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Changement climatique dans les régions de montagne : quelle couverture médiatique ?

par Loïc Giaccone,

Dans les régions de montagne, le changement climatique est un phénomène de plus en plus tangible : plusieurs impacts comme la fonte des glaciers ou les écroulements rocheux sont particulièrement visibles, faisant les gros titres des médias, régionaux comme nationaux. Quoiqu’occupant une surface importante, cette couverture souffre de nombreux travers : insistance sur les effets et oubli des causes, sujets surreprésentés, prédominance de l’actualité « chaude » au détriment des articles de fond, dépolitisation récurrente, dépendance à la communication institutionnelle (économique, politique), etc. [1]

Notre analyse s’étend sur une année entière, de septembre 2018 à août 2019, dans les médias français. L’échantillon étudié rassemble 170 articles web abordant le changement climatique en montagne, issus de 67 médias différents : 39 « nationaux », 19 « régionaux » et 9 « spécialisés » (montagne et/ou tourisme), qu’il s’agisse d’articles de journaux (dans leur version web), de radios, ou de télévisions. Ces articles ont été triés en fonction des différents thèmes qu’ils abordent et des actualités qu’ils ont traitées. On ne s’étonnera pas d’y retrouver les biais classiques relevés par la critique des médias.


Un journalisme « d’impacts »


Notamment celui-ci : une majorité d’articles, 131 sur 170, traitent des effets, des conséquences du changement climatique en montagne sur les glaciers, l’enneigement, le tourisme, etc. Le premier constat est donc celui d’un journalisme « d’impacts », dominant dans la production médiatique. Certes, le réchauffement climatique est souvent évoqué comme la cause de ces phénomènes ; mais pour ce qui est des causes de ce réchauffement, elles sont peu abordées, pour ne pas dire totalement oubliées dans la plupart des contenus, ou bien diluées dans une notion vague (« les activités humaines »).

Parmi les impacts traités dans les articles, certains sont plus représentés que d’autres : ce sont surtout le retrait des glaciers et les écroulements rocheux (dus au dégel du pergélisol [2]). Cette surreprésentation de la haute montagne tient probablement au fort potentiel « photo/télégénique » des dégâts, faciles à illustrer et spectaculaires, et donc source d’audience.

Également, la baisse de l’enneigement est un thème récurrent, car elle affecte directement le secteur des sports d’hiver, couvert chaque année comme si la plupart des Français pratiquaient le ski, alors qu’ils ne sont qu’une minorité (8% environ), CSP+ qui sont le cœur de cible des médias, et dont font partie les journalistes haut de gamme [3]. Idem pour l’alpinisme, qui est à la fois une pratique à fort potentiel « d’image » et assez élitiste.

D’autres impacts sont moins abordés, voire ne le sont que de manière anecdotique, alors que leur importance est difficilement contestable ; c’est le cas des conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité, sur l’agriculture et la sylviculture. Des aspects moins « faciles » à représenter médiatiquement et qui exigent un travail d’élaboration plus conséquent (enquête, reportage).

L’impasse sur les causes du changement climatique est telle que dans certains articles, des « solutions » relayées ou présentées face à des impacts par les journalistes sont elles-mêmes encore plus émettrices de gaz à effet de serre. C’est le cas, par exemple, dans l’interview du médaillé olympique Victor Muffat-Jeandet dans Le Monde du 27 octobre 2018 :


- Comment vous adaptez-vous ?
- On fait de moins en moins de ski de glacier [car les glaciers français sont de moins en moins praticables pour les entraînements]. On va surtout en Amérique du Sud, à Ushuaïa ou au Chili. Cela fait 10 ans qu’on le fait, mais ce stage a de plus en plus d’importance. On mise tout dessus car on sait qu’au retour en Europe, ça va être compliqué, au petit bonheur la chance.

Puis, quelques paragraphes plus loin, en conclusion de l’interview :

- La question environnementale, en parlez-vous entre skieurs ?
- Bien sûr, car on est directement affecté. La vidéo de l’astrophysicien [Aurélien Barrau, dont l’intervention à la conférence Climax a été largement partagée sur les réseaux sociaux, ndlr], on se l’est tous montrée. C’est fabuleux ce qu’il raconte et il a raison. On a tous notre part de responsabilité, et je ne sais pas si on y arrivera.

