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Jeudi d’Acrimed : mobilisations contre la Loi Travail, le retour des chiens de garde

De la fin du mois de février 2016 jusqu’au début de l’été, l’actualité sociale a été marquée, en France, par les mobilisations contre la « Loi Travail ». Quatre mois pendant lesquels les grèves, rassemblements, manifestations, actions de blocage, etc. se sont multipliés, et ce malgré les prophéties des « grands » éditorialistes qui, dès le mois de mars, pronostiquaient – ou diagnostiquaient pour les plus compétents d’entre eux – « l’essoufflement du mouvement ».

Le mouvement social de longue durée auquel nous avons assisté a fait mentir ces extra-lucides et a donné lieu à une couverture médiatique sur laquelle Acrimed a eu longuement le temps de se pencher. À l’heure où la mobilisation se réorganise, notamment autour des manifestations du 15 septembre, il nous a semblé utile, pour ne pas dire indispensable, de revenir sur ces quatre mois d’agitation sociale… et médiatique.


Comme on pouvait malheureusement s’y attendre, la couverture de la mobilisation contre la « Loi Travail » s’est inscrite dans la continuité du traitement médiatique des précédentes mobilisations sociales d’ampleur. On a en effet assisté à une nouvelle démonstration de la capacité des « grands » médias – avec des nuances et des spécificités – à entonner un refrain bien connu : nécessité de la « réforme », « archaïsme » de la contestation, stigmatisation de la mobilisation, morgue, mépris – voire haine – de classe à peine voilés, etc.

Quels sont les mécanismes par lesquels s’organise la délégitimation d’une mobilisation sociale comme la contestation de la « Loi Travail » ? Quels sont les facteurs permettant de comprendre l’hostilité des « grands » médias vis-à-vis des oppositions populaires à certaines décisions gouvernementales ? Quel type de rapports les contestataires peuvent-ils entretenir avec les médias dominants afin de se faire entendre sans toutefois être intégrés, à leur corps défendant, aux processus de délégitimation ?

C’est pour discuter de ces questions, et pour tenter de réfléchir collectivement aux moyens de contester et de combattre la démobilisation sociale organisée au sein des médias dominants, que nous vous invitons au prochain « Jeudi d’Acrimed ».

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