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Franz-Olivier Giesbert, éclaireur du peuple et Guignol de l’info en campagne

par Henri Maler, le 17 décembre 2012

Lors de la campagne présidentielle de 2012, les prestations de Franz-Olivier Giesbert dans les émissions « Des paroles et des actes » sur France 2 ont été amplement commentées, voire fustigées. Ce fut le cas, particulièrement, du numéro auquel il s’est livré sur le dos des « petits candidats », dans l’émission de conclusion du 12 avril 2012 [1]. Pourquoi y revenir ? Pas seulement pour garder la mémoire de cette prouesse journalistique, mais parce que l’on est en droit de se demander ce qui peut justifier la présence d’un tel personnage dans les émissions politiques du service public.

Les principaux extraits pour mémoire (avec leur transcription brièvement commentée en Annexe) :

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Franz-Olivier Giesbert, éclaireur du peuple et Guignol de l’info en campagne présidentielle

Huit mois après ce mémorable « événement » médiatique, il n’est peut-être plus temps de s’indigner de la signification pré-électorale de ce numéro de fausse impertinence et de véritable arrogance, mais il est encore temps de se poser quelques questions. À commencer par celle-ci : à quel titre Giesbert est-il invité à commenter les débats politiques ?

Au titre de la pluralité des opinions politiques ? Mais quelles opinions ? Giesbert, fort avec ceux qu’il croit faibles, a un faible pour ceux qui lui semblent forts : il les a tous, de gauche ou de droite, plus ou moins soutenus (et trahis) au fil des ans. Par obligation de carrière ? Désormais, il refuse de choisir ouvertement le manche au côté duquel il se tiendra. Est-il invité au titre du journalisme politique qui s’efforcerait d’éclairer les positions et le positionnement des différents candidats ? Mais il lui suffit de distribuer les places entre les « nuls » et les « bons ».

Ni éditorialiste partisan (si ce n‘est dans le rôle de caméléon), ni journaliste éclairant (si ce n’est sur lui-même), Giesbert est, selon le bon mot involontaire de David Pujadas, un « examinateur », qui, en charge de son brevet des collèges politiques, se borne à distinguer les « recalés » (d’office) et les « reçus » (avec mention). À moins que, « examinateur » de bestiaux, il ne se comporte en responsable du concours du meilleur animal de la foire. Peu lui importe ce qu’ils disent exactement, ou qui ils représentent.

C’est pourquoi, grimpé sur une estrade qui surplombe la vile foule des électeurs et des militants des formations politiques, il sélectionne à leur place les candidats qui méritent de l’être. Et ceux dont il préconise l’élimination : Eva Joly à laquelle il aurait préféré Nicolas Hulot et, plus généralement, les candidats qu’il voue aux gémonies parce qu’« on a perdu beaucoup de temps », avec ces candidats « qu’on aurait pu nous épargner ». Qui est ce dernier « on » ?

L’examinateur est également un critique de spectacle qui, au music-hall électoral, s’est « beaucoup emmerdé avec certains noms » quoiqu’il y ait eu, alors qu’il « pensait » que « ça allait être la barbe ces deux émissions, ah vraiment la corvée  », « d’excellents moments ». Ainsi, c’est au nom du spectacle qu’il se permet de juger que le choix d’un-e candida-e par une formation politique (en l’occurrence d’Eva Joly) relève d’un « casting » et de se réjouir – provisoirement – de la prestation de Jean-Luc Mélenchon comme d’un « show absolument incroyable ». Il est vrai que pour un clown, le débat public ne peut être qu’un cirque et que, pour un communicant déguisé en journaliste, il convient de ne retenir que la forme de la communication. C’est d’ailleurs à cette aune qu’il juge les « grands candidats » qui, à ses yeux, ont tous été plutôt « bons » : de « bons » communicants.

