunes sujets, enrĂ´lant dans les rĂ©citations du "politiquement correct" (Ă©loge du multiculturalisme, culte des minoritĂ©s, justification des repentances occidentales, etc …). Ce dressage idĂ©ologique, d’inspiration totalitaire en fait, se fait grâce Ă  une profession enseignante qui, remarquent les auteurs, "n’a pas totalement achevĂ© sa dĂ©stalinisation et sa "dĂ©maoĂŻsation" ".

Immigration - Sans papiers

6 septembre 2002 ("Régulariser encore")

"Une confirmation : les clandestins continuent d’entrer en France comme dans un moulin. (…) Devant le peu d’empressement des clandestins Ă  retourner volontairement chez eux et le souci d’"humanisme" affichĂ© par le pouvoir, cette dernière hypothèse - la rĂ©gularisation - risque de s’imposer d’elle-mĂŞme. (…) Chacun se rend compte que la France connaĂ®t depuis plus de vingt ans une immigration de masse, qui n’arrive plus Ă  s’intĂ©grer". En rĂ©ponse Ă  un lecteur qui relevait la pensĂ©e d’un "rĂ©actionnaire patentĂ©", Rioufol rĂ©plique : "RĂ©pĂ©ter que les futurs dĂ©parts Ă  la retraite vont rendre inexorable une immigration supplĂ©mentaire ne repose, aujourd’hui, sur aucune certitude chiffrĂ©e".

13 septembre 2002 ("le confort de la soft attitude")

"Personne ne se risque actuellement Ă  dire le mot [expulsion] concernant les clandestins, alors qu’un consensus se dĂ©gage pour convenir que des rĂ©gularisations massives ne seraient pas souhaitables. (…) En rĂ©alitĂ©, la "soft attitude" contemporaine - qui privilĂ©gie la posture humaniste - interdit de regarder les choses en face".

("sortir la tĂŞte du sable")

"Les Français sont tenus dans l’ignorance de l’envergure prise par l’immigration, clandestine et lĂ©gale (…) L’omniprĂ©sence de l’immigration ne se perçoit que dans les rues ou Ă  travers les faits divers et les reportages des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s. (…) Il serait temps de se dĂ©cider Ă  choisir nos hĂ´tes, plutĂ´t que d’entendre ceux qui se sont invitĂ©s frauduleusement nous imposer leurs exigences, voire leur loi".

L’Europe et ses racines chrĂ©tiennes

(13 septembre 2002)

"Depuis 2000, hormis le prĂ©sident du Conseil italien, Silvio Berlusconi, aucun dirigeant europĂ©en n’a cru utile d’affirmer l’apport chrĂ©tien dans la constitution de l’Europe ; La France, fille aĂ®nĂ©e de l’Eglise, serait-elle devenue Ă  ce point indiffĂ©rente Ă  son passĂ© ?"

Violence

6 septembre 2002 ("violence excusable")

" "Pas de syndicalistes en prison" : c’est le mot d’ordre de l’extrĂŞme gauche et du Parti communiste, qui entendent dĂ©noncer la "judiciarisation" de l’action militante. Entendez : les condamnations pĂ©nales suite Ă  des actes de violence [Le Mc Do de J. BovĂ© et les soi-disant violences sur agents publics par deux syndicalistes incarcĂ©rĂ©s. Note de L. Daguerre].(…) Cette valorisation de la violence physique, prĂ©sentĂ©e comme acte politique, en dit long sur l’irresponsabilitĂ© de ces mouvements et de l’intelligentsia qui les soutient. Les dĂ©linquants n’ont plus qu’Ă  reprendre l’argument."

Antiaméricanisme

6 septembre 2002

"[J-F Revel] y dĂ©cortique magistralement toutes les dĂ©sinformations qui courent en Europe, et singulièrement en France, sur les Etats-Unis et leur supposĂ© "unilatĂ©ralisme". (…) il s’interroge sur l’inexplicable soutien de la France Ă  la mobilisation violente des antimondialistes, qui s’en prennent au libĂ©ralisme lui-mĂŞme".(…). [Une citation de Revel] : "Il est vrai que la droite française brĂ»le, surtout depuis la fin de la deuxième guerre mondiale [c’est vrai qu’avant et pendant, c’Ă©tait pas la prĂ©occupation. Note de L. Daguerre], d’un dĂ©sir qui la paralyse d’autant plus qu’il n’est ni couronnĂ© de succès ni payĂ© de retour : plaire Ă  la gauche". "L’analyse est toujours d’actualitĂ©" conclut Rioufol.

La question irakienne

13 septembre 2002 : "Se dĂ©solidariser des AmĂ©ricains et des Britanniques - clairement dĂ©terminĂ©s Ă  Ă©liminer Saddam Hussein pourrait ĂŞtre entendu comme une double capitulation : devant la pression du communautarisme musulman en France, d’une part ; devant la menace intĂ©griste contre notre civilisation, d’autre part".

La "pornographie" littéraire

13 septembre 2002 ("le filon des éditeurs")

S’agissant de Rose bonbon et de Il entrerait dans la lĂ©gende, I. Rioufol pense que les plaintes dĂ©posĂ©es font trop d’honneur aux ouvrages et que la sanction judiciaire ou la censure ne sont pas la solution. Toutefois, il ajoute que "la colère des associations se comprend". "J’ai lu (enfin parcouru) les deux livres : ils dĂ©crivent la pĂ©dophilie comme un comportement banalisĂ©, abordable, explicable, parfois sans recul et avec une flatterie pour la perversitĂ©". (…) " reste l’irritante valorisation de toute oeuvre touchant au sexe et Ă  ses tabous".

La "libération" de Papon

27 septembre 2002 ("Papon : questions sur des indignations")

"Soixante ans après Vichy, cette pĂ©riode ne peut-elle ĂŞtre abordĂ©e, par ceux qui gĂ©nĂ©ralement ne l’ont pas connue, autrement qu’Ă  travers l’imprĂ©cation, l’aveuglement, la vengeance ? Non, on ne s’acharne pas sur un homme de 92 ans ans au seuil de la mort, fĂ»t-il un salaud. (…)."

Le Zimbabwe

4 octobre 2002 ("Silence pour le Zimbabwe")

"Au Zimbabwe, les derniers fermiers blancs -gros propriĂ©taires terriens- sont chassĂ©s par les Noirs des lieux oĂą ils sont nĂ©s. (…) Certains fermiers ont Ă©tĂ© tuĂ©s, leurs biens ont Ă©tĂ© confisquĂ©s. Ceux qui ont fait la richesse du pays vivent aujourd’hui dans la terreur. (…) Qui dĂ©nonce le racisme anti-Blancs ?" (…).

À suivre …

Notre association

Acrimed, observatoire des médias

Acrimed (Action-Critique-Médias) est une association d'intérêt général à but non lucratif, fondée en 1996. Observatoire des médias né du mouvement social de 1995, Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendante, radicale et intransigeante.

Qui sommes-nous ?

Pour qu'un autre monde soit possible, d'autres mĂ©dias sont nĂ©cessaires !

Acrimed est une association qui tient à son indépendance. Nous ne recourons ni à la publicité ni aux subventions. Vous pouvez nous soutenir en faisant un don ou en adhérant à l'association.