Observatoire des media

ACRIMED

Les prescriptions journalistiques du (bon) Docteur Aphatie

par Pauline Perrenot,

Encore Jean-Michel Aphatie ? [1] Eh oui, encore ! Pourquoi ? Parce que nous essayons de faire notre travail d’observateurs (critiques) de l’espace médiatique, dont nous ne pouvons pas analyser le fonctionnement, les évolutions et les effets sans prendre en compte le rôle que jouent, successivement et/ou simultanément, ceux qui trônent et plastronnent dans les médias dominants, à l’instar de Jean-Michel Aphatie [2].

Le 12 janvier dernier, Jean-Michel Aphatie était l’invité de l’émission de France inter « Si tu écoutes, j’annule tout », animée par Charline Vanhoenacker : une émission au cours de laquelle il a notamment été interrogé au sujet de son livre On prend (presque) les mêmes et on recommence (Flammarion). Et alors que l’équipe de l’émission lui faisait remarquer qu’il a peut-être écrit son livre (consacré à la présidentielle de 2017) un peu trop vite, puisqu’il y a consacré des chapitres à Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé… mais pas François Fillon, Manuel Valls ou Benoît Hamon, Jean-Michel Aphatie s’est fendu de cette réponse : « Je fais partie de ces gens qui se trompent de temps en temps, qui ne voient pas tout, qui ne comprennent pas tout, donc des journalistes quoi ».

Une déclaration d’une touchante modestie qui n’a pas manqué de nous faire penser à une autre interview de Jean-Michel Aphatie sur France Inter, en septembre dernier, durant laquelle le bon docteur Jean-Michel était beaucoup moins modeste, n’hésitant pas à se poser en fin spécialiste du métier de journaliste politique et à prescrire ses remèdes pour réaliser une « bonne interview ».

Le 1er septembre 2016 sur France Inter, Sonia Devillers lançait son « Instant M » [3], consacré à l’analyse de l’interview politique, avec les constats suivants :

La nouvelle chaîne d’info publique France info : démarre aujourd’hui. Qu’est devenue l’interview politique ? D’un côté le QCM, le pour, le contre, le oui, le non, la question cantonnée au minimum de l’efficacité. De l’autre, la tentation de l’intime. Cette année, se multiplient les divans cathodiques où nos candidats sont invités à se confesser. Bref, quelles sont les ornières et les défis du questionnement politique ?

« L’accroche » a de quoi allécher, et nous avons suffisamment pointé les phénomènes de dépolitisation et de « peopolisation » dans le traitement des sujets de politique intérieure pour relever les interrogations de Sonia Devillers. Mais quelle ne fut notre surprise à l’annonce des noms des journalistes invités pour discuter d’un tel sujet : autour de la table, Jean-Michel Aphatie et Gilles Bornstein. Le premier officie tous les matins, sauf le week-end, depuis la rentrée de septembre 2016, sur la nouvelle chaîne de télévision publique d’information en continu franceinfo : en compagnie du second [4], ex-rédacteur en chef de « Des paroles et des actes », une émission dont nous avons plus d’une fois remarqué le respect scrupuleux de la déontologie journalistique.

Mais pourquoi devrions-nous être méfiants ? En réalité, qui mieux que Jean-Michel Aphatie pourrait évoquer les ornières du questionnement politique dans les grands médias ? Un éditocrate connu pour son amour du débat de fond politique. Un éditocrate distingué pour sa perspicacité, sa réserve et son respect du travail d’investigation politique mené par des confrères. Un éditocrate respecté pour son attachement au pluralisme, mesurant l’intérêt démocratique de donner la parole à des voix peu familières des plateaux de l’audiovisuel. Un éditocrate, enfin, admiré pour son impertinence et son indépendance.