En l’occurrence, ce n’est peut-être pas très bien parti !


Un journalisme de dépolitisation


On peut parler de dépolitisation dans la mesure où les médias marginalisent les causes du réchauffement climatique, que ce soit par choix voire « conviction » (considérer que pointer les causes relèverait d’un point de vue « militant » – on retrouve là le grand mythe de la « neutralité journalistique ») ou simplement par routine, pressions diverses, manque de temps ou défaut de spécialisation. Quoi qu’il en soit, cette absence de traitement induit chez les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs l’idée d’un « grand malheur sans cause » et donc d’une certaine « passivité » face à un destin sur lequel il n’existerait aucune prise.

Ainsi, le questionnement (sans parler de la remise en question, quasi inexistante) du fonctionnement de certains secteurs liés à des émissions de gaz à effet de serre, comme le tourisme, est très peu présent dans la couverture médiatique : 7 articles seulement sur 170 l’abordent, parfois de manière succincte. Le seul article du corpus qui traite pleinement de la responsabilité des acteurs des territoires face au changement climatique est publié par un média indépendant : pour Basta !, Barnabé Binctin signe « Face au réchauffement climatique, l’industrie en "tout schuss" vers le précipice » (23 avril 2019).

Le fait que la responsabilité des activités (touristiques notamment) soit assez peu mise en avant, combiné au manque de traitement des rares politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre concernant ces territoires, participe à la « dépolitisation » du problème climatique [4].

Par ailleurs, on note encore un fort suivisme, et une dépendance importante des journalistes à l’égard de la communication des professionnels, et ce même si les articles contribuent objectivement à visibiliser les enjeux liés au réchauffement climatique ou à rapporter des actions dites « engagées » pour l’environnement.

Le vendredi 2 octobre 2020 par exemple, Domaines skiables de France (DSF, représentant des exploitants de 250 stations de ski de France), a présenté une série de mesures pour la protection de l’environnement avec notamment un projet de réduction du bilan carbone (damage, remontées mécaniques) en vue d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2037. Reprise par une dépêche AFP, la nouvelle a été largement médiatisée (entre autres : Le Figaro, Ouest-France, Paris-Match).

La dépêche AFP mentionne elle-même que les remontées mécaniques pèsent de façon très marginale dans le bilan carbone des stations de ski, « le bilan carbone d’un séjour au ski dépend[ant] surtout du transport (60 %) et de l’hébergement (35 %). » Et de poursuivre : « Les remontées mécaniques n’y contribuent que pour 2 % mais c’est sur cette toute petite portion – la seule qui concerne directement les exploitants de remontées mécaniques – que DSF entend travailler. »

Une précision nécessaire, marquant une certaine prise de distance avec ce qui semble davantage relever d’une opération de communication en vue de « verdir » l’image des Domaines skiables de France que d’une véritable initiative de réduction du bilan carbone des sports d’hiver. Mais qui reste justement au stade de simple « détail », presque annexe, dans des articles rapportant exclusivement les propos d’Alexandre Maulin… le président de DSF. Du reste, les titres des articles ne laissaient que peu de doute quant au degré de complaisance à l’égard des exploitants : « Saison de ski 2020-2021, le virage vert » certifie (sans guillemets) Le Figaro ; « Les Domaines skiables français s’engagent pour l’environnement » affirme (sans conditionnel) Paris-Match.

Parce que les annonces de « neutralité carbone » sont de plus en plus récurrentes dans la communication de nombreuses entreprises, la question du périmètre des émissions comprises dans ces bilans est conduite à prendre de l’ampleur. Les médias seraient ainsi bien avisés d’analyser les postulats de ces annonces au lieu de s’en faire les simples relais, au risque de confondre (comme souvent) le journalisme avec la communication.


Promotion médiatique de la « neige de culture »


Plus largement, et parce qu’ils se focalisent essentiellement sur « les impacts sans cause » du réchauffement climatique, les médias dominants n’envisagent l’action publique que sous la forme d’une « adaptation » à un avenir inéluctable. Traitant du même coup avec complaisance (et sans véritable distance critique) lesdites « adaptations » proposées par les décideurs (politiques ou économiques).

