Observatoire des media

ACRIMED

« Médias, casse-toi ! » : Les étudiants grévistes face aux médias (2)

par Arnaud Rindel,

Confrontés aux « formats » journalistiques et à la personnalisation de leurs luttes (Voir la première partie de l’article), une partie des étudiants en lutte a soulevé quelques questions légitimes. Mais rares sont les journalistes qui se sont montrés disposés à prendre en compte les difficultés qu’imposent leurs pratiques quotidiennes [1].

La liberté en danger ?

Du reportage éloquent à l’Université de Montpellier diffusé par l’émission « Arrêt sur images », on pouvait attendre qu’il permette de poser quelques questions cruciales sur le fonctionnement des médias : il n’en fut rien [2]. Le constat ne vaut pas seulement pour l’émission de France 5. Pendant les mobilisations, les rares réactions publiques de journalistes se sont limitées à quelques sarcasmes laconiques contre les sauvageons estudiantins : Au mieux, leur critiques n’avaient aucune raison d’être ; au pire, ils voulaient bâillonner notre valeureuse presse. Les effets négatifs de la personnalisation ? Un journaliste de Libération félicite au contraire le jeune Karl Stoeckel, dirigeant du syndicat lycéen UNL, d’avoir accepté son portrait dans le quotidien : « [lui] ne se laisse pas éblouir par les soleils antimédias qui veulent mettre à l’ombre les leaders du mouvement, en instruisant le procès de l’inévitable personnalisation » ; lui au moins n’a pas refusé « la der de “Libé” de façon crypto-bourdieusienne » (21.04.06).

Reconnaissons que se faire mettre dehors par des “chenapans” n’a rien de très réjouissant. Encore moins lorsque la décision a été prise lors d’une assemblée générale, soumise au vote, comme à la faculté de Montpellier. C’est sans doute pourquoi la reporter d’ « Arrêt sur images » indique que « les journalistes ont été expulsés ». Mais n’est-ce pas recourir à un qualificatif hors de proportion ?... Un étudiant rapporte comme suit la le déroulement de la scène : « nous on est parti à plusieurs en disant : voilà il y a eu une décision en assemblée générale, ça été voté, vous sortez. Alors là ils ont absolument pas compris, ils se sont mis à nous crier dessus, à dire : “mais c’est...c’est... qu’est-ce que vous faites ? Vous nous interdisez de faire notre travail !” Du coup ils sont sortis, mais ils étaient... enfin ils étaient assez outrés, assez scandalisés. »

Une irritation qui transparaît dans le résumé de l’évènement que propose l’Hérault du jour le lendemain : « Un des points à l’ordre du jour était la participation ou non des journalistes à cette assemblée, une précédente réunion qui s’était tenue la veille, un dimanche de vacances à 17h avec une cinquantaine d’étudiants ayant pris l’initiative d’interdire la presse invitée à utiliser les communiqués et les photos prises par des étudiants. Finalement le petit mais actif groupe anti-presse n’a pas eu la majorité, et l’assemblée générale a redonné naissance à la liberté de la presse, bien consciente qu’un mouvement non relayé a peu de chance d’être entendu » (07.03.06). Tout est bien qui finit bien puisque « l’Assemblée générale a redonné naissance à la liberté de la presse » ! Comme c’est touchant !

Une liberté de la presse si conquérante que les huis clos des conseils d’administration des grandes entreprises suscitent une indignation générale ! Une liberté d’informer si bien partagée que les conférences de rédaction nous sont largement ouvertes ! Mais dès lors que les étudiants souhaitent se réserver le droit, par décision soumise au vote, de refuser l’accès aux journalistes, afin de pouvoir, eux aussi, débattre en toute liberté, et de n’informer les journalistes qu’une fois arrêtée une position collective, voilà, comme dit la reporter de France 5, que « la question de la liberté de la presse se pose... ».

