Au soir de la victoire du PSG, des « artisans du chaos » et des « voyous » « ensauvagés » ont déboulé dans Paris « par hordes entières ». À en croire le reportage du Figaro (01/06), en tout cas, plongé le 30 mai au cœur d’une « nuit ensauvagée ». « Tous ont répondu à l’appel du tam-tam des boucles WhatsApp lancé depuis les cités voisines », ajoute le journaliste, bien en peine de réprimer ses élans racistes. Et de décrire le travail des policiers : « Dans la France de 2026, la violence est devenue leur routine et la haine ordinaire, une composante de leur quotidien. » Même tonalité dans Le Point (02/06), où l’expert sécuritaire Éric Delbecque fustige « une partie de la jeunesse socialisée dans une culture de la destruction » et désespère de la « culture de l’excuse et de l’impunité » qui règnerait en France.
Alors que le préfet de police de Paris fait état d’« une baisse grosso modo de 30% des faits [de violence] par rapport à l’année dernière » (RTL, 01/06), de nombreuses rédactions n’ont d’yeux que pour les vidéos postées sur les réseaux sociaux. Et l’effet de loupe joue à plein : ce sera le grand théâtre de « l’ensauvagement ». « Des images de chaos », un « déchaînement de violence » : le JT de France 2 (01/06) synthétise le ton des grands médias où défilent en masse les professionnels de la répression, des élus aux institutions coercitives. Un espace politico-médiatique qui s’est de fait « transformé en un grand concours de bilan sécuritaire d’un côté, d’interpellations et d’outrances racistes sur les "hordes" de banlieusards venus envahir Paris, de l’autre » [1]. Ainsi, tandis que la présentatrice Karine Le Marchand s’en prend aux « petits cons » sur les réseaux sociaux (Facebook, 03/06) et en appelle à de « la taule », Charles Consigny a la solution toute trouvée sur BFM-TV (01/06) : « Spontanément, je me suis dit que cela méritait des déchéances de nationalité. » Sur le plateau de « C ce soir » (France 5, 02/06), la directrice de la rédaction de Marianne Ève Szeftel campe la posture réactionnaire visiblement indispensable à la « bonne tenue » de l’émission :
Ève Szeftel : Cette haine, elle vient d’où ? Cette haine de la France, qui peut s’exprimer à des moments via la haine des institutions, la haine du flic, la haine des femmes, etc. ? Elle vient d’où cette haine-là ? Elle vient aussi des millions déversés par le Qatar, par toutes ses officines, via les chaînes satellitaires, via aujourd’hui les réseaux sociaux, etc. […] Ce dont je parle, enfin, on ne peut pas faire semblant, c’est toute cette propagande islamiste, islamo-wokiste, via les réseaux sociaux, etc.
Polarisé par les saillies outrancières, le traitement médiatique dominant cède une fois de plus le pas au commentaire. Les fins limiers du journalisme rivalisent d’analyses au doigt mouillé quant à « un fait nouveau » (qui ne l’est pas) et « sans équivalent ailleurs » (bien qu’on en identifie en d’autres endroits). À de rares exceptions près, et comme l’an passé [2], la séquence révèle alors tout autant l’incapacité des médias à rendre compte des phénomènes sociaux – au profit d’une médiatisation sensationnaliste ponctuée de jugements moraux expéditifs – que leur refus de questionner les politiques de maintien de l’ordre – au profit d’un déni des violences policières, lesquelles ont été une nouvelle fois superbement minorées et invisibilisées, en dépit, notamment, de nouveaux éborgnements [3].