Véritable théâtre où s’épanouissent en chœur toutes les qualités du journaliste précédemment citées, l’émission de France Inter ne laisse planer aucun doute : Jean-Michel Aphatie mérite sa consécration de docteur ès entretiens politiques ! Et au fil de l’interview de Sonia Devillers (qui ne manque pas d’être surprise, ni d’afficher ses désaccords), l’éditocrate nous livre une véritable leçon de journalisme. Où l’on comprend, en suivant son « raisonnement », que les structures et les pratiques de la profession de journaliste constituent un monde du « c’est comme ça », où cette profession ne peut être exercée « fatalement » que de la manière dont les éditocrates l’exercent. Magnanimes, nous vous fournissons ici le diagnostic et les prescriptions journalistiques du (bon) docteur Aphatie.


Leçon numéro 1 :
Ne jamais donner la parole à quelqu’un que personne ne connaît

Jean-Michel Aphatie s’est déjà maintes fois illustré en temps de campagne présidentielle, déclarant sans flancher l’absence d’intérêt à inviter ceux et celles qu’il considère comme de « petits et petites candidat·e·s » [5]. Un biais qu’il continue de soutenir, en l’appliquant cette fois-ci à toutes les personnes susceptibles d’être sollicitées par les émissions politiques, en temps de campagne... ou non. Sonia Devillers souligne d’ailleurs, pour commencer, le défaut flagrant de pluralisme caractérisant ces émissions, alors même que leur nombre ne cesse d’augmenter : une centaine par semaine désormais selon elle. Si le calcul, voulu très général, ne met évidemment pas en évidence l’hétérogénéité de la catégorie « émission politique » ni les différences entre ces émissions, notamment en termes de conditions d’expression, il permet à la journaliste de questionner Jean-Michel Aphatie sur l’omniprésence d’un petit cercle d’invités :

- Sonia Devillers : « Une centaine de rendez-vous politiques dans le PAF, Jean-Michel Aphatie, finalement, combien est-ce qu’il y a de politiques qui s’expriment pour 100 rendez-vous à honorer par semaine ? »
- Jean-Michel Aphatie : « Ah oui, peut-être une cinquantaine, je ne sais pas, c’est toujours les mêmes qu’on voit évidemment. [Sonia Devillers : Donc en réalité, ils tournent, c’est une sorte de manège infernal ?] Hier après-midi, une attachée de presse m’a appelé pour me proposer quelqu’un dont je serais incapable de vous dire le nom parce que c’est un inconnu, donc j’ai dit non, il n’est pas question que dans l’interview de France Info on prenne cette personne-là. »

Méprisable mépris et admirable circularité d’un raisonnement dont la logique sociale implacable (quoique non perçue comme telle) semble titiller le journaliste lui-même :

- Jean-Michel Aphatie : « Et en même temps, je me disais, les seuls qu’on prend, c’est ceux qu’on voit partout. C’est la contradiction du système. »

À mi-chemin entre l’auto-persuasion et la mauvaise foi, cette séquence "réflexive" est aussi courte et implacable que la logique qui la soutient . Imputer à un « système » la responsabilité (une contradiction qui serait intrinsèque et naturelle) d’entendre les mêmes invités à longueur d’ondes et d’antennes, et de ne pas donner la parole à des personnes « inconnues » revient tout simplement à ne pas interroger les rouages du système médiatique et à se dédouaner d’une telle situation : une situation dont Jean-Michel Aphatie et ses semblables, sont pourtant bel et bien en partie responsables, une responsabilité que Jean-Michel Aphatie aura, malgré lui et sa mauvaise foi, du mal à cacher :

Mais c’est normal, vous n’invitez pas quelqu’un que personne ne connaît et dont le discours, fatalement, va être un peu… comment dirais-je, bah sans grand intérêt. [Sic] Vous ne l’invitez pas dans un média un peu important. Et donc vous ne lui donnez pas non plus la possibilité d’accéder à des médias importants. […] Le critère, c’est quelqu’un qui est dans l’actualité, ou alors quelqu’un qui a une notoriété, voilà [6], il n’y a pas de secret, c’est l’un ou l’autre.