Exagération ? Un seul exemple supplémentaire suffira. L’émission « Des paroles et des actes » le 6 décembre 2012 recevait le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Quoi que l’on pense de ce dernier et de la politique qu’il mène, force est (ou serait…) de reconnaître qu’il traite de problèmes sérieux et que les solutions qu’il préconise (ou impose) méritent – comment dire ? – discussion. Or, quelle est la première et principale question qui, adressée au ministre, a retenu l’attention de notre examinateur de fin de session ? Réponse : « Pourquoi Manuel Valls n’est-il pas plus souriant ? »

Adoubé par les responsables des télévisions publiques, Franz-Olivier Giesbert est devenu l’un de leurs animateurs préférés. Qu’importe, pour une fois, à ces responsables, si les audiences sont souvent maigrelettes : on le voit un peu partout successivement et simultanément. Culture et Dépendances sur France 3 (2001-2006), Chez FOG sur France 5 (2006-2009), Vous aurez le dernier mot sur France 2 (2009-2010), Semaine critique sur France 2 (2010-2011), Les grandes questions sur France 5 (2011-2012), Le monde d’après sur France 3 (2012- ). Et sur LCP la chaîne parlementaire : Parlez-moi d’Ailleurs (2011- ). Ici, après, ailleurs, rien n’échappe à son expertise : littérature, économie, politique politicienne, géopolitique. En suivant la note, les internautes pourront découvrir deux traces de ses expertises [2].

Or, si Giesbert se sert des chaînes publiques, il méprise le service public, surtout quand il s’efforce de respecter ne serait-ce que les apparences de l’équilibre et d’une certaine neutralité. Hélène Jouan dit-elle que Philippe Poutou a fait entendre une voix singulière ? Giesbert se gausse en le présentant comme « le candidat des journalistes […] peut-être des journalistes de France Inter d’ailleurs ». Méprisables journalistes de partout et peut-être de France Inter. Pujadas se risque-t-il à dire que « ce que disent nos examinateurs n’engagent qu’eux-mêmes », Giesbert rigole : « Oh oui, que nous ! Que nous ! Surtout pas France télé, surtout pas France télé ! Surtout pas le service public ». Comme si le service public de l’information devait se mettre à son service.

Qu’est-ce qui peut donc justifier la présence d’un tel personnage, non dans des émissions de variété ou de mélange des genres, mais dans les émissions politiques du service public, ou plus exactement de ce secteur public qui se prétend de service public ? D’obscures complaisances personnelles ? Des réseaux d’amitiés ? Inutile de les chercher, même s’ils existent. En vérité, Franz-Olivier Giesbert est ajusté à l’air du temps : celui qui convient à des polémistes qui prêtent leur concours à l’ordre social, politique et médiatique existant, en se bornant à l’égratigner, mais à grand renfort de saillies et de « clashes » qui font le « buzz » et entretiennent l’audimat. C’est le temps des « faux impertinents », que Luc Chatel, après d’autres, démasquait dans un ouvrage récent [3]. Quant au débat démocratique…

Franz-Olivier Giesbert en est la preuve : certains guignols de l’info sont leurs propres marionnettes.

Henri Maler (avec Blaise Magnin pour la transcription)


Franz-Olivier Giesbert, « franchement » (transcription)

« Des paroles et des actes », France 2, 12 avril 2012.

I. Une impression générale ?

- David Pujadas : « […] Merci Guillaume, alors on tire les enseignements de ces deux soirées maintenant avec vous deux. Qui a tiré son épingle du jeu ? Quel sentiment sur nos candidats ? Hélène, c’est vous qui commencez, peut-être sur une impression générale. »
- Hélène Jouan : « D’abord, j’ai envie de dire merci au CSA au risque de m’attirer les foudres, remercier le CSA, quitte à recevoir les foudres, les lazzis, de mes confrères. Mais je trouve que c’est grâce aux règles drastiques du CSA […] qu’on a eu droit, quand même, à l’exposé de dix projets assez différents... Il y en avait qu’on avait beaucoup entendu… »
- Franz-Olivier Giesbert la coupe : « Enfin, Il y avait des projets très folkloriques, Hélène, quand même, on a perdu beaucoup de temps, on s’est emmerdé avec certains noms, je ne veux pas les citer, mais on baillait… [Hélène Jouan : « On a vécu le pire et le meilleur »] J’ai vu que vous bailliez régulièrement d’ailleurs. »

