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Stigmatisation des grèves et des manifestations : France info appelle l’Europe à la rescousse

par Jérémy de Rugy, Julien Salingue,

Nous avons eu l’occasion de souligner à diverses reprises l’unanimisme des éditocrates français pour condamner les grèves et mobilisations contre la Loi Travail. Plus largement, la tonalité dominante dans les grands médias français est celle d’un accompagnement de la réforme et d’un dénigrement du mouvement en cours, le tout sous couvert d’information, y compris lorsque la parole semble être donnée à des représentants syndicaux au cours d’interviews qui ressemblent davantage à des interrogatoires.

Le 28 mai dernier, France info a proposé à ses auditeurs une petite innovation, au cours de l’émission « Micro européen », diffusée chaque samedi et présentée comme un « débat hebdomadaire entre deux journalistes européens pour élargir notre champ de vision sur l’un des sujets de la semaine en France ou en Europe ». Pour le dire autrement, chaque semaine, en six minutes chrono, Marie-Christine Vallet accueille des journalistes étrangers afin de recueillir leur opinion sur l’actualité française.

L’émission du 28 mai était ainsi consacrée aux grèves et aux manifestations en France, et le moins que l’on puisse dire est que nous avons assisté à un festival de clichés et de généralisations hâtives qui, loin d’« élargir le champ de vision », ont contribué à le restreindre un peu plus.

« C’est la France dans sa splendeur »

Le 28 mai, Susanne Freitag (ZDF, Allemagne) et Helena Petaistö (MTV3, Finlande) étaient ainsi invitées à se prononcer, non pas sur la mobilisation en général mais « sur la semaine de blocages dans les raffineries ou les dépôts d’essence », des phénomènes qui « soulèvent l’inquiétude et ternissent l’image de la France ». Le titre du podcast sur la page de l’émission annonce d’ailleurs la couleur :

Autrement dit, un mélange entre, d’une part, des modes d’action des salariés (« grèves », « blocages ») et, d’autre part, les « casseurs » : procédé qui, s’il n’est – malheureusement – pas très original, donne un avant-goût du contenu de l’émission.

Après une brève introduction, Marie-Christine Vallet pose une première question à ses deux invitées :

– Marie-Christine Vallet : « Ce blocage de l’essence ou la baisse de production d’électricité, que pensez-vous de cette méthode ? Susanne Freitag ? »

Les deux journalistes de la presse étrangère sont donc interrogées, non pas sur la mobilisation en elle-même, mais sur le type d’action employé par les salariés pour se faire entendre. Question d’une originalité confondante… Et, bien évidemment :

– Susanne Freitag : « Bah d’un point de vue allemand, on dirait ’’c’est la France dans sa splendeur’’. Quand quelque chose ne va pas, on n’est pas content avec la politique, on prend le bras radical. Par contre, là, c’est quand même très radical par rapport à tout ce qu’on a pu voir ces dernières années et sous les derniers gouvernements. Ça commence à être un vrai bras de fer parce que bloquer la population, bloquer les voitures, bloquer les trains... On commence à parler des avions et tout ça. Ça se poursuit pour être une grève générale et là on commence à se poser des questions en Allemagne. »

Nul besoin de s’appesantir sur les clichés véhiculés (la France toujours en grève, les Français jamais contents et radicaux, etc.), ni sur l’évident parti pris de Susanne Freitag qui ne semble guère en empathie avec la mobilisation. Ce qui est le plus frappant ici, c’est la prétention à présenter le « point de vue allemand ». La journaliste de la ZDF représente-t-elle toute l’Allemagne ? Et, question subsidiaire : les Allemands pensent-ils tous la même chose ? Deux problèmes qui ne semblent pas gêner la journaliste de France info, qui considère peut-être que l’Allemagne est un « paradis » sur Terre où tout le monde pense miraculeusement la même chose, et où les désaccords sont aussi fréquents qu’une licorne en liberté.

