Observatoire des media

ACRIMED

L’actualité des médias n°23 (6 au 17 av. 04)

par William Salama,

I. Audiovisuel

- Réglementation/Diffusion/Financement. Interview le 7 avril dans Le Figaro Economie de Patrick Le Lay (patron de TF1). Une communication que l’on pourrait résumer ainsi : Le Lay sauvera-t-il le petit monde de la télévision payante ? Autrement dit : sa boutique, menacée par les effets du piratage qui frise le milliard d’euros en Europe (La Tribune, 7 avril), par la TNT gratuite et par les... Américains [1] : « Il est incroyable que l’ensemble de ce système de distribution, qui a coûté 4,5 milliards d’euros aux contribuables français, soit bientôt contrôlé par les Américains sans que personne ne s’interroge sur les conséquences ».

Contexte : le 6 avril, c’est-à-dire la veille, la CGT s’était inquiétée des évolutions imminentes du secteur, comme le contrôle de sa gestion par des entreprises privées et les licenciements attendus. Ajoutons que News Corp, le bouquet de l’australien Rupert Murdoch, auquel appartient Liberty Media, acheteur de Noos, prenait la nationalité américaine [2].

Embrouille supplémentaire ? Par cynisme et/ou stratégie, Le Lay est bien placé (Les Echos du 13 qualifie son offre de «  mieux-disante ») pour le rachat de la chaîne publique « Histoire » mise en vente par France Télévisions [3].

Le Lay revient donc à l’attaque sur la TNT. Mais, cette fois-ci, après avoir épuisé les ressources juridiques, il choisit l’écueil du volet technique. Oui à la TNT, mais en haute définition et payante. Ce qui tombe bien pour Thomson, qui s’estime prêt pour 2005 (Les Echos, 16 avril) et qui lui tend les bras. Le Lay a parlé [4] . Et la caravane de l’information se met au galop : derechef, Le Figaro Economie (le 8) - dans un article intitulé « Sortir la TNT de l’enlisement » - révèle que « rares sont désormais les opérateurs à opposer un refus catégorique à son émergence mais tous posent leurs conditions ». Il faut une semaine aux Echos pour se lancer : « Télévision analogique en Europe : chronique d’une mort annoncée » (14 avril). Et à CB News (12 avril), pour résumer : « Quels sont les nouveaux entrants. Pourquoi TF1 est pour ».

Face à tant d’incertitudes, le CSA a riposté en annonçant anticiper la télévision (numérique) sur les mobiles (selon l’information des Echos du 13 avril), tandis que le Sénat, à l’occasion de son examen du « paquet Télécoms », forçait le calendrier de la TNT (La Tribune, 14 avril) en tentant d’imposer une date de diffusion contre l’avis de Donnedieu de Vabres (ministre de la Culture et de la Communication), selon Le Figaro Economie (même jour). Foire d’empoigne.

- Paquet Télécoms et télévision. Le paquet Télécoms (cette « grande mauvaise loi de dérégulation  » selon les parlementaires socialistes) que le Sénat vient de valider, donne l’obligation aux opérateurs du câble de reprendre les chaînes hertziennes pendant 5 ans.

TF1 et M6 ont par ailleurs également (et finalement) été gâtés par le Conseil de la concurrence, déboutant le fournisseur d’accès internet Free de sa plainte. Il ne pourra pas donc pas proposer et diffuser via son offre ADSL, ni... M6 et encore moins TF1 (Les Echos, 16 avril).

Le Sénat donne enfin cinq ans aux acteurs du secteur pour basculer du mode analogique au mode numérique. En haute définition ? Ce n’est pas précisé.

-  Paquet Télécoms et Radio. La convergence n’est pas seulement technique, l’argent polarise aussi beaucoup d’intérêt. Le Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti) s’est appliqué (lobbying par la publicité dans la presse notamment) à annuler un amendement prévoyant un accès plus facile des réseaux nationaux (NRJ & Co) à la publicité locale.