Intéressons-nous à l’une d’entre elle : la production de neige artificielle comme « solution d’adaptation » au changement climatique, permettant de produire de la neige (le « matériau » nécessaire à la vente du « produit » ski) pour pallier le déficit de précipitations naturelles, et donc maintenir l’activité des stations de sport d’hiver, devenue centrale dans l’économie des régions de montagne.

Remarque préliminaire : sous pression de l’industrie des sports d’hiver, les termes « neige de culture » et « enneigeur » se substituent peu à peu, dans les productions officielles comme médiatiques, à ceux de « neige artificielle » et « canon à neige », tout aussi valables, sinon plus. Ce n’est pas par hasard : ce glissement sémantique est le résultat d’une opération de communication au long cours venue des domaines skiables, comme l’explique Élodie Magnier dans sa thèse [5].

Dans la lignée de ces opérations de communication, on va voir, à partir de deux exemples, que la médiatisation suit davantage les intérêts du tourisme que ceux de l’écologie ou d’une réflexion de long terme sur l’équilibre des territoires.

Le département de l’Isère a commandé à une équipe de chercheurs [6] une étude concernant ses stations, pour l’horizon 2050. Celle-ci a été publiée en décembre 2018. Les résultats de cette étude sont plutôt clairs : en continuant d’investir dans la « neige de culture » pour augmenter la superficie couverte, les stations de l’Isère devraient pouvoir conserver un niveau d’enneigement de leurs pistes similaires à l’actuel à l’horizon 2050.

Cette étude a été présentée par Isère Tourisme [7] lors d’une conférence de presse à Grenoble et a eu un écho médiatique assez large, notamment grâce à une dépêche AFP [8] : 16 articles dans notre échantillon, la plupart reprenant les conclusions « telles quelles », comme l’article des Échos du 20 décembre 2018, tiré de la dépêche AFP. Une information au rabais : en plus de certains angles morts [9], seule la synthèse de l’étude est accessible, et non le détail (méthodologie, calculs, etc.). De surcroît, les résultats sont « lissés » à l’échelle du département, et ne permettent pas, par conséquent, de faire de différences entre les stations de basse/moyenne altitude (souvent petites), dont l’avenir potentiel serait plus compromis, et les grandes stations de plus haute altitude.

Quatre mois plus tard, la même équipe de chercheurs a publié un article scientifique dans une revue à comité de lecture. Le principe était le même, mais les échelles plus vastes : étudier l’évolution de l’enneigement des stations de ski en tenant compte de la « neige de culture » et du damage, mais cette fois sur l’ensemble des stations des massifs des Alpes et des Pyrénées, et à l’horizon 2100. Les résultats présentaient alors une perspective assez différente, car les chercheurs postulent que dans la seconde moitié du siècle, la situation évolue fortement en fonction des scénarios d’émissions de gaz à effet de serre.

Dans le cas du scénario « pessimiste » RCP8.5, seuls 23 domaines skiables sur les 175 étudiés permettraient de pratiquer le ski en 2100, tous situés dans les Alpes, et ce uniquement grâce à la neige artificielle. D’un point de vue écologique (et économique !), il semble évident que ces résultats relativisent la pertinence de l’investissement (dans la « neige de culture »… et dans le ski tout court), notamment pour les stations de basse et moyenne montagne où, dès les prochaines décennies, les conditions pourraient ne plus être réunies pour permettre la pratique du ski de manière économiquement viable, même avec des canons à neige [10].

En revanche, cette seconde étude a été beaucoup moins médiatisée que la précédente (commandée, rappelons-le, par le département et promue par Isère Tourisme) : dans le corpus étudié, on ne compte que 5 articles à en avoir fait mention. Une explication est (malheureusement) assez simple : comme pour la plupart des travaux scientifiques, il n’y eut qu’un communiqué de presse de l’institut de recherche (IRSTEA), et quelques tweets de la part de ses auteurs. Autant d’informations qui sont visiblement passées « sous le radar » des journalistes. À l’inverse, la conférence de presse organisée par Isère Tourisme pour présenter les résultats de la première étude avait attiré bien plus de professionnels des médias – à qui étaient fournis tous les éléments nécessaires pour écrire leurs articles… Le « message » avait en outre été relayé par un autre acteur à gros moyens, Domaines skiables de France, calibré en quelques mots pour la moulinette journalistique [11].