« C’est normal », « fatalement »… Nullement étourdi par ses propres contradictions, Jean-Michel Aphatie entérine donc une situation inégalitaire à grand renfort de fatalisme, fidèle à ceux qui se présentent comme les « grands pontes » de la sphère médiatique et qui ne cessent d’affirmer que rien ne saurait être « autrement ». À son insu, l’éditocrate dévoile ainsi les mécanismes de pensée, ô combien percutants, qui peuvent en partie expliquer l’absence de pluralisme dans les grands médias, et trahit l’arrogance d’un milieu qui se pense comme le garant de la « bonne parole », la seule qui serait digne d’intérêt.

À quoi il faut ajouter que, selon notre bon Docteur, l’accès à cette parole publique est conditionné par une notoriété préalable... Dès lors, la parole des « inconnus » – inconnus de qui ? – ne semble non seulement pas autorisée, mais illégitime et défectueuse en elle-même : comme une chape de plomb sur la pensée, le fatalisme permet au journaliste de ne pas s’interroger sur les conditions de la fabrication d’une telle aura publique et de ne pas, du même coup, se remettre en question. Pourtant, il n’aura sans doute pas échappé à Jean-Michel Aphatie que ce sont en partie les médias (mais ils ne sont pas les seuls) qui construisent le statut « public » de telle ou telle personnalité dans l’espace... public et médiatique.


Leçon numéro 2 :
« Parfois l’actualité est intelligente, et parfois elle est bête. Et on fait avec. »

Alors que Sonia Devillers tente de dégager deux tendances qui, selon elle et son équipe, marquent fortement le questionnement politique pratiqué par les émissions actuelles, elle demande aux deux invités de réagir :

- Sonia Devillers : « Tendance numéro 1 du questionnement politique : le burkini, pour ou contre, Macron a-t-il trahi Hollande : oui, non ; l’interview politique, à force de chercher la reprise et l’efficacité est-elle devenue un QCM comme le dit Pierre Jacquemin ? »

La réponse de Jean-Michel Aphatie, qui ne manquera pas de laisser Sonia Devillers abasourdie, en dit long sur la conception que se fait le journaliste de sa propre profession :

- Jean-Michel Aphatie : « Le questionnement politique est guidé par deux chose : l’actualité, donc le burkini, oui, non. Voilà. À un moment, c’est un débat bête hein, mais qu’est-ce que vous voulez, [Sonia Devillers : « C’est un débat bête oui. »] ce sont des maires qui nous l’imposent, ce n’est pas le journalisme qui invente ça. » [Sic].
- Sonia Devillers : « Et en même temps, le journaliste repose la question de manière bête, oui, non, non-stop, jour et nuit. »
- Jean-Michel Aphatie : « Bah oui parce que vous ne pouvez pas faire autrement. [Sonia Devillers : Ah bon ?] Ça s’appelle le journalisme ! » [Re-Sic]
- Sonia Devillers : « Vraiment ? »
- Jean-Michel Aphatie :« Bah oui, bien sûr ! »

Absolument sourd aux remarques de la journaliste, et cramponné à la confusion selon laquelle « l’actualité » fait l’information en elle-même, Jean-Michel Aphatie conçoit son métier comme une simple caisse de résonance de la communication politique et du brouhaha qui font « l’actualité », en dépouillant l’information, en tant que production et mission de service public, de ses constituants, à savoir notamment la distance critique et l’analyse dont elle a besoin.