– Marie-Christine Vallet : « Helena Petaistö ? »
– Helena Petaistö : « Je suis tout à fait d’accord avec ma consœur allemande. Si on pense à où va amener ce bras de fer, bon on pense tout de suite à ce que ça a fait il y a un peu plus de vingt ans. Donc à l’époque c’était Blondel qui avait décidé d’avoir la peau de Juppé, là on a l’impression que c’est vraiment Martinez qui veut la peau de Valls. J’étais donc à la manifestation qui a mal terminé jeudi. Là j’ai pu parler avec des gens et c’était assez aberrant. J’ai eu une professeure qui m’a dit, carrément, ’’mais non, on continue jusqu’au bout, jusqu’à ce que Valls tombe’’. »

Helena Petaïsto est donc « d’accord avec sa consœur allemande ». À propos de quoi ? De ce que « les Allemands » pensent ? Ou plutôt de ce que pense Susanne Freitag, en se réfugiant derrière « le point de vue allemand » ? La suite de l’intervention de la journaliste finlandaise répond à cette question. Après un parallèle historique Blondel-Martinez qui réduit le conflit à une simple affaire de règlement de comptes personnel (où c’est toujours le syndicaliste qui « veut la peau » du Premier ministre, et pas l’inverse), Helena Petaistö nous raconte, visiblement estomaquée, sa rencontre avec une personne mobilisée. Confrontée à une enseignante désireuse de faire entendre sa voix, la journaliste finlandaise n’en croit pas ses oreilles lorsqu’elle entend « carrément » que la manifestante ne compte pas abandonner la lutte. Voilà qui nous donne un indice sur l’estime qu’elle porte à la mobilisation – et aux personnes mobilisées.


« Des journaux européens appellent François Hollande à tenir bon »

Une attitude un brin méprisante, qu’on retrouve dans l’échange suivant, où les propos deviennent même « carrément » acides :

– Marie-Christine Vallet : « Et ça, ça vous surprend ou pas ? »
– Helena Petaistö : « Ben évidemment ça nous surprend énormément. On a toujours eu l’impression depuis des lustres qu’en France la démocratie parlementaire ça ne fonctionne pas. Il y a la démocratie de la rue, si on peut appeler ça la démocratie. Chez nous, et dans beaucoup de pays européens, on négocie, on négocie, on négocie. Si ça n’amène à rien, après on fait une grève. Mais la grande différence c’est qu’on n’a jamais des casseurs. »

Venue de Finlande, une démocratie parlementaire, Helena Petaistö est évidemment qualifiée pour « analyser » (en une phrase et non sans une certaine arrogance) la démocratie à la française. Pour elle, le système français « ne fonctionne pas ». Pis, la libre expression des citoyens dans la rue est une étrangeté absolue qu’il serait peu avisé d’associer à la démocratie. Puis, la journaliste sous-entend que les syndicats français ne prennent pas part aux négociations – défiant toute logique et oubliant de rappeler que dans le cas de l’élaboration de la Loi Travail, ils n’ont pas été conviés à négocier –, et finit par évoquer les « casseurs », entretenant ainsi un amalgame entre le combat des salariés pour leurs droits et des comportements minoritaires.

La discussion se poursuit :

– Marie-Christine Vallet : « Alors des journaux européens, notamment britanniques, appellent François Hollande à tenir bon (c’est ce qu’ils disent). Comment vous voyez la réponse du gouvernement ? Susanne ? »

Il faut relire cette question pour mesurer à quel point elle est surréaliste. La journaliste de France info évoque « des journaux européens » (lesquels ?), « notamment britanniques » (pourquoi ce choix alors que les invitées sont allemande et finlandaise ?) qui appelleraient François Hollande à « tenir bon ». Est-ce vrai ? Peut-être – de toute façon, l’auditeur n’en saura pas davantage. Mais il aura compris l’essentiel : la presse européenne semble globalement soutenir François Hollande. Le procédé rhétorique n’est pas très subtil, mais après tout, pourquoi s’encombrer de nuances ?