Un deux poids, deux mesures révélateur de pratiques journalistiques que l’on ne peut que déplorer, pour peu que l’on se soucie de la qualité de l’information : à des enquêtes autonomes, menées par des journalistes spécialisés qui sauraient diversifier leur source et prendre en compte l’état de la recherche dans le champ scientifique, ou à des articles d’actualité soucieux, a minima, de mettre en regard les deux recherches se substitue un agenda journalistique calqué sur celui des « grandes » institutions (collectivités, entreprises, etc.) disposant d’importants moyens de communication.


***


Les régions de montagne sont parmi les plus touchées par les impacts du changement climatique, et le seront de plus en plus dans les prochaines décennies. Ces impacts risquent de perturber, de manière accrue là encore, l’équilibre des sociétés qui y sont installées, en particulier en raison de leur dépendance aux transports et au tourisme. Les études et les connaissances dans ce champ existent et au regard des enjeux, leur transmission à une large échelle dans la population relève de l’intérêt général. Il en va du rôle des médias, quels qu’ils soient, d’assurer en partie cette transmission. Pour peu que ces derniers soient disposés à interroger leurs propres pratiques, se donnent réellement les moyens de produire une information de qualité… En particulier lorsque le sujet traité induit une remise en question profonde des structures de nos sociétés.


Loïc Giaccone


Annexe : recommandations pour un meilleur traitement médiatique


Face à ce qui a été présenté précédemment, et à défaut de bouleversements structurels majeurs dans le secteur des médias qui ne semblent pas être (encore) à l’ordre du jour, il est possible de formuler une série de « recommandations » minimales à destination des journalistes qui souhaiteraient traiter du changement climatique en montagne (ces points sont également valables pour un traitement du changement climatique « en général ») [12] :


• La remise en contexte est essentielle pour un meilleur traitement de ce phénomène complexe qu’est le changement climatique. C’est ce qui permettra d’aller de la « dépolitisation » analysée par Jean-Baptiste Comby à une « re-politisation », c’est-à-dire une présentation de l’ensemble des composantes de la problématique et de la façon dont elle interroge l’organisation de nos sociétés (intégrant notamment les différentes responsabilités des acteurs dans les émissions de gaz à effet de serre), et non seulement des impacts. Seule une présentation « holistique » de la problématique permettra aux lecteurs et acteurs de comprendre la situation actuelle, et de questionner les activités qui sont aujourd’hui problématiques d’un point de vue « climatique ». Le tourisme, et en particulier celui des sports d’hiver, en est le meilleur exemple. Le ski repose en effet sur un paradoxe qui n’est que rarement explicité, ce secteur agissant à ses propres dépens : parce que l’activité est émettrice de gaz à effet de serre participant au réchauffement climatique, elle contribue à la disparition du matériau sur lequel elle repose : la neige.


• Le « rééquilibrage » et la diversification du traitement journalistique sont également urgents : en s’intéressant plus souvent aux sujets « oubliés » ou marginaux, en variant les angles et les interlocuteurs. Un rééquilibrage qui participerait lui aussi de la « re-politisation » évoquée ci-dessus. C’est notamment le cas des émissions de gaz à effet de serre dans les territoires de montagne, qui soulève des enjeux importants liés aux questions de mobilité (le secteur des transports étant fortement émetteur), et de l’adaptation de ces territoires (en particulier, en raison de la dépendance au tourisme). La biodiversité et son évolution, l’agriculture et la sylviculture, les changements en basse et moyenne montagne sont d’autres types de sujets qui gagneraient à être traités.

