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Sortie de Médiacritiques n°45 : Les gardiens de l’ordre social

par Acrimed,

Les gardiens de l’ordre social : le Médiacritiques n°45 sortira de l’imprimerie le 30 janvier. À commander dès maintenant sur notre site ou à retrouver bientôt en librairie. Et surtout, abonnez-vous !


Les médias dominants, gardiens de l’ordre social ? De fait, les médias dominants sont avant tout les médias… des dominants. Ils partagent leurs intérêts, leur vision du monde et, consciemment ou non, défendent et relayent les dominations sociales et économiques.

Du côté du manche, ils applaudissent les répressions, dressent des louanges aux hommes de fer, comme l’ex-préfet Didier Lallement, et dénigrent celles et ceux qui remettent en cause l’ordre policier – l’interview par Olivier Truchot d’une députée victime de violences policières en est un exemple frappant.

Largement conservateurs, ils font l’éloge de la monarchie et des têtes couronnées, et ne cessent de disqualifier les progressismes – ainsi des activistes écologistes, des féministes ou des grévistes et autres manifestants qui se mobilisent pour de meilleurs salaires et conditions de travail ou contre la réforme des retraites.

Le phénomène est d’autant plus puissant qu’ils se gargarisent de grands principes déontologiques tout en les bafouant allègrement : de LCI, qui se pare des vertus journalistiques mais multiplie les intox, au Parisien, qui censure un entretien avec Philippe Martinez au nom du contradictoire, mais qui oublie tout quand il s’agit d’Emmanuel Macron…

Le phénomène est d’autant plus irrépressible qu’à côté des éternels mêmes éditocrates émergent de nouvelles figures médiatiques : de l’inévitable et outrancier Cyril Hanouna, qui n’hésite pas à insulter un député sur son plateau, en passant par le provocateur Daniel Riolo, jusqu’à Bérénice Levet, « philosophe et essayiste » qui pourfend la (pseudo) « cancel culture ».

Les médias sont-ils pour autant condamnés à n’être que des instances de légitimation et de reproduction de l’ordre social ? Le moment d’abdiquer n’est pas encore venu. La critique des médias se répand, la question médiatique est de plus en plus considérée comme une question politique – des propositions de transformation des médias sont avancées par les forces politiques de gauche et, pour certaines d’entre elles, sont discutées au Parlement. Parallèlement, le monopole de la médiatisation est remis en cause par des médias indépendants de plus en plus visibles, et la réflexion sur les enjeux qui y sont liés avance progressivement. La lutte continue !



Ce numéro ne sera pas plus diffusé en kiosques que les précédents. Vous pourrez cependant le trouver dans quelques rares – mais d’autant plus précieuses – librairies listées ici, ainsi que sur notre boutique en ligne.

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