La réponse de la journaliste de la ZDF est, dès lors, des plus attendues :

– Susanne Freitag : « Bah en Allemagne on dirait aussi peut-être un peu moins fortement mais ’’tenez-bon il faut vraiment réformer la France’’ parce qu’en Allemagne on a depuis un certain temps l’impression que la France est incapable de faire des vraies réformes. Du côté allemand, il y a une hésitation chez beaucoup d’investisseurs à dire ’’bon, est-ce qu’on peut aller en France, parce que si ça va pas on va pas pouvoir travailler’’. Parce que là y’a plus assez d’essence, les gens peuvent plus bouger, donc ça fait un peu peur aux investisseurs. »

De nouveau, Susanne Freitag semble parler au nom d’une Allemagne unifiée… dans sa volonté de voir la France être « réformée ». Ce qui n’est guère étonnant, car ce « côté allemand » dont elle se fait l’interprète est d’abord celui des « investisseurs », confirmant sa tendance à entonner, sans en avoir l’air, le refrain des néolibéraux européens, en appelant le gouvernement à ne pas céder face aux manifestants et à poursuivre dans la même voie car cette France indomptable doit « vraiment » être réformée. Et par « vraies réformes », il faut sans doute entendre flexibilité et découpe au sécateur du code du travail.

Et de poursuivre :

« Niveau peuple, il y a des gens aussi, surtout la gauche en Allemagne, qui admirent un peu la France pour cette force de rue en disant ’’oh on aimerait bien avoir une culture pareille’’ parce que chez nous ça serait pas possible d’avoir ces scènes-là quand on est contre une loi. Les syndicats allemands sont beaucoup plus forts, beaucoup de gens sont syndiqués, alors ils négocient avec les employeurs ou avec l’autre côté, et si là on n’arrive à rien, les gens ont le droit de faire la grève. Mais ça doit être annoncé et ça n’arriverait jamais à un blocage comme ça peut arriver en France. »

Nous sommes rassurés : à part ces investisseurs lucides sur la situation française, il y a « aussi » quelques personnes d’un avis différent : gens du « peuple » et/ou de « gauche », ils rêveraient d’avoir en Allemagne des « scènes pareilles » (de quoi parle-t-on ? Des « casseurs » ? Des « blocages » ?). Ce faisant, la journaliste admet qu’il existe bien, outre-Rhin, des « gens » admiratifs du combat mené par les syndicalistes français. Mais ils sont délégitimés d’avance, et c’est sans doute pour cela que les « investisseurs », dont l’opinion est plus valable que celle du « peuple », sont cités en premier [1]..

Et, cerise sur le gâteau, la correspondante ajoute un mensonge éhonté à sa diatribe, en arguant que son pays serait vacciné contre ce genre de soulèvement populaire. Il semble que l’intervenante ait la mémoire un peu courte, ou alors qu’elle soit peu au fait de ce qui se passe en Allemagne (ce qui est un peu gênant quand on prétend exposer le « point de vue » allemand) :

Mais poursuivons.


« Des drapeaux de Che Guevara et de l’Union soviétique »

– Marie-Christine Vallet : « Helena ? »
– Helena Petaistö : « Je ferais aussi une remarque qui nous affole, en tout cas quand je fais le reportage et quand j’ai montré les images, j’ai eu beaucoup de retours où les gens étaient complètement ahuris quand ils ont vu que dans les défilés il y avait encore des drapeaux de Che Guevara et de l’Union soviétique. »
– Marie-Christine Vallet : « Les téléspectateurs finlandais ? »
– Helena Petaistö : « Oui, qui nous ont envoyé des mails hein. Et donc ils ne comprennent pas. »

Nous n’avons pas pu consulter les « reportages » et les « images » diffusés sur la chaîne de télévision pour laquelle officie Helena Petaistö. On peut toutefois supposer que si « les gens » en ont retenu « des drapeaux de Che Guevera et de l’Union soviétique » [2], c’est probablement parce qu’on les leur a donnés à voir… Des drapeaux de l’Union soviétique dans les manifestations ? Le moins que l’on puisse dire est que, s’ils existent, ils doivent pouvoir se compter sur les doigts d’une main. Les montrer dans des reportages diffusés dans un pays, la Finlande, qui, rappelons-le, a été envahi par l’Union soviétique, est à la limite de la manipulation, et en dit davantage sur l’état d’esprit de la journaliste que sur celui des Finlandais à qui, si l’on en croit les déclarations outragées de la journaliste, il est à craindre qu’on n’ait guère exposé les tenants et les aboutissants de la mobilisation.