Si les événements sont largement couverts par les grands médias, la chaîne amiral de Bolloré saute instantanément sur l’occasion pour mettre en branle son industrie de la haine. « Vous savez à quoi ça me fait penser ? En moins grave, Dieu merci, ça me fait penser au 7 octobre », ose par exemple Paul Amar (04/06), après que son confrère Gauthier Le Bret s’est essayé la veille à un plagiat de Jordan Bardella [4] :
Gauthier Le Bret : Ils sont montés dans les étages. Vous êtes une maman, vous êtes avec vos enfants et vous entendez tambouriner devant votre porte. Il y a plusieurs émeutiers de l’autre côté de la porte. Vous avez le droit d’avoir peur. La dernière protection, c’est la porte. Un jour, ils vont défoncer la porte. Un jour, ils seront dans votre salon. Un jour, ils seront dans votre chambre à coucher.
« La guérilla arrive !, prévenait déjà Pascal Praud. Parce que l’échelon supérieur, […] c’est dans les villes, au pied de vos immeubles, et après, le pillage, pillage partout ! » (01/06) Dans cette ambiance, inutile de tenter un quelconque parallèle historique : « L’argument "rien de nouveau sous le soleil" […] est insupportable », s’emporte Pascal Praud. Pourquoi ? Parce qu’« il vise simplement à occulter le lien avec l’immigration » (03/06), le sujet phare aux yeux du présentateur, qui fustige par conséquent des « jeunes gens qui cassent, qui pillent, qui attaquent et [qui] sont le plus souvent des enfants de l’immigration », (01/06) ou, dit autrement, « des Français francophobes », « des gens qui n’aiment pas la France » (02/06).
CNews, l’industrie de la haine
La peur fut entretenue de la sorte pendant plusieurs jours. Le visionnage de l’antenne au lendemain de la victoire du PSG, dimanche 31 mai, donne en ce sens un bon aperçu de la fonction « rouleau compresseur » qu’est capable d’endosser CNews lorsque ces dirigeants identifient un événement particulièrement propice au matraquage réactionnaire. Les mécanismes de cette machine de guerre sont désormais connus : monopole des plateaux de bavardage ; commentaire de tweets et de fragments choisis d’interviews de responsables politiques ; profusion de micros-trottoirs avec des riverains excédés ; surexposition d’images de « violences » commentées les unes à la suite des autres pour créer un « effet de masse », qu’elles soient piochées sur les réseaux sociaux ou rapportées par des journalistes dépêchés dans les rues pour filmer le grand saccage des villes de France – en duplex de la place Wagram à Paris, Nicolas Rogé décrit des individus venus « tout détruire, détruire tout ce qu’ils trouvent sur leur passage » ; posture théâtralisée des présentateurs/commentateurs, qui n’hésitent pas à surjouer un ton au choix catastrophé, indigné, courroucé ou acrimonieux. Le tout orchestré façon usine à gaz.
Un premier constat tient au pouvoir d’agenda de la chaîne : en dehors du programme d’actualité internationale « L’heure inter » et de l’interview « Le grand rendez-vous » – où le sujet a respectivement occupé un cinquième et un tiers du temps d’antenne –, les « scènes de chaos » sont érigées en événement n°1 dans toutes les émissions de plateau diffusées entre 6h du matin et minuit. Elles occupent la moitié de « La matinale Week-End » (6h-9h) et constituent même le seul et unique sujet à l’agenda des sept autres programmes de commentaire de la journée [5] ! Même l’arrivée des joueurs du PSG sur le Champ-de-Mars et la levée du trophée n’ont pas raison des logorrhées sécuritaires, interrompues quelques minutes à peine : « Ce que je vous propose, annonce le présentateur Thomas Bonnet, c’est qu’on mette ces images à l’antenne, qu’on continue de suivre évidemment ce qui se passe et qu’on revienne aussi sur ce qui a animé les dernières heures, c’est-à-dire les violences. »
