2004 : Attentats et élections en Espagne
... Spéculations intensives et commentaires avisés
Le jeudi 11 mars 2004 plusieurs bombes explosent dans des trains de banlieue à Madrid. Aussitôt le gouvernement espagnol de José María Aznar (suivi par les médias d’Espagne et de France) attribue, sans la moindre preuve, ces attentats à l’ETA. Quelques jours plus tard, des poseurs de bombe d’origine marocaine et indienne sont arrêtés. Accusé de tentative de manipulation, le gouvernement Aznar perd les élections législatives du 14 mars 2004.
Des attentats aux élections, les médias français ont cumulé suivisme et contorsions, comme le résume l’article de présentation de ce (petit) dossier
Nos articles
Les attentats et les élections en Espagne nous ont valu de magnifiques exercices de suivisme et d’opportunisme éditorial. Petite analyse rétrospective.
Jacques Attali commente la victoire de la droite espagnole, puis L’Express nettoie son site...
Le Monde daté 12 mars 2004 souscrit sans le moindre recul à la thèse des autorités espagnoles sur la responsabilité d’ETA, puis rectifie, sans le moindre repentir.
Quelques jours d’informations intensives et de commentaires avisés ...
Une grande leçon de journalisme : admettre sans sourciller le mensonge et la raison d’Etat.
L’Express a atteint de tels sommets que les autres n’ont droit qu’à des lots de consolation.
12 mars 2004 sur Rfi : un exemple édifiant de ce que vaut une chronique quand elle épouse la version des « enquêteurs » officiels.
Alchimie : comment un pseudo-sondage sur internet devient une information internationale.
Comme toujours, le pire est dans d’apparents détails et éclaire l’indécence ordinaire…