S’il est évident que les actualités politiques, sociales, environnementales, etc. déterminent l’agenda médiatique, il est tout bonnement ahurissant qu’un journaliste en activité depuis trente ans ne puisse reconnaître le poids des choix (des thèmes, des angles), des temporalités, de la contextualisation, etc. dans la fabrique de l’information qui se dégage en grande partie de cette « actualité » [7].. Et si la journaliste, qui n’en démord pas, repose la question à deux reprises, Jean-Michel Aphatie refuse toute remise en question :

- Sonia Devillers : « Le burkini, pour/contre, oui/non, ça c’est une question de journaliste ? Le journaliste ne peut pas faire autrement ? »
- Jean-Michel Aphatie : « Des maires disent : "Je suis contre", le Premier ministre dit : "Ces maires ont raison", et des gens de gauche disent : "Le Premier ministre a tort de soutenir les maires". Donc le journalisme, il fait avec tout ça. Et donc, vous en arrivez à la question : "Vous êtes pour ou vous êtes contre ? Vous êtes pour les arrêtés, vous êtes contre les arrêtés ? Vous êtes pour le burkini, vous êtes contre le burkini ?" Je le dis souvent, les journalistes ne choisissent pas l’actualité, les journalistes font avec l’actualité. Parfois l’actualité est intelligente, parfois elle est dramatique et parfois elle est bête. Et on fait avec. »
- Sonia Devillers : « La vraie question Jean-Michel Aphatie, c’est quand même ce que font les journalistes de l’actualité parce qu’ils ne sont pas… » [Coupée].
- Jean-Michel Aphatie : « Mais l’actualité s’impose même à vous Sonia, vous ne le savez peut-être pas. »

La vacuité du raisonnement de Jean-Michel Aphatie n’a d’égal que l’arrogance de son adresse à Sonia Devillers, qui serait victime d’un déni de réalité dont elle n’aurait pas conscience... Heureusement que Jean-Michel Aphatie est là pour l’aider personnellement !


Leçon numéro 3 :
Les émissions de divertissement « politique » : « utiles à la démocratie »

Interrogé par Sonia Devillers sur les émissions dans lesquelles les-politiques-dévoilent-leur-vie-privée-et-leur-intimité [8], Jean-Michel Aphatie semble se souvenir qu’il a été chroniqueur pour Gala :

Un personnage public est appelé à parler de lui à certains moments, pas de l’actualité, pas des dossiers, mais de lui à certains moments, donc ces émissions servent à ça. Est-ce qu’elles sont utiles à la démocratie d’une certaine manière oui. [9] Elles ne sont pas indispensables, mais elles sont utiles. C’est intéressant de voir comment un personnage public, qui a l’ego un peu déformé par le miroir devant lequel il vit en permanence, parle de lui. [10] Il y a aussi des éléments d’informations dans ces émissions-là. [Sonia Devillers : « Vous me surprenez beaucoup. »] Mais je suis heureux de vous surprendre.

Et alors que Gilles Bornstein abonde dans le sens de Jean-Michel Aphatie en rappelant qu’« en mai, on va élire un président ou une présidente, [donc non seulement] un programme, [mais] aussi quelqu’un », notre éditocrate clôt le spectacle : « Quel rapport il avait avec son papa, sa maman, c’est utile tout ça. »

Quant à savoir si Jean-Michel Aphatie est « utile », c’est une toute autre question…


***



« On prend (presque) les mêmes et on recommence » [11]. Nous serions tentés de reprendre le diagnostic navré que fait Jean-Michel Aphatie à propos de la classe politique, en l’appliquant aux « grands » éditorialistes. Désormais présent quotidiennement sur un service public dont il n’a pas toujours – loin de là – vanté les mérites [12], Jean-Michel Aphatie semble peu soucieux des paradoxes qu’il étale dans cette émission. Il exprime en effet une conception de l’information qui, quoique fidèle à ce qu’il raconte depuis de nombreuses années, n’augure pas le recul ni la finesse d’analyse que nous serions en droit d’attendre en cette année présidentielle... Et ce alors même que le journaliste, déjà présent sur franceinfo : des heures durant pour commenter les pré-résultats électoraux des primaires de la droite puis de la gauche, sera au premier rang des interviewers sur une chaîne de télévision… publique. « On imagine l’épuisement de ceux qui écoutent » lance-t-il à Sonia Devillers lorsque cette dernière révèle le décompte hebdomadaire des émissions politiques. Nous n’aurions pas mieux dit !


