Observatoire des media

ACRIMED

Accueil > Critiques > (...) > Enquêtes en tous genres

EN BREF

Un critique du Point risque sa vie pour faire son métier

par Denis Souchon,

Le 29 janvier 2015 Le Point mettait en ligne un article d’André Tubeuf consacré à l’inauguration de la Philarmonie située dans le 19ème arrondissement de Paris.

Et, à le lire, on a pu apprendre que la Porte de Pantin est, en réalité, une « no-go zone » :

Encore faut-il y arriver ! Malgré la très rassurante présence proclamée de parkings et de stations de taxis, malgré des autobus en nombre (pas les plus connus des Parisiens : les 75, 151, 684,
PC2, PC3), on a choisi le seul moyen de transport qui à Paris respecte son horaire, le métro.
Il est assez plein à cette heure. Porte de Pantin, il y a bien un escalier roulant pour sortir, mais il est du mauvais côté et obligerait à traverser. Donc, déjà une cinquantaine de marches. Compter ensuite quatre à cinq minutes selon le pas en terrain découvert. Heureusement, il vient de cesser de pleuvoir. Un filet de lumière nous guide au sol, mais les derniers pavés vont être meurtriers comme ceux du Paris-Roubaix. Talons aiguilles, s’abstenir. Mal marchants, sujets au vertige, prévoir un bras ami : pour tous ces degrés, puis les autres (sans appui) dans la salle même, et l’escalier roulant qui, à la descente, vous fait plonger plein ciel, face à rien. Ah, oui, la musique se mérite. Sans doute ne l’aimaient-ils pas assez, ceux qui pour se rendre à Pleyel n’avaient qu’à se laisser tomber d’un autobus ?

Nos compliments à cet aventurier qui est déjà commandeur de l’ordre national du Mérite et qui mériterait sans doute, pour ce courageux reportage, la Légion d’Honneur.

Denis Souchon

- Signalé par Maxime Prunet

 
  • Enregistrer au format PDF

Souscription 2018Souscription 2018

A la une

Les petits forçats du journalisme

Panorama inquiétant des offres d’emplois dans le milieu journalistique.

Souscription 2018 : appel à la mobilisation générale !

Plaidoyer (inquiet) pour que les dons affluent…

Aquarius : Bernard Guetta vole au secours du gouvernement italien

Demi-vérités et omissions orientées sur le service public.

Misère du documentaire politique

À propos de deux films consacrés au « Penelopegate » qui consacrent l’inanité et l’inutilité du journalisme politique.