Libération, le 1er aout,
dénonce le tabloïd anglais Daily Mirror, qui a " acheté les confidences d’un ex-détenu ".
" Une « exclusivité mondiale » (dixit le Mirror) chèrement payée qui a fait bondir la Press Complaints Commission, le régulateur de la presse britannique. Son code interdit en effet à ses membres de verser de l’argent à un criminel et, a fortiori, au meurtrier d’un adolescent. "
Le rédacteur en chef du Mirror " estime avoir respecté le code de conduite de la Press Complaints Commission, qui autorise les médias à payer un criminel si son témoignage est conforme à « l’intérêt général ». Une clause difficilement applicable à ce plaidoyer en faveur de la légitime défense ", conclut l’article de Libération.
L’exemple serait intéressant, dans le cadre d’une réflexion sur la déontologie des journalistes, si, erreur trop fréquente, Libération n’atténuait pas la responsabilité du Mirror et de son " héros ", en confondant " auto-défense " et " légitime defense " [1].