Et Helena Petaistö de poursuivre :

« Et aussi une chose qui est très différente, ici [en France] on ne parle jamais de ce que ça peut faire à l’euro, ni la gauche ni la droite, pas trop les journalistes non plus, et donc nous ce qui nous inquiète le plus, c’est qu’on est dans le même euro. Tout ce que vous faites en ce moment, ça a des répercussions sur l’euro. Et la France est quand même la deuxième puissance de l’euro. »

On notera de nouveau que la journaliste finlandaise emploie un « nous » qui donne l’impression qu’elle parle au nom de tous les Finlandais. Et on a du mal à croire que la population finlandaise soit « inquiète » pour « l’euro » [3] lorsqu’elle entend parler des mobilisations en France. Mais peut-être sommes-nous trop sceptiques.

Et ce n’est pas encore fini.

– Marie-Christine Vallet : « Et la situation vous paraît inquiétante, Susanne ? »

Une question d’une exemplaire neutralité.

– Susanne Freitag : « Bah je dirais dans un sens où ça tombe juste avant l’Euro de foot. Y’a beaucoup d’Allemands qui vont venir, qui commencent à se poser des questions. On voit des manifestations qui débordent et on avait déjà avant les attentats, donc on me pose régulièrement la question : ’’est-ce qu’on peut venir, est-ce qu’il y a pas trop de menaces terroristes, est-ce que ça se sent ?’’. Et maintenant ils vont dire ’’bah est-ce qu’on aura de l’essence, est-ce que ça vaut le coup vraiment de prendre la voiture pour aller dans un pays où on n’est pas sûrs que l’Euro de foot va se dérouler dans les bonnes conditions ?’’. On a aussi beaucoup parlé du surmenage des policiers qui doivent déjà vraiment lutter contre le terrorisme et en plus sécuriser l’état des fans qui viennent pour faire la fête en France. Cette France qu’on adore parce que justement il y a la joie de vivre et tout ça qu’on admire tellement. Ils se posent vraiment des questions. Donc par rapport à ça je crois que l’image de la France prend un sacré coup à l’étranger. Quand on vit à l’intérieur on se dit ’’okay, on a vu très souvent que c’est comme ça qu’on change quelque chose’’. Mais la menace générale sous laquelle se trouve la France, je pense que la réputation en prend un grand coup là actuellement. »

Difficile de commenter ce gloubi-boulga dans lequel la journaliste de la ZDF amalgame joyeusement manifestations, attentats, pénurie d’essence, menace terroriste, etc. [4] On se contentera de remarquer qu’en la matière, Susanne Freitag n’invente rien, reprenant à son compte les outrances de Franz-Olivier Giesbert (et sa comparaison entre la CGT et Daech), du Figaro (qui dénonce le « terrorisme social ») et de quelques autres.


« C’était comme à Gaza à mes yeux »

– Marie-Christine Vallet : « Helena ? »
– Helena Petaistö : « Oui c’est exactement ça. Évidemment tout le monde chez nous pense aussi au foot. »

C’est définitif : Helena Petaistö est madame tout-le-monde (de Finlande). Elle poursuit :

« Je fais encore une référence à ce que j’ai vu jeudi ici parce que là cette fois-ci [interrompue]... »
– Marie-Christine Vallet : « Ça vous a marqué, hein ? »
– Helena Petaistö : « Ça m’a marqué parce que je suis tombée pile dedans, quand les jeunes ont commencé à jeter les pierres, alors ça c’était comme à Gaza à mes yeux [sic] et on était en plein dedans avec mon cameraman, et on a vu que la police n’a absolument pas d’autre moyen que mettre le gaz lacrymogène et moi aussi j’ai eu vraiment la dose à fond, donc on a dû fuir. Donc je vois dans quel stress et impossibilité de faire normalement est la police. »

