Journalisme de meute
Sous le titre « Les vautours », un bref article de Caroline Constant, paru dans L’HumanitĂ© du 4 aoĂ»t 2003. Extrait :
« La tĂ©lĂ©vision a besoin d’images neuves pour se nourrir, comme un vampire du sang de ses victimes. Et elle a un appĂ©tit vorace. Jeudi dernier, Marie Trintignant Ă©tait Ă©vacuĂ©e sur Paris. Inconsciente, mourante. Autour de l’ambulance qui l’emmène vers l’aĂ©roport, des nuĂ©es de vautours. Ils essaient de voler une image de l’actrice. Sa mère, Nadine, les traite de « chiens » et essaye, de manière dĂ©risoire, de prĂ©server sa fille des voleurs d’images.
Dans un ensemble redoutable, TOUTES les chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision ont passĂ© cette image. Toutes, du public au privĂ©, des chaĂ®nes hertziennes aux chaĂ®nes du câble et du satellite. Certaines ont mĂŞme ajoutĂ©, sur ces images dĂ©jĂ rĂ©voltantes, des commentaires sordides. Sur Marie, alitĂ©e, sur Nadine, impuissante, sur les volĂ©es de rapaces, indĂ©cents. (...) »
Journalisme d’investigation ?
« (...) Bertrand Cantat entraĂ®ne alors Vincent Trintignant dans une discussion dĂ©cousue oĂą il Ă©voque l’amour qu’il porte Ă sa soeur, contrariĂ© d’après lui par la place qu’occupent le cinĂ©ma et sa famille dans la vie de l’actrice ainsi que par les liens qu’elle maintient avec son ex-mari, le metteur en scène Samuel Benchetrit. C’est d’ailleurs un message tĂ©lĂ©phonique de celui-ci Ă Marie Trintignant qui semble Ă l’origine de la dispute (Le Monde datĂ© 3-4 aoĂ»t). Dans la nuit, Bertrand Cantat passe plusieurs coups de fil Ă Samuel Benchetrit. Au cours de l’un d’entre eux, vers 2 heures du matin, le chanteur dit avoir giflĂ© Marie Trintignant (...) ».
France Dimanche ? Qui Police ? Détective ? Gala ? Voici ? Entrevue ?
Non, Le Monde daté du 5 août 2003.