Pauline Perrenot (avec Denis Souchon)

 
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Notes

[1Depuis 2003 Acrimed a publié, sans compter d’innombrables mentions, quinze articles qui honorent Jean-Michel Aphatie dans leur titre.

[2Lu ou entendu un peu partout : Le Parisien, L’Express, Le Monde, France Inter, RTL, France 3, Canal +, Europe 1, et, depuis septembre 2016, Franceinfo.

[3Cette émission dédiée à l’observation et à l’analyse des médias est diffusée tous les matins, sauf le week end, de 9h40 à 10h.

[4Dans une émission intitulée sans aucune trace de narcissisme « Aphatie 8h30 », Jean-Michel Aphatie et Gilles Bornstein sont accompagnés par Guy Birenbaum et Fabienne Sintès. Le programme est défini par ses « concepteurs » comme une émission politique où les journalistes « reçoivent une personnalité politique de premier plan, et [la] questionnent sur l’actualité politique. L’émission propose également un commentaire de l’actualité au moyen d’extraits d’informations politiques, que l’invité est appelé à commenter. »

[5Voir à nouveau notre précédent article à ce sujet, dans lequel nous retranscrivions quelques moments de grâce de l’éditocrate sur le plateau du « Grand Journal » le 22 janvier 2012 : « [Jean-Michel Aphatie] aligne, un à un, les « petits candidats », entre autres Philippe Poutou ("Je connais son score, lui : 0,0005 %, peut-être !"), Nathalie Arthaud ("Ça va pas peser lourd, ça non plus, mais on s’en fout !") ou Frédéric Nihous ("Il s’en fout lui, d’être président de la République, c’est pas son problème !"). Et de conclure : "C’est n’importe quoi. […] Ne devraient être candidats que ceux qui ont envie d’être président […], qui ont la possibilité de l’être." ».

[6Notons que la double occurrence de l’adverbe « Voilà » au cours de cette interview permet à Jean-Michel Aphatie de faire comprendre à son interlocuteur qu’il n’a rien à répliquer ni contester.

[7Concernant le burkini – et s’il décide d’aborder le « sujet » –, on pourrait par exemple attendre d’un journaliste, non qu’il pose la question pour/contre, mais qu’il montre les intérêts de celles et ceux (médias compris) qui contribuent à la fabrication de cette « affaire », ou encore qu’il questionne cette « actualité » en la mettant en perspective avec les différentes attaques, médiatiques et politiques, ciblant une catégorie spécifique de la population…

[8On pense notamment à « Une Ambition intime » (émission diffusée sur M6 et présentée par Karine Le Marchand), évoquée au cours de l’interview, et qui inspirait à Samuel Gontier, le 7 novembre dernier, une chronique savoureuse !

[9Jean-Michel Aphatie assimile « futilité » à « utilité ».

[10Cette phrase pourrait, à la rigueur, s’appliquer à la « performance » de Jean-Michel Aphatie chez Sonia Devillers...

[11Titre du livre de Jean-Michel Aphatie sorti en novembre 2016, déjà presque oublié.

[12On pense notamment, ainsi que le relayait Arrêt sur images aux mots dont usait Jean-Michel Aphatie, alors journaliste au service politique de RTL, pour analyser la façon dont il avait été « écarté » de la matinale de France inter : « La quatrième année, de fait, j’ai été totalement écarté de la matinale, ce prime time de la radio. Dans une circonstance confuse, le directeur de la rédaction de l’époque, Bertrand Vannier, m’avait confié que mon travail « faisait peur » au PDG de l’époque, Jean-Marie Cavada. J’en ai retiré le sentiment que l’on est très libre dans le service public, à condition quand même que les mots du journalisme s’inscrivent dans un certain consensus ambiant. »

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