- Chaînes thématiques. On le sait : il y a trop de chaînes (et beaucoup de mauvaises) pour pas assez d’audience. Qu’importe si 4 nouvelles arrivent tout de même sur Noos : elles augmentent l’offre commerciale (Le Monde, 9 avril). Et Discovery (du groupe Murdoch) arrive également en France, mais dans la boutique d’en face : CanalSattelite (CB News, 12 avril).

- Programmes/Documentaires. Puisque les chaînes n’en veulent plus [5] , on se réjouira de l’argument avancé par le Figaro Economie du 13 avril, la bonne conscience du libéralisme : « Le documentaire anobli par les salles obscures ».

- CII. Promise pour 2004 par Chirac (encore une promesse...), la chaîne d’information internationale ne naîtrait pas avant mi-2005. La faute à Bruxelles, car la commission est très suspicieuse sur la structure économique du contrat (Le Monde, 8 avril).

- France Télévisions et télévisons Locales. Rigueur budgétaire de France Télévisions (selon Le Figaro du 9 avril, qui publiait de bons comptes la veille). A noter : l’optimisme de Rémy Pfimlin, directeur général de France 3 pour qui (youpi) « la concurrence des télévisions locales stimule France 3 » (Les Echos, 9 avril). Optimisme rectifié par son Pdg, Marc Tessier, qui met en garde : « Faire face à l’apparition de télévisons locales privées qui vont changer le paf » (Le Monde, 14 avril). En effet, même si France Télévisions serait de nouveau en position d’investir (Les Echos, toujours), que vaudra France 3 face aux poids des grands groupes qui lorgnent sur ce marché ? Telle la Comareg (France Antilles) candidate à Montpellier (voir L’actualité des médias n°22) créant, ce faisant, la « surprise » (Stratégies, 8 avril) ?

- Résultats. Que de bonnes nouvelles ce 15 avril ! M6 a enregistré une part de marché de 19,6 % au premier trimestre de 2004 (Les Echos) et le « titre Canal Plus se comporte enfin comme une action » (La Tribune).

- Italie. Un accroc de plus dans le tissu fragile du secteur public italien : la RAI (en fait son directeur général Flavio Cattaneo) va nommer des superdirecteurs (un " gouvernement central ") qui risquent aux dires des nombreux protestataires de super paralyser le groupe audiovisuel (Le Figaro Economie, 6 avril).

II. Presse écrite

- AFP. L’agence, selon Les Echos (8 avril) affiche une perte nette de 14,2 millions d’euros et les syndicats s’inquiètent de devenir à l’aune de 2006, la « variable d’ajustement » qui permettra d’atteindre les objectifs du COM (contrat d’objectifs et de moyens)..

- Magazines/Lobbying. « Une cure de vitamines pour la collectivité des éditeurs  » promet (dans Stratégies du 15 avril), le Pdg d’Emap France (Arnaud de Puyfontaine) en sa qualité de nouveau président de l’APPM (Association pour la Promotion de la Presse Magazine),

- France Antilles. Le groupe d’un fils Hersant (Philippe) rachète L’Aisne Nouvelle à La Voix du Nord (Socpresse, ex-groupe Hersant, en cours de prise de contrôle par Dassault, [voir Hersant et Dassault) (La Tribune, 16 avril).

- Groupe Entreprendre. Le groupe de Robert Lafont annonce une flopée de lancements. Mais, parmi les 20 prévus, pas de quinzomadaire télé, le « produit » à la mode... A propos : « M. Lafont reconnaît que son groupe a souffert d’un "manque de lisibilité" et souhaite accroître la publicité qui représente moins de 10% du chiffre d’affaires global » (AFP, 14 avril).

- Presse Télévision. Un de plus dans la bagarre : TV Magazine (supplément des quotidiens de la Socpresse) propose des programmes de 13 jours (La Tribune, 15 avril).

- Presse Féminine. Bilan annuel de CB News (12 avril) sous forme de dossier aux titres d’articles évocateurs de la catastrophe : « La femme est l’avenir du mag » ; « Les raisons de la déferlante » ; « Magalogues le premier bilan » ; et, plus intéressant, cet impénétrable constat « Investissements publicitaires : heureusement il y a encore de bons clients ». Se reporter également à notre dossier La presse féminine.

