Parmi les débats :
« Que Faire ? », vendredi 5 septembre 2003
Un « Observatoire International des mĂ©dia » vient de voir le jour. Cette initiative entend rĂ©pondre Ă la prĂ©occupation des citoyens de tous les pays et leur donner des moyens de rĂ©agir face Ă la puissance des firmes gĂ©antes de la communication. A l’ère du numĂ©rique et de l’Internet, la surabondance d’informations se traduit par une augmentation exponentielle des manipulations, des bidonnages, des mensonges et des campagnes d’intoxication. Dès lors, une dĂ©contamination, une dĂ©pollution des mĂ©dias deviennent indispensables par l’Ă©laboration de ce que l’on pourrait appeler une " Ă©cologie de l’information ". De nombreux mĂ©dias fondent leur propre libertĂ© sur la libertĂ© d’entreprise, considĂ©rĂ©e comme la première des libertĂ©s. Mais la libertĂ© d’entreprise peut-elle servir de prĂ©texte Ă la diffusion de fausses nouvelles, de contre-vĂ©ritĂ©s ou de diffamations ? La libertĂ© des mĂ©dias implique une responsabilitĂ© sociale et doit s’exercer sans mĂ©priser la sociĂ©tĂ©.
Avec la participation de Bernard Cassen, directeur gĂ©nĂ©ral du Monde Diplomatique, de fondateurs de l’Observatoire et de reprĂ©sentants de la profession (directeurs de rĂ©daction, de la photo, photojournalistes...), d’Henri Maler co-animateur d’ACRIMED, de Georges Bartoli, photographe, de Mario Lubetkin, directeur gĂ©nĂ©ral de IPS (International Press Service).