I. Face Ă la patronne des patrons
Un accueil de brosse-Ă -reluire
- Jean-Pierre Elkabbach : « Vous vous rendez compte Bruce [Toussaint], la dernière sĂ©ance de la nĂ©gociation avec les syndicats commence dans 40 minutes, Laurence Parisot merci d’être lĂ avec nous, c’est assez exceptionnel. »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Merci, c’est vous qui conduirez la nĂ©gociation pour le Medef, la nĂ©gociation va Ă©chouer ou aboutir Ă un accord d’ici Ă 21 heures, ou Ă©ventuellement demain matin, est-ce qu’un dĂ©lai supplĂ©mentaire est d’ores et dĂ©jĂ envisageable ? » (Elkabbach anticipe la rĂ©ponse de Parisot en la mimant avec les mains !)
- Laurence Parisot : « Non. »
- Jean-Pierre Elkabbach : « Les 45 patrons… donc il y a un enjeu majeur, et un engagement majeur de tous les syndicalistes et du Medef. »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Les 45 patrons du conseil exĂ©cutif du Medef rĂ©unis hier soir vous ont auditionnĂ©e, d’après ce qu’on m’a racontĂ©, on vous a applaudie, c’est vrai ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « C’est-Ă -dire qu’il y a unanimitĂ© patronale pour vous donner mandat, aux nĂ©gociateurs du Medef, de rĂ©ussir Ă un vĂ©ritable accord. »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Un accord petit, a minima comme on l’entend, ou un vrai accord ? »
Les questions d’un passe plat
- Jean-Pierre Elkabbach : « Donc, sur les points de friction que nous allons voir tout Ă l’heure, le Medef peut bouger puisqu’il y a unanimitĂ© des patrons, et vous ĂŞtes prĂŞts peut-ĂŞtre Ă d’ultimes concessions, mais dĂ©jĂ , voyons le contenu. Est-ce que vous acceptez les complĂ©mentaires des frais de santĂ© pour les trois millions cinq cent mille salariĂ©s surtout des petites entreprises qui n’en bĂ©nĂ©ficient pas encore ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Mais votre rĂ©ponse c’est oui, c’est-Ă -dire c’est trois milliards de coĂ»t, la moitiĂ© payĂ©e par les employeurs et applicable, pourquoi vous dites dans quatre ans, ça peut pas se faire plus vite ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Mais sur le principe il y accord et avancĂ©e du Medef. »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Olivier [Saben ?] disait tout Ă l’heure que la CFDT demande aussi des droits rechargeables qui permettent Ă un chĂ´meur reprenant un emploi de ne pas perdre ses droits Ă l’assurance chĂ´mage. Le Medef est-il d’accord ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Mais ça Ă©-vo-lue lĂ ! »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Le Medef accepte-t-il que des reprĂ©sentants des salariĂ©s siègent dans les conseils d’administration des entreprises mondiales qui font plus, d’après ce que j’ai lu dans le protocole, plus de 15 000 employĂ©s, et naturellement pas pour faire de la figuration, mais pour voter avec des voix dĂ©libĂ©ratives ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « L’article 17 de ce protocole permet qu’en cas de crise, et de carnet de commandes qui se vide, les salariĂ©s accepteraient la baisse momentanĂ©e de la durĂ©e du travail et du salaire, avec en Ă©change le maintien de l’emploi et des effectifs. Si c’est vrai, c’est un pas important vers la flexibilitĂ©, est-ce que c’est vrai ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « C’est-Ă -dire les droits sociaux acquis ne sont pas touchĂ©s, mais est-ce que ça veut dire que l’employeur ne va pas en profiter justement pour prolonger des situations qui l’avantagent ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « En cas de conflit ou de sĂ©paration avec un salariĂ©, l’accord prĂ©voit de chercher aux prud’hommes en gĂ©nĂ©ral moins le contentieux que la conciliation… Comment ? »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « D’accord, mais les salariĂ©s ont peur, eux, du licenciement… »
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- Jean-Pierre Elkabbach : « Laurence Parisot,il y a du contenu, mais il reste des incertitudes, des points de blocage, des conditions sine qua non des syndicats sur la taxation des contrats courts, est-ce que vous allez bouger ? »
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « Non mais ça veut dire est-ce que vous ne lâcherez rien, est-ce que ça veut dire… vous ĂŞtes si près du but, avec le contenu que vous venez de dire, Laurence Parisot, est-ce qu’à cause des CDD, taxer ou pas taxer, la nĂ©gociation peut aujourd’hui capoter ? »
La conclusion d’un chargĂ© de com’
- Jean-Pierre Elkabbach : « Sur les CDD, l’État et les collectivitĂ©s locales utilisent plus, ou est-ce qu’ils utilisent moins de CDD que vous les patrons ? »
- Laurence Parisot : « Il y a eu une croissance tout Ă fait spectaculaire des contrats courts, notamment de moins d’un mois, ces dix dernières annĂ©es. Or vous avez raison de mettre cela en avant, l’essentiel de cette croissance, 60 %, est de la responsabilitĂ© des administrations publiques […] »
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « Mais il faudra que ça bouge au dernier moment, sinon il y a Ă©chec. »
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « Dernière question : en quoi un accord conclu avec trois syndicats, mĂŞme si ils sont rĂ©formistes a une dimension historique ? En quoi ? »
II. Test comparatif
Face à des syndicalistes (4 février 2013) : un gardien de l’ordre
Bref rappel de l’interrogatoire des syndicalistes.
Face Ă Jean-Pierre Mercier
- Jean-Pierre Mercier : « [...] Et ils ont dĂ©cidĂ© de voter la grève reconductible avec occupation. Et depuis hier, c’est zĂ©ro voiture qui sortent de l’usine… »
- Jean-Pierre Elkabbach (en père sĂ©vère) : « Et vous en ĂŞtes fier ?
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « Mais est-ce qu’on ne peut pas, Ă l’intĂ©rieur de l’usine, utiliser moins de boulons, de pĂ©tards et d’œufs ? »
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « La contestation, Jean-Pierre Mercier… est utile. Mais les cris, les invectives, les menaces, les coups le sont beaucoup moins ! »
Face à Mickaël Wamen
- Jean-Pierre Elkabbach (pointant le doigt vers son interlocuteur) : « Ça a l’air d’être facile de discuter avec vous ! Quand on vous entend et qu’on vous voit parler comme ça ! »
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « Et le 13 fĂ©vrier, une fois que la manifestation aura eu lieu ? Qu’est-ce que ça aura changĂ© ? »
[…]
- Jean-Pierre Elkabbach : « Quand vous entendez parler du mot compĂ©titif, du mot compĂ©titivitĂ©, vous pensez que c’est un gros mot ? »
Et quand vous entendez « Elkabbach », vous pensez quoi ?