Un deuxième constat tient à la structuration des programmes. Comme le veut la politique de la chaîne, la propagande s’y drape dans des « effets de réel » et des marques de distinction systématiquement amplifiés par les présentateurs/commentateurs. « Nous allons séquencer [et] vous montrer des images qui ne seront peut-être pas diffusées ailleurs, plastronne Eliot Deval. L’idée, c’est de parler du réel, de ce qui s’est passé. C’est notre boussole […], ne pas détourner le regard. » La même rhétorique prévaut tout au long de la journée. Là où Thomas Bonnet annonce aux téléspectateurs des images « que vous ne verrez sûrement pas ailleurs » en prenant le contrepied des médias qui « tenteraient de minimiser un peu l’étendue des dégâts », Gilles-William Goldnadel célèbre sa chaîne et ses confrères : « Nous sommes […] pratiquement les seuls à montrer le vrai, à montrer le cru. » Un fonctionnement en circuit fermé, renforcé par la mise à l’honneur d’autres marques du groupe Bolloré – « [Le JDD] est le seul journal disponible dimanche [à offrir] en Une et l’aspect historique légendaire de cette finale […] [et à parler] des casseurs pathétiques » (Eliot Deval) –, mais également par les allers-retours permanents des journalistes d’une émission à une autre. Lorsqu’Eliot Deval n’est pas aux commandes de « L’heure des pros » (à 9h puis à 20h) ou de l’émission « Face à face » (19h) par exemple, il endosse le rôle de commentateur sur le plateau de « Midi News Week-End » et de « Punchline Week-End » – soit environ 5h30 de présence à l’antenne sur une seule journée !
Un troisième constat tient à l’écrasement pur et simple du pluralisme. Outre le fait qu’aucun intervenant n’exprime de point de vue à l’encontre du prêt-à-penser ultrasécuritaire et raciste [6], le panel des invités se caractérise par une omniprésence des syndicalistes policiers. Avec un total de huit passages entre 6h et minuit – dont cinq pour Alliance –, ces derniers sont représentés sur tous les plateaux (en dehors de l’interview de 10h et du format « Face à face »), parfois secondés par des experts sécuritaires de haut-vol : l’ancien général de division de gendarmerie Bertrand Cavallier, par exemple, ou encore Claude Moniquet, présenté comme « spécialiste terrorisme et renseignements ». De quoi largement infléchir la teneur (réactionnaire) et le ton (martial voire militarisé) du commentaire ambiant. Mais aussi sécuriser l’impasse sur le sujet des violences policières – le terme ne sera pas prononcé une seule fois – au profit d’une exaltation de la force… et des mutilations. « On nous a retiré les cartouches de LBD, se lamente Axel Ronde, porte-parole du syndicat CFTC Police IDF. Maintenant, on a diminué l’impact, le joule : ça ne leur fait absolument rien ! C’est comme si on leur tirait [sic] avec un pistolet en mousse ! » Aucun journaliste/présentateur en plateau n’émettra la moindre remarque.
« Guerre civile » dans une « France à feu et à sang »
Et pour cause… Dans un tel dispositif, l’atmosphère de la chaîne ne peut être que celle d’une surenchère permanente, reposant en l’occurrence sur une amplification systématique des faits de violence, d’une part, et, d’autre part, sur une altérisation/essentialisation/racialisation des auteurs. « Il faut analyser ces images et ces faits pour ce qu’ils sont, prévient Thomas Bonnet. Ce ne sont pas des débordements en marge de célébrations du PSG, ce sont des scènes d’émeutes. » « Dans les émeutes, déclarait son confrère Eliot Deval dans une précédente émission, vous avez des crans […]. C’est Thibault de Montbrial qui alertait il y a quelques mois en disant qu’aujourd’hui, ils s’attaquent à des bâtiments publics, demain ils s’attaqueront aux bâtiments privés et aux honnêtes gens qui se barricadent. » Confortés dans leur entre-soi, les commentateurs renchérissent les uns sur les autres. Anthony Favalli parle de « la plus belle ville du monde saccagée », Kévin Bossuet évoque des « images de guerre civile », Karima Brick un « processus de décivilisation » et Caroline Pilastre une « France à feu et à sang », quand il ne s’agit pas plutôt d’une « guérilla urbaine [qui] va véritablement se finir en guerre civile ». Présent sur la quasi-totalité des plateaux pour commenter une carte de France où sont répertoriées onze villes où auraient eu lieu des « scènes de violence », le journaliste police-justice Tanguy Hamon gonfle les chiffres en affirmant que la victoire du PSG « a fait s’embraser absolument toute la France » : « Vraiment, c’est vraiment toute la France. Il faut le dire ! C’est toute la France qui s’est embrasée […] pour commettre des violences urbaines. »
Venu assister à certaines comparutions immédiates, Le Monde (13/06) coupera court à la théorie des « bandes organisées », en relatant notamment que « la justice dresse le constat d’actes spontanés d’auteurs aux "profils diversifiés" ». Et d’ajouter : « Quasiment pas d’armes, à l’exception notable de mortiers d’artifice. Et beaucoup moins de pillages et de dégradations de biens qu’en 2025. » Mais passés au tamis de CNews, ces faits se transforment. Et les mots d’ordre tels que les énonce le journaliste Joachim Le Floch-Imad forment le cadrage de toutes les émissions du dimanche : « Immigration massive extra-européenne qui n’a pas été intégrée et qui a encore été moins assimilée » ; « désarmement de l’exécutif par une justice toujours plus laxiste ». Ou, dans le langage fascisant d’Éric Naulleau :
Éric Naulleau : Il y a une partie de la population qui agresse l’autre à la moindre occasion. Il faut défendre la population française. […] Une partie de la population française, ou disons, des gens qui vivent sur le territoire français, a fait sécession. Voilà. Ils se comportent avec leur propres règles, ils vivent selon leurs propres lois, ils pillent quand bon leur semble, ils volent quand bon leur semble, ils tirent sur les policiers quand bon leur semble et ils ne sont pas punis.
« Eux » vs « nous » : « L’honnête se barricade ; le voyou exulte »
Outre la falsification du réel, on assiste à la criminalisation – voire à la pathologisation – à outrance des « fauteurs de trouble », constamment exclus du « corps social » dominant. La ligne directrice des propagandistes de CNews repose ici sur la fabrication d’antagonismes ethno-sociaux, utilisés comme autant de leviers pour mieux politiser et attiser la haine de « l’autre ». « Injuste est cet instant où l’honnête se barricade [et] où le voyou exulte », synthétise Eliot Deval. Le présentateur Thomas Bonnet paraphrase en opposant « les honnêtes gens d’un côté, ceux qui se lèvent, qui font tourner l’économie, qui ouvrent leurs magasins, et puis ceux qui en quelques secondes […] vont tout casser ». Même procédé chez sa consœur Élodie Huchard : « On se dit parfois, ces racailles, ces casseurs, ils ont presque gagné parce que nous, on change nos habitudes ; eux, en revanche, ils continuent. »
Omniprésent, le diptyque « eux » / « nous » se décline à l’envi, assorti d’un champ lexical idoine (recension non exhaustive) :
L’exacerbation du ressentiment et de la haine raciale est continue, qu’ils s’expriment sans détour ou « à demi-mot », sur des plateaux où tous les intervenants parlent quoi qu’il en soit le même langage. « Les racailles, pour ne pas employer le mot "barbares" […], étaient de sortie », alerte Eliot Deval, là où Anthony Favalli décrit un Paris « ensauvag[é] par une partie de sa population qui n’aime pas la France, qui n’aime pas son propre pays ». Reconverti en commentateur tout-terrain, le général Bertrand Cavallier dépeint quant à lui « une France […] malade d’une maladie contractée il y a plus de 40 ans, qui est aujourd’hui la maladie des zones de non-droit, la maladie de professeurs qui vivent dans une terreur, qui ne peuvent plus enseigner librement, de médecins qui quittent certains quartiers, […] un antisémitisme qui a gagné des zones entières ». « Ils ont la haine chevillée au corps », ajoute l’éditorialiste Caroline Pilastre sur un autre plateau, tandis que le journaliste Radouan Kourak les qualifiera plus tard encore de « terroristes » : « Ils terrorisent la population, ils brûlent, ils cassent et vraisemblablement, ils peuvent tuer. […] Provoquer des incendies, provoquer de la casse met en danger la population. »