Autre exemple : le tourisme et le ski sont déjà régulièrement couverts mais la plupart du temps sous les mêmes angles, en particulier le manque de neige (il s’agit d’un marronnier, d’après les acteurs spécialisés sur cette question). D’autres sujets d’enquêtes et de reportages semblent pourtant imaginables : la gouvernance complexe des stations de ski et son influence sur l’impossibilité d’une transition vers un autre modèle, l’influence des lobbies de ce secteur dans cette transition (et les liens public-privé), la pertinence des investissements dans la neige de culture ou les développements de nouvelles remontées, les risques d’endettement de certaines communes (surtout à basse et moyenne altitude), etc.


• La formation de journalistes spécialisés est, enfin, une nécessité (en plus des revendications allant dans le sens d’un allongement du temps alloué pour le travail d’enquête – voire d’une possibilité d’enquêter tout court !) « Parfois, j’ai un peu l’impression de faire le travail à leur place » ; a déclaré lors de notre entretien avec elle Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale, à propos des journalistes qui l’appellent pour avoir des informations sur un sujet. Si cette dernière prend régulièrement la parole sur les thématiques écologiques, elle apparaît la plupart du temps dans les médias indépendants et spécialisés comme Reporterre, dont nous pouvons souligner la pertinence du traitement sur la problématique de l’écologie de montagne. Sans doute un recours plus fréquent à des journalistes déjà formés aux questions écologiques ou bien des formations et autres mises à niveau (accessibles dans les universités ou dans d’autres structures [13]) ne seraient pas de trop dans le paysage médiatique actuel… Bien que nous doutions que ce soit là la priorité des directions éditoriales et médiatiques, généralement plus préoccupées à trouver comment faire plus… avec moins.

 

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Notes

[1Cette analyse de la couverture médiatique du changement climatique en montagne reprend les grandes lignes d’un mémoire de master. Le présent article en synthétise les principaux éléments et conclusions.

[2Le pergélisol (ou permafrost en anglais) est un sous-sol gelé dont la température ne dépasse pas 0 °C pendant au moins deux années consécutives.

[3Voir notamment ces deux articles publiés sur le site d’Acrimed, « Sports d’hiver pour journalistes » et « Météo des neiges, télévision de riches ».

[4Cette dépolitisation est analysée à une plus large échelle, à partir de l’observation des journaux télévisés, par Jean-Baptiste Comby, notamment dans son ouvrage La question climatique. Genèse et dépolitisation d’un problème public (Raison d’agir, 2015).

[5« On peut considérer que le terme impropre de culture a été substitué en France au terme correct d’artificiel à des fins psychologiques et mercantiles […] Le terme "canon à neige" tend à disparaître progressivement au profit de celui d’"enneigeur" qui permet de mettre en avant la haute technologie des équipements d’après le Syndicat national des téléphériques de France (SNTF, l’ancien nom de Domaines Skiables de France). »

[6Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA), Météo-France – CNRS, Centre d’étude de la neige (CEN).

[7Établissement public industriel et commercial associé au Département de l’Isère.

[8Il faut souligner le rôle important des dépêches AFP dans la couverture d’une actualité. En raison du phénomène de « bâtonnage », tel que l’a décrit Sophie Eustache dans son ouvrage, la publication d’une dépêche AFP garantit une couverture assez importante et l’accès de celle-ci à l’échelle nationale.

[9L’acceptabilité et l’attractivité de ce que sera le ski dans ces conditions futures (de plus en plus souvent sur des bandes de neige artificielle au milieu d’alpages secs) n’ont, par exemple, pas été étudiées.

[10Des stations se trouvent d’ores et déjà face à ce dilemme à court terme, en particulier dans les Vosges, le Jura et le Massif central. Les prochains choix d’investissement seront déterminants.

[11« L’étude conclut que le ski n’est pas menacé à horizon 2050 en Isère. Elle pose en revanche la question du partage de la dépense pour la neige de culture, et constitue une motivation objective pour que les collectivités comme le Département apportent un soutien financier à l’équipement en neige de culture. »

[12Une méthode qui s’inscrit dans la lignée de « chartes de bonnes pratiques » édictées par d’autre collectifs comme « Prenons la Une » (« Outils pour le traitement médiatique des violences contre les femmes »).

[13Par exemple dans le cadre du Master « Climat et médias »de l’Université Paris-Saclay.

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