Bien avant la parution de La Face cachĂ©e du Monde, le mensuel Capital (janvier 2003), sous le titre " Critiquer Le Monde, un exercice perilleux ! " faisait Ă©tat de la stratĂ©gie dĂ©ployĂ©e par la direction du journal pour tenter de faire face Ă l’offensive littĂ©raire annoncĂ©e.
Les dirigeants du Monde auraient ainsi fait pression sur Albin Michel, Ă©diteur de Bien entendu... c’est off, de Daniel Carton (ancien du Monde et du Nouvel Obs), " dans lequel le journalisme politique en gĂ©nĂ©ral et l’indĂ©pendance du Monde et de L’Obs en particulier en prennent pour leur grade ", Ă©crivait alors Capital [1]. RĂ©sultat : Carton aurait " adouci sa plume ", notamment a propos de l’implication de Jean-Marie Colombani dans l’affaire Botton [2].
Cela n’est rien " comparĂ© a la campagne menĂ©e contre l’enquĂŞte que prĂ©pare Pierre Pean sur Le Monde ", "travail de sape qui dure depuis des mois, alors mĂŞme que la date de publication du livre reste inconnue ", notait Capital en janvier 2003. Colombani " sonde la place mediatique. "Je ne veux pas du neutre, je veux du pour ou du contre " aurait-il lancĂ© rĂ©cemment a Jean-Pierre Elkabbach, l’interviewer vedette d’Europe 1. Il faudra donc choisir son camp. "
La formule a depuis fait flores. Publiant dans L’Express du 20 fĂ©vrier 2003 des extraits - soigneusement choisis - du livre Ă paraĂ®tre la semaine suivante, le directeur de l’hebdomadaire Denis Jeambar rapporte la phrase de Colombani - sans citer Capital. Nombre de commentateurs y feront alors rĂ©fĂ©rence.