- Presse Informatique. Officialisation. La Financière Fabrice Larue et la société britannique de capital-risque 3i prennent le contrôle total de Presse Informatique (gérant 2/3 des abonnements de la presse française) (Les Echos, 7 avril), cédé par le groupe Le Monde après sa prise de contrôle de PVC (Publications de la Vie catholique). Voir Le groupe Le Monde.

- Dassault-Socpresse. Petite guerre d’usure à la Socpresse (ex-groupe Hersant) entre Yves de Chaisemartin et Serge Dassault, alors que celui-ci est en train de prendre le contrôle du groupe dirigé par celui-là (voir Les groupes en France). Dassault ne piperait rien à certains rouages financiers qui ont fait la (mauvaise) réputation d’Hersant, et que ’’Chaise’’, qui s’accroche, se garde bien de dévoiler (La Tribune, 8 avril) : " Quand Dassault et Chaisemartin jouent à cache-cache ". Bruxelles, qui va examiner ce rachat, donnera son feu vert, selon La Tribune (16 avril). Dès lors, à partir de juin, les 2000 journalistes de la Socpresse auront la possibilité de partir avec indemnités, c’est-à-dire dans les conditions du licenciement économique (en vertu de la " clause de cession ", voir la Convention collective des journalistes).

- Célébration. L’Humanité fête son centenaire. L’occasion de se fendre d’un amour sans honte pour le quotidien « convalescent » (Libération, 16 avril). Ceci expliquant peut-être cela [6]. Ou bien de faire la sienne (de fête), au PCF ? Rappelons que le quotidien a délaissé son blason de communiste, ce qui n’empêche pas Télérama (8 avril) de le qualifier encore en ce sens " le quotidien communiste " et de titrer en Une : " A quoi sert encore le PCF " ? Un titre par ailleurs en contradiction avec celui l’article : " Pourquoi les Français restent-ils attachés à un parti pour lequel ils votent de moins en moins ? ".

III. Edition

- Serpent à Plumes. Du venin au Serpent à Plumes dont le rachat mais surtout certaine mentalité peu urbaine de l’acquéreur (Editions du Rocher) passe mal (Le Mondes des livres, 16 avril, ou informations et pétition sur http://lesplumesduserpent.free.fr ).

- Editis. Rumeur d’alliance entre Wendel (du baron Seillières) et Média Participation [7], selon Le Canard Enchaîné (15 avril) pour le rachat des 60 %. La Tribune (16 avril) indique que les discussions salariales traînent et freinent ladite cession la reportant de fait début mai.

IV. Publicité

- Ethique ? Jean-Pierre Teyssier, président du BVP (Bureau de Vérification de la Publicité), s’interroge sur « l’éthique publicitaire » dans Les Echos du 7 avril et prône l’autorégulation dans Le Figaro du 9, à un moment où « les publicitaires cherchent les moyens de redorer leur image » (Le Monde , idem).

Aidons-les : « L’obésité infantile se nourrit de la publicité » (La Croix, 7 avril) ; " Comment l’industrie nous gave de sucre " Le Point (8 avril), et rappelons que c’est tout de même l’intervention des députés qui oblige les annonceurs à insérer des messages sanitaires à destination des parents (Libération, 8 avril) face au lobby de l’agroalimentaire. Lequel trouve encore le moyen de se plaindre, comme de se faire entendre : « L’Ania critique l’obligation de diffuser des messages diététiques » (Les Echos, 13 avril) et réussit d’ailleurs à triompher de la loi, selon Challenges (15 avril).

- Philosophie ? Dans les pages « Débats » du Monde, le 10 avril, Robert Redeker, enseignant de philosophie et membre du comité de rédaction des Temps Modernes (revue fondée par Jean-Paul Sartre !) [8] prend - philosophiquement - la défense de la publicité contre les agressions sauvages qui la prennent pour cible. « Philosophie publicitaire » lui répond très justement Michael Löwy, membre de l’association Résistance à l’agression publicitaire, au même endroit le 14 avril.