Le reportage laisse également s’exprimer un journaliste du Midi Libre qui fait montre d’une compréhension sincère, signe d’une grandeur d’âme : « Certains [des étudiants] sont persuadés effectivement qu’ils sont manipulés par les médias, que les médias sont eux même manipulés par le grand capital, et la majorité d’entre eux ne regardent pas les médias. C’est une idée préconçue et contre laquelle il est très difficile de lutter. Il n’y a pas de base de discussion puisqu’ils ne regardent pas, ils ne regardent pas ce que moi j’écris. Ils ne lisent pas : si vous regardez la revue de presse, elle a été enlevée, il n’y a pas Midi Libre ». Aucun doute à ce sujet : si ces étudiants paranoïaques lisaient plus souvent le Midi Libre, ils sauteraient dans les bras des journalistes !

En reportage à l’université d’Avignon, un journaliste de l’émission « C dans l’air » sur France 5 a été contraint lui aussi de quitter les lieux. « La visite malheureusement, n’ira pas plus loin, explique la voix off. Les étudiants viennent de voter l’interdiction des caméras dans l’université. La peur d’apparaître divisé, la fatigue, l’excitation... derrière les grilles et les barricades la tension se transforme parfois en véritable paranoïa. » (28 mars 2006). Mais le reporter n’a pas perdu son temps puisqu’il a réussi à ramener quelques images d’étudiants mettant en application la décision de l’Assemblée Générale.

Persécution des journalistes ?

A n’en pas douter, de telles images illustrent à merveille la finesse de l’analyse ou, plutôt, du diagnostic psychiatrique... Tout de même, pour se révolter, faut pas être très sain d’esprit !

La liberté de la presse menacée par de vilains garnements ? L’idée est pour le moins réductrice. Comme si la liberté d’informer n’était pas d’abord compromise, non par des exigences purement techniques, mais par des contraintes économiques et sociales qui n’ont rien d’intangible, mais qui pèsent sur le travail des journalistes ! Comme si l’évocation de la liberté de la presse pouvait dispenser d’un débat permanent sur la responsabilité sociale des journalistes ! Comme si celle-ci était la seule liberté, devant laquelle toutes les autres devait s’incliner en toutes circonstances - à commencer par la liberté pour les mouvements sociaux de choisir eux-mêmes leurs porte-parole et de décider eux-mêmes les formes de débat les mieux adaptées à leurs exigences démocratiques.

Quand la plupart des journalistes condamnent ou ne comprennent pas les enjeux d’un mouvement collectif - ou même croient le servir alors qu’ils l’entravent -, comment accepter comme « légitime » et « démocratique » un contrôle sans partage de l’institution journalistique sur la sélection de l’information et sur la parole diffusée dans les médias ? « Il y a un respect mutuel à avoir aussi..., explique une étudiante dans le reportage d’Arrêt sur images. Si on décide que non, ils n’ont pas le droit d’être présents, non ils ne sont pas présents. La liberté de la presse, je suis d’accord mais... Quelle liberté ? Parce que ce sont des rédacteurs en chef après qui vont couper ce qu’ils veulent, alors qu’ils n’étaient même pas présents sur les lieux... ».

Des étudiants partagés sur l’attitude à adopter

De nombreux indices permettent ainsi de penser qu’il s’est affirmé au cours des mobilisations étudiantes et lycéennes une vraie réflexion critique vis-à-vis des médias dominants. Ceci n’est pas sans rapport avec le fait que les jeunes contestataires se trouvaient engagés dans une lutte collective pour faire entendre dans le débat public leur refus des politiques libérales et obtenir la satisfaction de revendications politiques. Un tel combat ne pouvait que les amener à se heurter aux logiques médiatiques de suivisme à l’égard des pouvoirs en place, et en particulier à l’hostilité de la plupart des commentateurs officiels [3]. Pendant les quelques semaines d’une médiatisation intense, la jeunesse en lutte se trouvait ainsi confrontée à la fois aux images problématiques que donnaient les grands médias du mouvement anti-précarité, mais également à la gestion quotidienne des relations avec les journalistes présents pour couvrir les événements.

Les formes des mobilisations appelaient dès lors des choix indissociablement politiques et pratiques : de quelles formes d’organisation et de quelles règles de comportement se doter pour contrôler démocratiquement l’expression publique d’une parole collective ? Comment contrecarrer les règles imposées par des médias qui accréditent l’idée que la seule alternative à la soumission sans condition aux logiques médiatiques serait l’enfermement dans une posture de rejet radical et inconditionnel ? Comment, pour les acteurs d’un mouvement collectif, négocier des rapports avec les médias et, particulièrement, avec des journalistes que l’on rencontre de visu pour que le droit d’informer des premiers ne soit pas compromis par le droit d’informer des seconds ?

