Les pyromanes de l’insécurité
... Violence et insécurité, jeunes et banlieues
Les médias dominants ont fait leurs choux gras de l’ « insécurité » à un niveau d’intensité sans précédent au cours de la dernière décennie. Le thème se prête facilement aux pratiques journalistiques les plus douteuses, de la surenchère rhétorique au bidonnage pur et simple, en passant par l’usage incontrôlé de statistiques plus que fragiles (les prétendus « chiffres » de l’insécurité ou de la délinquance). L’exploitation racoleuse de faits divers tragiques hissée au premier rang de l’information nationale est une manifestation quasi quotidienne de ces dérives. Dans le même temps, le discours médiatique réduit généralement « l’insécurité » aux atteintes directes aux biens personnels et aux personnes privées. Il dramatise les comportements illégaux ou déviants des classes populaires, mais fait preuve d’une tolérance sélective en minimisant les dommages sociaux produits par la délinquance économique ou financière caractéristique des classes aisées. Enfin, à quelques exceptions près, il passe sous silence la grande variété des formes d’insécurité, à commencer par l’insécurité professionnelle et salariale. En dépit de leur variété, la plupart des médias produisent ainsi une représentation partielle et superficielle, voire trompeuse, des causes et des formes de l’insécurité. Si bien que la focalisation sur l’insécurité sert volontiers d’écran à la question sociale.
Nos articles
Paris Match, le JDD, L’Express.
Journalisme de préfecture.
Sur la médiatisation des chiffres de la délinquance.
Comment illustrer un sondage bidon ? N’importe comment !
Petit florilège des stéréotypes sur les quartiers populaires et de leurs habitants.
Par Laurence Blisson, Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature
Une technique idéale pour couvrir les faits divers et le récit quotidien de la délinquance.
Près de 2000 reportages et documentaires sont tournés chaque année dans les commissariats et les gendarmeries !
Un magazine de propagande du ministère de l’Intérieur (et des fait divers) ?
Un « dérapage » qui « consacre la faillite d’une politique éditoriale basée sur le tout faits-divers ».
Ils lancent une pétition et laissent des commentaires cinglants sur le site de l’émission.
Chronique d’une mobilisation.
« Vite ! On est pressés » : plutôt s’en remettre à des sources policières et à ses préjugés que de se taire.
Deux mises en scène de la police par elle-même.
… maître de conférences en science politique à l’Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense et membre de la rédaction du Monde diplomatique.
Des émissions qui prennent le temps de l’analyse ?
Comment s’est imposé un certain traitement de la « sécurité ».
... en reproduisant sans le moindre recul des chiffres fournis par le Ministre de l’Intérieur ou les Préfets.
« Des amalgames inacceptables »
La chasse est ouverte.
... Porte-parole des Français qui « disent oui ».
Sous couvert de démonter les ressorts d’un « matraquage politique et médiatique », l’hebdomadaire obscurcit le débat qu’il prétend éclairer.
Un « scoop » bien préparé et un sondage soigneusement biaisé.
Quand des médias condamnent à tors et à travers.
Une affaire de mots, de bruit, de fréquence, et dramatisation.
Retour sans recul au temps des colonies.
Peut-on se servir de n’importe quelle image pour illustrer n’importe quel article ?
Au service de la communication du Ministère de l’Intérieur ?
Pseudo-démantèlement d’une pseudo-filière de travail illégal.
Un fait divers éclairant... sur un certain journalisme.