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Bonus : La Tribune aussi ! (SNJ)

Société Générale, NatixisLa Tribune aussi n’oublie pas de verser des bonus à quelques privilégiés quand les autres doivent se serrer la ceinture. Hier, lors du comité d’entreprise, les élus ont appris qu’une poignée de rédacteurs en chef avaient bénéficié, au titre de 2008, du versement d’un bonus salarial. La direction du journal, visiblement gênée, a expliqué que ces primes étaient contractuelles et qu’il était donc impossible de revenir sur leur versement. Rappelons que ces primes représentent l’équivalent de deux mois de salaire pour chacun des bénéficiaires dont les rémunérations mensuelles oscillent entre 7.000 euros et 12.000 euros bruts. … Le calcul est facile à faire.

À l’instar de Nicolas Sarkozy, du gouvernement et de toute la société qui jugent inadmissibles que quelques grands patrons se gavent en pleine crise financière, le SNJ, au niveau de La Tribune, est écœuré par ces pratiques. Rappelons que notre journal a accusé 13,5 millions de pertes en 2008. Par ailleurs, rigueur oblige, la masse salariale devant être maintenue, le versement de ces bonus a pour conséquence un blocage quasi-total des salaires pour les autres salariés, voire même déclenche des licenciements de journalistes pigistes permanents.

Enfin, il est faux de prétendre que ces primes contractuelles ne pouvaient pas être remises en cause. Si notre employeur le souhaitait, il avait les moyens de les bloquer : avec un peu de curiosité, il aurait constaté qu’il existe une jurisprudence sur la remise en cause de primes quand une entreprise traverse des difficultés économiques.

En attendant, c’est tout le reste de la rédaction qui va être pénalisée par ces méthodes qui poussent à la démotivation de salariés qui travaillent pourtant aussi au redressement du journal.

Le SNJ n’en restera pas là et ne manquera pas d’alerter Alain Weill sur ces scandaleuses pratiques, alors que La Tribune vit à l’heure de la rigueur budgétaire. Il ne peut y avoir deux catégories de salariés : ceux qui se gavent et ceux qui trinquent. Sauf à vouloir faire sombrer notre journal.

À Paris, le 27 mars 2009

 

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