Diverses initiatives ont été prises pendant le mouvement pour tenter de répondre à ces questions : constitution de commissions chargés des relations avec la presse, création de chartes de communication - incluant parfois l’idée de faire signer aux journalistes un engagement à en respecter les règles - comme celles de Montpellier et de Censier (que nous reproduisons ci-dessous en Annexe de cet article) - usage quasi-exclusif du communiqués de presse (cas de la coordination nationale), ou bien encore le refus circonstancié de la présence des journalistes.

Quels rapports entretenir avec les médias ? Une telle question, on s’en doute, est loin d’avoir reçu une réponse unanime. De l’hostilité déclarée à la confiance béate (notamment de la part de ceux qui avaient beaucoup misé sur des stratégies de visibilité et de séduction médiatiques), elles ont été, en vérité, très diverses, comme en témoigne l’attitude de la représentante de l’Unef sur le plateau d’« Arrêt sur Images ».

Quoi ! Des étudiants refusent de se plier aux contraintes imposées par les journalistes ? Daniel Schneidermann remarque que le reportage à la faculté de Montpellier semble avoir surpris la porte-parole : « Nadjet Boubekeur je vous voyais effarée [rires] en écoutant les conditions posées par ces étudiants de Montpellier aux journalistes. C’est-à-dire que les consignes de l’Unef ne sont pas celles là... ». Elle confirme volontiers son étonnement : « Il n’y a pas de consignes de l’Unef sur quoi que ce soit vis-à-vis de la presse. [...] Moi je pense que c’est une bonne chose que la presse soit admise dans les assemblées générales [...] Je pense que c’est justement la presse qui a permis de populariser le mouvement... ».

Un avis que partage, semble-t-il, le dirigeant de l’Unef, Bruno Julliard : « La manière dont nous on voit la mobilisation, c’est une succession de maillons d’une même chaîne. Chaque maillon est fondamental. Mon rôle est particulier parce que médiatique, et puis aussi, probablement, important parce qu’on sait que cette bataille on la gagnera aussi parce qu’on a l’opinion avec nous. » Et de fait, le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas été avare en prestations médiatiques - on les compte par dizaines - et cela quels que soient le genre de l’émission et les conditions de son passage. Mais comment faire croire que se pavaner dans le show people de Thierry Ardisson, étalage de fric et d’arrogance, a sa place dans un combat contre les inégalités et le règne de l’argent ? Comment faire croire que participer à l’émission nombriliste de Pascal Clark sur Canal + (« En aparté ») soit le rôle d’un porte-parole qui prétend représenter d’autres que lui-même ? Reconnaître que Bruno Julliard a payé de sa personne pour obtenir le retrait du CPE ne doit pas empêcher de s’interroger sur son attitude pour le moins conciliante - le mot est faible - vis-à-vis des médias.

Face aux interviewers, Bruno Julliard est resté exagérément courtois quand il était invité à répondre aux questions les plus ridicules et les plus insultantes. Comme celles de Françoise Laborde, sur France 2 : « Est-ce que aujourd’hui les jeunes qui manifestent, qui bloquent les universités, on y reviendra, est-ce que vous êtes capable aujourd’hui d’entamer le dialogue, d’écouter des arguments, ou vous dites ‘non’ à tout ce qu’on vous propose ? » (« Les 4 vérités », 14.03.2006). Ou celles, moqueuses, de Jean-Pierre Elkabbach : « Comment faites-vous, Bruno Julliard pour être chaque jour gonflé de certitudes et avoir le sentiment d’avoir raison. Comment vous faites ? » (Europe 1, 27.03.2006). Dans l’émission de Marc-Olivier Fogiel, il a accepté la personnalisation jusqu’à la caricature. « Le dossier sur le contenu on l’a beaucoup entendu à la télévision » avait d’ailleurs annoncé d’entrée de jeu l’animateur, pour qui la seule raison d’inviter le représentant de l’Unef était de « tacher d’en savoir plus sur lui » car, naturellement, « il y a aussi une part perso qui se joue là-dedans ». L’analyse politique fut donc abandonnée, une fois de plus, sur le bord de la route pour laisser la place à des questions plus... terres à terres : « Vous voulez faire quoi dans la vie ? » ; « Comment ça sa passe quand la première fois vous avez un ministre qui vous appelle ? » ; « les autographes dans la rue, c’est le cas ? ». Et puis, le leader favori des médias s’est surtout plié à la règle fondamentale du système médiatique : ne jamais, au grand jamais, critiquer les journalistes qui vous invitent [4]. Eh oui, on ne crache pas dans la soupe !

