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« Sale temps pour la presse marocaine » (L’Actu des médias)

« Il n’est pas simple d’être journaliste indépendant au Maroc en ce moment. Le paysage de la presse s’est singulièrement assombri cette année en raison des pressions du régime. Les immenses espoirs soulevés en 1999 par l’avènement de Mohammed VI ont été déçus. Aujourd’hui, le ministère de la Communication qualifie même les incarcérations de journalistes de simples "accrocs".

Le plus célèbre de ces "accrocs" est Ali Lmrabet, emprisonné pour "outrage au Roi". Le directeur de deux magazines satiriques a été condamné, en juin 2003, à trois ans de prison, suite à une série d’articles et dessins touchant des sujets tabous. Il faut cependant rester prudent : Ali Lmrabet n’est pas le baromètre exclusif de la liberté de la presse marocaine.

Le rapport de Reporters sans frontières (RSF) place le royaume hachémite en 131ème position sur 166 Etats recensés. Un classement qui peut paraître sévère au vu des progrès réalisés. Dix ans auparavant, sous le règne d’Hassan II, la société était cadenassée : chaque journal télévisé s’ouvrait sur les nouvelles de la famille royale. » [...]

- Tout le dossier (sur le site de L’Actu des médias) - [Malheureusement ce site (iut.u-bordeaux3.fr/actumedias/archives/) jadis hébergé par un IUT de l’Université de Bordeaux 3 a disparu. Nous avons ôté tous les liens. (Acrimed, juin 2009)]

- Les articles du dossier :

- Mohamed VI et la presse : histoire d’une déception
- Affaire Lmrabet : le cas particulier
- Rencontre avec Abdelaziz Mouride, journaliste : "La presse marocaine aura l’avenir qu’elle se donne"
- Parole du ministère de la communication : "Les journalistes arrêtés sont de malheureux accrocs"
- Code de la presse : ouvertures et crispations
- Boom de la presse féminine : Marocaines jusqu’au bout des faux ongles
- Quelques repères sur la presse marocaine

 

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