Après le scrutin du 29 mai 2005 [Référendum de 2005]
... On prend les mêmes, ça continue et c’est souvent pire
Suite de notre dossier, dont on peut lire la présentation sous ce titre : En guise de présentation : Le Traité constitutionnel européen, les médias et le débat démocratique...
... On prend les mêmes, ça continue et c’est souvent pire.
I. LEUR BILAN
(1) La soirée électorale sur les chaînes de télévision fut conforme à ce que l’on pouvait en craindre : TF1, soirée spéciale « référendum » : les questions bien intentionnées de Claire Chazal. Et sur France 2, l’accueil fut délicieux : « Messieurs les censeurs », les urnes ont parlé !.
(2) La presse écrite nationale mérita ses meilleurs éditorialistes : « Un " cri de douleur " de Serge July »(Extrait). La presse régionale ne fut pas en reste : Les Dernières Nouvelles d’Alsace ne désarment pas - Un dessin qui résume la plupart des commentaires. Et même la presse spécialisée donna de la voix :Les prescriptions du Quotidien du Médecin contre le débat démocratique.
(3) Bref, de petits moments de journalisme machinal et de grands moments de rage : La procession des fulminants. Sous l’impulsion d’une minorité rebelle quoique archi-dominante, le choeur reprit de plus belle : Les choristes du « oui ». Et les médias, fidèlement, s’employèrent à refléter les résultats : Le « Oui » repasse en tête . La philosophie, quant à elle, devint tonitruante : Le « non » de gauche ? Allié du FN contre BHL et ... Emmanuel Kant . Et elle reçut le renfort d’un nouvel inscrit au "cercle de la raison" : Philippe Val, défenseur des éditorialistes contre les « poujadistes »
(4) Bilan critique ? Aucun : En guise de bilan, sur France Inter : un éloge des éditorialistes inoffensifs Bien au contraire : Le Figaro contre la dictature... du pluralisme- Et tout continua comme avant : Les matins du « oui » sur France Culture : après le choc.... Même la libération de Florence Aubenas servit à passer l’éponge : Libération des otages et pansements médiatiques
II. ... ET LE NÔTRE
(1) Première leçon du scrutin : Les médias dominants désavoués
(2) Premier retour sur les commentaires avisés : Lexique pour temps d’Europe et de Référendum
(3) Que faire ? Acrimed s’exprime : Lettre ouverte à la gauche de gauche. Les médias désavoués ? Et maintenant ?
Nos articles
Les mésaventures d’un chroniqueur matinal...
... par la campagne outrancière de l’hebdomadaire contre une partie de ses lecteurs.
... Qui, à l’instar de Bernard Cassen, sont des anti-intellectuels homophobes, racistes, antisémites, etc., mais dissimulés
...Et vole au secours de ces gueux incompris.
Depuis la débâcle du 29 mai, BHL ne cesse de s’insurger contre les tenants du ’non’. Les mots parlent d’eux-mêmes.
Quand le patron de Radio-France, Jean-Paul Cluzel, rêve d’une radio sans reportages...
Quand des journalistes instrumentalisent la libération de Florence Aubenas pour le compte de Chirac. Avec le son.
Quand Stéphane Paoli invite Dominique Wolton, c’est pour noyer sous un flot de complexité apparente, un éloge du statu quo.
« Le peuple est souverain, hélas ! » (Richard Liscia, rédacteur en chef)
Sous l’impulsion d’une minorité rebelle quoique archi-dominante.
Vedettes mineures, stars patentées du journalisme, « experts » pour médias : ritournelles et imprécations.
Tribune parue dans L’Humanité le 13 juin 2005.
Des résultats commentés par des partisans du « oui » sous la tutelle de chroniqueurs zélateurs du « oui ». Des émissions à sens unique.
Où Stéphane Denis, éditorialiste au Figaro, nous apprend que ceux qui critiquent la propagande médiatique veulent en réalité la mort de la presse.
Echantillon provisoire constitué prioritairement à partir de la discrète production de la quasi-totalité des éditorialistes et chroniqueurs.
Après le référendum, la campagne continue ! Les DNA, seul quotidien du nord de l’Alsace, usent et abusent de leur position
... Prononcé par Yves Decaens, pour qu’on les laisse continuer à faire « leur boulot », même s’ils portent un uniforme monocolore.
Publié dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace, un exemple des commentaires officiels des médias dominants.
On a lu ou entendu nettement pire, surtout le lendemain de la « soirée électorale », mais il n’est jamais inutile de tendre l’oreille.
Des acteurs du « déficit démocratique » qu’ils prétendent observer contrariés par la victoire démocratique qu’ils déplorent.
Comment Arlette Chabot sélectionne « ses » invités (un texte de Patrick Braouezec, Gérard Filoche, Jacques Nikonoff, et Georges Sarre)
Quand un conseiller du Prince sermonne la populace...