Bien entendu, l’acceptation béate ou la soumission résignée n’étaient pas non plus absentes des mouvements étudiants et lycéens. Mais pas au point ne rechercher n’importe quelle forme de collaboration avec les journalistes sous prétexte d’en conserver le soutien, quitte à confiner leurs actions et leurs revendications dans les limites politiquement acceptables par les médias dominants. Comme si franchir la frontière du « médiatiquement correct » condamnait à coup sûr à perdre le soutien de « l’opinion » (en vérité comprendre : celle des journalistes). Comme si la recherche à tout prix de la bienveillance des médias était le principal garant de l’efficacité politique de leur action et la principale condition d’un large soutien populaire [5].

Les étudiants les plus mobilisés contre le CPE ont au contraire affirmé leur mouvement par des blocages des universités ou des occupations dites « sauvages » - de vraies « prises d’otages » pour certains présentateurs affectueux. Certes, certaines de leurs actions ont attiré l’attention des médias et étaient, plus ou moins, destinées à le faire (comme les occupations de lieux symboliques). Elles ne se réduisent par pour autant à une succession de « coups médiatiques », car leurs formes n’étaient pas nécessairement soumises aux mises en scène et aux spectacles choyés par les médias (taguer le siège du Medef, ce n’est pas vraiment « cool » pour les journalistes...). C’est évidemment le cas des occupations de journaux ou de radio, comme celles de Grenoble, le 11 avril 2006, lorsque des jeunes activistes ont envahi les locaux du Dauphiné Libéré puis occupé ceux de France Bleu Isère [6]. Parmi cette multitude d’actions « spontanées », beaucoup n’ont d’ailleurs bénéficié que de faibles échos médiatiques, parfois même au niveau de la presse locale.

Occupation

(source : http://endehors.org )

Tendre la joue ou sortir ses griffes ?

Ce n’est pas la première fois que la question du rapport aux médias dominants surgit au cœur d’une mobilisation sociale. Mais le mouvement anti-précarité l’a posée avec une vigueur inhabituelle. L’activité militante de critique des médias qui depuis des années, impulse ce questionnement, y est sans doute un peu pour quelque chose [7]. Des centaines de débats publics et de nombreuses contributions écrites ont remis à l’ordre du jour les problèmes que pose la médiatisation incontrôlée des mouvements sociaux [8].

Ces enjeux politiques ne peuvent plus être éludés par les syndicats, les associations et les formations politiques qui animent et/ou soutiennent la contestation sociale. Pourtant, combien de porte-parole se laissent encore régulièrement piéger dans des émissions de pseudo « débats démocratiques » ou monnaient du prix de leur silence leur présence dans les colonnes d’une presse malveillante à l’égard des réfractaires ? Combien d’organisations se refusent encore à faire de l’ordre médiatique existant (et des conditions d’expression qui leurs sont réservées) une cible de leurs combats ? [9]. Les médias dominants constituent aujourd’hui un obstacle majeur aux avancées de la « gauche de gauche ». Le mensuel CQFD a donc sans doute raison d’affirmer qu’il y a « peut-être là un bon critère pour évaluer le muscle d’une organisation qui se veut contestataire : sa capacité ou non à réfléchir au bon usage des médias, s’il faut leur parler, si oui à qui, quand, comment et à quelles conditions. Pourquoi par exemple ne pas conditionner sa prestation télé à la garantie que l’on s’en servira pour placer un laïus sur la presse et ses bourrages de crânes anti-grévistes ? [10] ».

De fait, s’abstenir de mettre en cause les médias revient à faire semblant d’ignorer que depuis vingt ans les médias dominants ont encouragé les politiques économiques et sociales que nous combattons. A quoi servirait de spéculer sur la bonne ou mauvaise couverture médiatique réservée aux mouvements anti-CPE si on ne rappelle pas au préalable que depuis des années les journalistes dominants réclament à tue-tête « la réforme du marché du travail », comme ils disent ? Et puis, comment se plaindre du bourrage de crânes anti-grévistes si l’on a rien entrepris pour le combattre ? [11].