La journaliste finlandaise éprouve donc une nouvelle fois le besoin de partager son expérience particulière au milieu d’une manifestation. Reconnaissons au passage à Marie-Christine Vallet le mérite d’avoir relevé que cette expérience avait « marqué » sa consœur. Elle s’est en revanche abstenue de relever l’outrance de la comparaison entre les manifestations en France et la bande de Gaza ? Par charité, nous ne ferons pas de commentaire sur cette fulgurance, même si nous serions très intéressés de savoir ce que « les Finlandais » en pensent.

C’est la fin de l’émission et, après avoir à plusieurs reprises signifié ce qu’elle pensait de la mobilisation et des manifestants, Helena Petaistö finit par se poser en avocate des forces de police – alors même qu’elle en a été une victime collatérale. Selon elle, les policiers avaient ainsi toute légitimité à utiliser du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Soit. Pas un mot au sujet des multiples violences commises par les forces de police elles-mêmes ? Soit. Étaient-elles justifiées elles aussi ? Nous ne le saurons pas. Mais peut-être s’agit d’une simple hallucination collective de ces diables de Français, nostalgiques de l’Union soviétique.

– Marie-Christine Vallet : « Eh bien merci à vous deux pour ces témoignages et ces impressions ».

En effet : merci. Et merci, également, au service public.


***



On l’aura compris : le problème n’est pas ici le parti pris des deux journalistes (qui ont le droit de penser ce qu’elles veulent), mais le fait qu’elles soient présentées comme les représentantes, voire même les porte-parole, de pays entiers. Et, heureuse coïncidence, leurs propos vont à l’appui de la tonalité dominante du traitement médiatique des mobilisations contre la Loi Travail. Les grands médias manquent-ils à ce point d’arguments qu’ils se sentent obligés de chercher du soutien auprès de consœurs étrangères, en suggérant de manière à peine dissimulée que le point de vue de ces dernières serait naturellement représentatif de celui des populations de leurs pays d’origine ?

On ne peut en outre manquer de relever qu’il est pour le moins cocasse de convoquer des journalistes pour leur demander ce que pensent des populations… qu’elles ont elles-mêmes informées ! Une variété originale de conflit d’intérêts, ou à tout le moins une confusion des genres qui ne semble pas déranger Marie-Christine Vallet qui, comme on a pu le voir, par ses questions et ses relances, abonde dans le sens de ses invitées. Rappelons que « Micro européen » se présente comme un « débat » destiné à « élargir notre champ de vision ». Pas sûr que le 28 mai 2016, les auditeurs de France info ont vu leur « champ de vision » « s’élargir », puisqu’ils ont entendu une version à peine modifiée de ce qui leur est asséné chaque jour par des médias bien français.

Quant au « débat »… Il n’a pas eu lieu, puisque tout le monde semblait d’accord, sur l’antenne de France info, pour reprendre à son compte le même mot d’ordre : haro sur les grévistes !


Jérémy de Rugy et Julien Salingue

 
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Notes

[1On peut en outre s’interroger sur l’expression « niveau peuple », qui semble faire du « peuple » une masse informe et peu informée. Maladresse de langage ou expression du mépris inconscient de la journaliste ?

[2On notera au passage la juxtaposition de Che Guevara et de l’Union soviétique. Les connaisseurs apprécieront…

[3On parle ici de la monnaie, pas du football. Mais patience, on y arrive.

[4On pourrait considérer que Susanne Freitag évoque à raison le contexte dans lequel intervient l’Euro de foot, et les risques qui pèsent sur la compétition (terrorisme, hooliganisme). Mais ces considérations sont noyées dans les amalgames…

La meute des éditocrates

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