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« Après Dassault au Figaro, Bolloré à Libé ? » (Sud-Libération)

Nous publions ci-dessous un communiqué de Sud- Libération (daté du 8 novembre 2004), suivi d’un communiqué des élus Sud au Comité d’entreprise de Libération (daté du 18 novembre 2004) - (Acrimed)

Communiqué des élu(e)s Sud de Libération (8 novembre 2004)
« Après Dassault au
Figaro , Bolloré à Libé  ? »

Depuis quatre semaines, la presse se fait l’écho de pourparlers entre la direction de Libération et le groupe de Vincent Bolloré. Différents schémas d’entrée au capital, dont certains extrêmement précis, sont évoqués, y compris celui d’une prise de contrôle, à moyen terme, du journal. Ces dispositifs présupposent la perte programmée de la minorité de blocage détenue par le personnel de Libération, et par voie de conséquence du seul rempart susceptible de préserver l’indépendance de notre journal. Libération a besoin de lecteurs. Sûrement aussi de capitaux. Mais l’entrée d’un groupe financier, marqué par ses jeux d’influence et ses puissants
réseaux politiques franco-africains, risque d’ouvrir une nouvelle page dans
l’histoire, récente, d’une perte progressive d’indépendance de la presse
française. Jusqu’à aujourd’hui, la direction a choisi le silence pour mieux préparer l’entrée en force de Bolloré. Nous appelons l’équipe de Libération, et au-delà, ses lecteurs et ses amis, à manifester leur opposition à cette opération."

Communiqué des élus Sud au Comité d’entreprise de Libération (18 novembre 2004)

La communication de la direction au Comité d’entreprise de ce jour confirme l’ampleur du projet d’entrée du groupe de Vincent Bolloré au capital de Libération, estimé entre 20 et 25 millions d’euros, portant éventuellement sa part au capital dans une fourchette de 35 à 40 %. A nos yeux, et malgré les exigences affichées par la direction de faire signer à Vincent Bolloré des engagements de non-ingérence rédactionnelle, cette configuration menace à terme l’indépendance du journal. Le comportement du groupe de Vincent Bolloré en Afrique et celui de certains de ses collaborateurs issus du monde politique sont à l’opposé des valeurs défendues par Libération. Vincent Bolloré veut entraîner Libération dans un projet personnel de constitution d’un pôle d’activité médias. Les propositions de "synergies" entre Libération, la future télévision du groupe, Direct 8, et sa radio restent des plus nébuleuses et inquiétantes. Nous refusons qu’à terme la marque Libération soit engagée dans des aventures télévisuelles de nature à porter atteinte à sa crédibilité. Le "délai court", de quelques semaines, évoqué par la direction pour parvenir à un "accord" renforcent notre préoccupation et notre défiance.

* Sud Libération s’est constitué en 1997. Il a obtenu 60,6 et 66,2 % des voix (résultats titulaires et suppléants) dans le collège journalistes et cadres aux dernières élections du Comité d’entreprise.

 

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