Médiatisation...

(La “médiatisation” inattendue de la critique des médias (Magazine « 7 à 8 », TF1,19 mars) : une image fugace de la table de presse des grévistes de la faculté de Jussieu.)

La stratégie de la médiatisation à tout prix n’est nullement indispensable. La campagne contre le projet de Constitution européenne a prouvé qu’il était possible de remporter des victoires politiques importantes en dépit de l’hostilité affichée par la quasi-totalité des journalistes les plus en vue. La victoire du 29 mai rappelle que c’est avant tout le travail militant de terrain, le travail de longue haleine des critiques et des combats toujours recommencés qui rendent possible un mouvement collectif et puissant de contestation du capitalisme. Pourquoi, dès lors, emprunter les raccourcis d’une médiatisation inconditionnelle et obsessionnelle ? Comme le rappelait l’historien Christopher Lasch, « l’expérience historique concrète de tous ceux qui ont essayé d’instrumentaliser les médias de masse à des fins critiques, subversives et révolutionnaires » est que « de telles tentatives sont vouées à l’échec  ». « Les militants politiques qui cherchent à changer la société, concluait-il, feraient mieux de se consacrer au travail de longue haleine que suppose l’organisation politique plutôt que d’essayer d’organiser un mouvement en se fiant à des miroirs » [12]. Voilà qui mériterait, au minimum, une réflexion sérieuse.

Arnaud Rindel

Annnexe. Documents : Deux chartes de communication.

 
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Notes

[1Ce n’est, semble t-il, pas l’état d’esprit du journaliste de France 3 interpellé par les deux étudiants lors du reportage de l’émission « Arrêt sur images », qui précise au contraire que ce genre de discussion lui est « très agréable, parce que ça permet de capter un petit peu comment on travaille, comment c’est perçu ».

[2Le sociologue Pierre Bourdieu a montré pourquoi les dispositifs télévisuels de cette émission y rendent pour le moins improbable une critique conséquente des médias, de la télévision en particulier : lire Pierre Bourdieu, « Analyse d’un passage à l’antenne », Le Monde diplomatique, avril 1996.

[3Voir le dossier consacré par Acrimed à la couverture du CPE et « Quand les grosses têtes planchaient sur le CPE », Plan B n°2, mai 2006, pp.10-11.

[4Cette soumission lui vaut d’ailleurs une critique acerbe du mensuel CQFD. Lire « Faux amis : Bruno Julliard », publié dans CQFD n°33, avril 2006.

[5Voir également, à ce sujet, « Coups de pied dans le micro », Le Plan B n°2, mai 2006.

[6Un texte a même été enregistré et diffusé au journal de 17 heures ! On trouvera des récits de cette aventure sur le portail d’indymedia Grenoble ainsi que dans le mensuel marseillais CQFD.

[7Et, notamment, l’activité déployée par Acrimed, le journal Pour Lire pas lu, et bien d’autres encore...

[8Voir, par exemple, Serge Halimi et Pierre Rimbert, « Contestation des médias ou contestation pour les médias ? », in Pascal Durand (Dir.), Médias et Censures. Figures de l’orthodoxie, Editions de l’Université de Liège, 2004, p.144. Voir également la contribution d’Henri Maler, « Quand les médias dominants arbitrent les débats au sein d’Attac », publié sur le site d’Acrimed le 21decembre 2005 : et la rubrique « Que faire face aux médias du mépris social ? ».

[9Lire en particulier l’appel lancé par Acrimed à la suite du référendum de mai 2005 : « Lettre ouverte à la gauche de gauche. Les médias désavoués ? Et maintenant ? ».

[11« Les mensonges énormes que peuvent dire les grands médias sans être inquiétés marquent sans doute la faiblesse de notre engagement contre eux », remarque avec justesse un militant dans le journal No Passaran « L’étudiant, le policier et le journaliste », No Passaran n°48, avril 2006.

[12Christopher Lasch, Culture de masse ou culture populaire ?, Climats, 2001, p.61.

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