- Analyses. «  Comment le discours publicitaire confisque le langage pour modifier les comportements humains  » (par Dominique Quessada, philosophe) dans Télérama du 14 avril. Autre contribution : Stratégies (du 16 avril) consacre un article à la sémiologie et rapporte les actes d’un récent séminaire de Media Institute (centre de formation créée par France Télévision Publicité, Ipsos et Lagardère Interactive, entre autres bienfaiteurs). Une page de publicité n’aurait pas la même valeur (comprendre : « impact ») selon qu’elle figure dans Cosmopolitan ou Le Monde. Idem en presse télévision pour un même lecteur ou téléspectateur.

- Indication. Les investissements publicitaires TV étaient en hausse de 5,2% en mars. On se doute que ce n’est pas le moment pour notre presse écrite de cracher dans la soupe. Sur la publicité, voir la rubrique.

V. Et pour finir...

- Pauvreté en France et pluralisme de la presse. 9 avril : les faits révélés par l’Observatoire national de la pauvreté sont têtus [9]. Mais les commentaires varient. « En France, la pauvreté regagne du terrain », dit La Croix ; elle « a encore de beaux jours devant elle », ironise L’Humanité. Soit. Encore plus drôle : « La politique de l’emploi réduit la pauvreté » ose Le Figaro Economie, repris en écho par L’Express : « La croissance, les transferts sociaux et les politiques de l’emploi peuvent limiter le phénomène ». Et, enfin : « L’Observatoire national de la pauvreté craint une " inflexion à la hausse " depuis 2002 », assènent froidement Les Echos.

- Mœurs et élections. « Raffarin face à la politique-réalité », pamphlet d’un courageux anonyme, Polyphrème, qui affirme que les mœurs télévisuelles en amenant les téléspectateurs à éliminer par vote les candidats des Star’ac & Co les conduit, abracadabra (car ils sont évidemment tous des crétins), à éliminer les candidats de droite dans l’isoloir. Il est vrai que dès l’introduction de son article, le « haut fonctionnaire soumis au devoir de réserve » se lâche derrière son anonymat : « la France des régions, cette belle France d’en bas qui, habituellement, ne ment pas, vient de virer au rose bobo  ». On trouve ça dans dans Le Figaro, évidemment (6 avril).

- Lire sur un autre sujet, cette analyse des soirées électorales « Scènes d’élections, le soir à la télé », par Stéphane Madaule (écrivain et essayiste) dans La Croix, 6 avril.

- Marianne (12 avril) nous sort de son chapeau un sondage. Une caricature grossière de sociologie politique du lectorat : ceux qui ont voté à gauche lisent Libé, à droite Le Figaro [10], etc. Un sondage que France-Soir reprend et traduit avec l’aplomb du couillon par « Comment votent les consommateurs des médias » (3 avril). Peut-être vaut-il mieux préférer à cette lecture une étude- écrite par des chercheurs, des vrais - du Monde, en partenariat avec « La République des idées » : « Anatomie sociale d’un vote » (14 avril), une analyse fiable et robuste sur sa méthodologie.

- Monsieur le Ministre. Renaud Donnedieu de Vabres se fait tailler un costume par divers artistes et intellectuels dans Les Inrockuptibles du 7 avril. Un régal et de l’effroi devant les doléances résumées en un lapidaire : " méprisant et insultant ". Et expert en langue de bois, si on en juge par cette phrase tirée du Figaro 8 avril : « Il faut, tout d’abord empêcher la libéralisation des services audiovisuels dans le cadre de l’OMC » un " cadre " qu’il se garde de définir.