Joachim Le Floch-Imad ne prend lui non plus aucune pincette à l’heure d’en appeler à la « recivilisation de la société tout entière ». « L’essentiel d’entre eux est irrécupérable », soutient-il à propos de jeunes « qui sont pour une grande partie d’entre eux issus de l’immigration extra-européenne non assimilée » et qui « ne se sentent pas culturellement Français pour la plupart » : « On a aujourd’hui une partie du pays, minoritaire certes, qui en déteste la majorité. » Son confère Amaury Bucco confirme dans l’émission suivante : « Parfois, il y a des drapeaux algériens, moi j’ai vu des drapeaux africains, etc. Parfois, ils sont Français, mais je veux dire, on sent que leur identité revendiquée n’est pas française. » Et de travailler le racisme sans relâche :
Amaury Bucco : Si les Japonais n’agressent pas d’autres Japonais dans la rue, ce n’est pas parce qu’ils ont peur de la garde à vue, c’est une question de mœurs avant tout. Et pour moi le problème en France, c’est une question de mœurs, c’est pas tellement une question de réponse sécuritaire.
Gilles-William Goldnadel est évidemment sur la même longueur d’ondes dans l’émission « Face à face », qui en profite pour célébrer les manifestations du « vieux peuple anglais » contre « l’immigration invasive ». Pourquoi ? « Parce que le seul sujet, c’est celui-là ! Faut pas se tromper, c’est le seul sujet. » Et l’agitateur d’ajouter ses obsessions personnelles à la bouillie raciste :
Gilles-William Goldnadel : La France […] est le pays où sans doute, un parti taxé d’antisémite et d’anti-Français a chauffé à blanc – si j’ose dire ! – […] cette population jeune pour leur instiller, leur inculquer la haine de la France et des Français.
Et de stigmatiser sans relâche ces « fils d’immigrés […] qui ont été dressés à mordre », notamment par La France insoumise, décrit comme parti politique « raciste » et « haineux qui devrait être interdit à ce stade de la détestation de la France et des Français ». Le tweet de Clémence Guetté appelant à ne pas sombrer dans la « répression violente » ? « Elle est là pour émasculer le pouvoir français, fulmine Goldnadel. Elle a réussi à émasculer le pouvoir français et elle demande à ce que le pouvoir français continue d’être émasculé. » Il conclut en toute quiétude : « J’en veux beaucoup moins à cette population-là qui a été dressée contre les Français que contre les mauvais Français eux-mêmes qui leur ont inculqué la haine de la France et des Français. »
Le diagnostic étant unanimement partagé, ne reste plus aux commentateurs qu’à préconiser leurs « solutions ». Prison, peines planchers, loi anticasseurs et « casseur-payeur », massification des drones, assignations à résidence et interdictions de déplacements… De plaidoyers autoritaristes en surenchère pénale, en passant par une exaltation systématique de la force, le projet de société préconisé par CNews est parfaitement balisé. Il a d’ailleurs ses porte-parole tout trouvés : si Bruno Retailleau et le RN sont souvent cités en exemple par les journalistes, ces derniers ne manquent pas de s’en remettre aux syndicalistes policiers s’agissant du volet « revendicatif ». « Il faut maintenant que cette haine dans notre pays, qui circule dans les veines de ces personnes, cette haine, elle doit vraiment être contenue », résume le syndicaliste Benoît Barret (Alliance) sous les regards bienveillants du plateau. Quant à savoir comment les pouvoirs publics comptent contenir la haine bien réelle déversée à flux continu par une chaîne d’extrême droite bénéficiant d’une fréquence publique…
Pauline Perrenot et Nils Solari