- Borloo-Schönberg. Contrairement à ce qu’écrit Libération (9 avril), ce n’est pas Paris-Match (8 avril), mais Guy Birenbaum qui avait sorti « le couple de l’ombre » (voir nos éditions de l’époque, à commencer par L’Actualité des médias n°9) dans son pétard mouillé « Délits d’initiés, mes soupçons de citoyen. Birenbaum qui d’ailleurs reprend sa plume pour le rappeler (on a les combats que l’on peut...) dans VSD du 15 avril, qui pour l’occasion met en Une Béatrice Schönberg, la qualifiant de « reine » de l’info (ce sera Claire Chazal la fois prochaine) et réclamant sa démission. Mais l’information lancée fait grand bruit, convoque dans les colonnes le rappel des précédents (Kouchner et Ockrent, Sinclair et DSK) [11], suscite des émois affectés, et - c’est l’essentiel - font tourner les rotatives pour le combat des newsmagazines people [12].
Le Point (15 avril), de son côté, dans ses « Chuchotis » de sa page « Médias », indique que le CSA requiert des « éclaircissements à TF1 sur le rôle d’Anne Barrère, à la fois conseillère de Bernadette Chirac et productrice sur la chaîne de l’opération "Pièces jaunes" », et -ce qu’ "oublie" Le Point- épouse de Robert Namias, directeur de l’information de TF1. Cette " investigation " a été demandée par un membre du CSA, Joseph Daniel, qualifié par Le Point de " proche de Laurent Fabius ". Le Paf fourmille de ce genre de télescopage (Namias est lui-même a été nommé président du Conseil national de la sécurité routière en juin dernier). Le Point juge l’initiative de Joseph Daniel non dénuée « d’arrières pensées politiques... ». Un commentaire non dénué d’arrières pensées...

- Police des médias et Irak. Marianne (12 avril) nous rafraîchit la mémoire en reprenant des citations favorables à la guerre de « l’establishment politico-intellectuel » (une expression dont on devrait se méfier tant elle ressemble au discours de Le Pen...) qui ont émaillées les colonnes de la presse, l’année passée : « Ils ont osé le dire ou l’écrire ».

- Appel. « Crever l’excès de secret (Défense, ndrl) en France », par Paul Moreira, Denis Robert, Marie-Monique Robin, Olivier Toscer et Bruno Gaccio. Libération, 16 avril.

- Merci pour l’info. « Licencier le secrétaire du CE est possible  », rubrique « Droit », des Echos du 13 avril.

 
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Notes

[1Qui critiquent le niveau de concurrence de la France en recommandant d’accélérer les privatisations (La Tribune, 14 avril)

[2Ce n’est pas une vision stratégique (laïus sur le recentrage sur son cœur de métier, bla, bla, bla) qui a conduit Suez à vendre son activité communication mais une situation coûteuse. Elle s’est plantée notre grande entreprise (" Les mécomptes du groupe Suez dans le câble ", Les Echos, 6 avril).

[3A noter que se veulent également acquéreurs : AB Groupe, ce qui ne satisfait pas les syndicats vue sa réputation, et National Geographic, ce qui risque d’être problématique vue sa « nationalité américaine » (Les Echos, 6 avril).

[4" Il n’y a pas de marché. Les téléspectateurs français ont droit comme tous les téléspectateurs du monde aux nouvelles technologies, c’est-à-dire la télévision haute définition [...] Cela suppose de repenser totalement le projet TNT, en particulier en utilisant l’arrivée sur le marché, prévue dans le milieu de l’année prochaine, de la nouvelle norme de compression numérique MPEG 4. [...] Or le projet actuel repose sur la norme MPEG 2 qui n’offre aucune de ces possibilités techniques. Comment imaginer de priver les téléspectateurs français de la télévision de demain en s’entêtant à lancer la TNT avec une norme du XXe siècle qui sera obsolète dans six mois ? ".

[5«  Les télévisions veulent limiter leurs risques et garantir une audience minimale à leurs programmes  ». Lire aussi : L’actualité des médias n°22.

[6Cf. dans Le Monde 2 du 11 avril, le port-folio « Les ouvriers photographes de L’Humanité » ; voir aussi la chronique déférente de Stéphane Denis dans Le Figaro du 13 avril. Egalement : le documentaire de la fille de PPDA, un peu charriée dans L’Humanité du 16.

[7Dit " groupe Ampère ", proche de l’Opus Dei (note d’Acrimed).

[8Voir notamment notre rubrique Culture (note d’Acrimed).

[9« Un chiffre : 6 % de la population sous le seuil de pauvreté en 2001 » (Libération, brève).

[10« Redevenu un quotidien de qualité débarrassé , (pour partie) de sa gangue droitière (sic !) » (Marianne).

[11Voir notre rubrique (note d’Acrimed).

[12Paris-Match met en Une, ce 15 avril... PPDA.

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