[…]

- Franz-Olivier Giesbert : « Pendant cette campagne on a souvent eu le sentiment d’être au pays des bisounours, hein, c’est clair, avec un sentiment de grande régression intellectuelle, moi je trouve…, parce que la France, c’est vrai, a toujours la nostalgie des révolutions. D’ailleurs regardez Jean-Luc Mélenchon : je dirais c’est son fuel, la nostalgie de la révolution de 1789. »
- Hélène Jouan : « On en a eu d’autres là des révolutionnaires… »
- Franz-Olivier Giesbert : « Ah, bah ça on a eu le paquet, le paquet, le grand paquet cadeau, et… Donc cette France, en fait, que Barre qualifiait d’émeutière, de sondagière [sic], c’est un peu cette France qu’on a eue pendant cette campagne avec ce qu’un journal anglo-saxon que Nicolas Sarkozy n’aime pas vraisemblablement non plus, The Economist, de Londres, qui parlait, vous savez, dans une grande couverture, qui était le déni, voilà le déni français ça s’appelait, et c’est vrai qu’on essaie de pas voir les choses. »

[…]

- Franz-Olivier Giesbert (toujours dans la même tirade) : « Alors moi je trouve que ce qui est intéressant, vous savez on dit toujours ces campagnes sont emmerdantes, et là je vais rejoindre Hélène, bon y’a vraiment des candidats qu’on aurait pu nous épargner franchement, mais cette campagne est, on dit ennuyeuse, c’est le grand truc des journalistes, et en fait non parce que c’est vrai que, que ce soit là, de toute façon on vient de passer un moment de télévision et puis aussi de politique, et c’est vrai qu’on les a eus souvent pendant ces deux émissions, moi franchement je pensais que ça allait la barbe ces deux émissions, ah vraiment la corvée, et puis en fait c’est vrai qu’il y a eu d’excellents moments. »
- David Pujadas : « Alors on regarde un peu point par point si vous le voulez bien. On part de ceux qu’on ne connaissait pas forcément très bien. Les deux candidat et candidate d’extrême gauche, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade. Alors une remarque sur ces candidats-là ? »

II . Philippe Poutou, « Franchement » ?

- Hélène Jouan : « Il y en a un qui forcément a crevé l’écran, c’est Philippe Poutou hier, vous sur ce plateau, les téléspectateurs qui étaient là sur le plateau qui l’ont applaudi, ce qui était je crois une première à "Des paroles et des actes", et puis on a bien vu depuis hier, maintenant on lui consacre des sujets… Mais, moi je trouve que ce n’était pas du folklore justement. D’abord, il parle différemment des autres et ça fait du bien […] Il parlait différemment, il vient d’un milieu différent, et il défendait en plus une tradition historique politique française, alors ça vient de l’anarchie, ça vient de loin, ça vient des révolutionnaires, mais aussi un mode anarchiste, et je trouve qu’en plus il disait des choses assez intéressantes sur le pouvoir, puisqu’il n’a pas du tout évidemment la même vision du pouvoir que peuvent défendre quasiment tous les autres, c’est-à-dire que… »

C’est là la dernière intervention substantielle d’Hèlène Jouan pendant de longues minutes, Franz-Olivier Giesbert monopolisant la parole et ne lui autorisant plus que de courtes incises pour ponctuer ses propres élucubrations.

- Franz-Olivier Giesbert, la coupe, gronde, menace : « Oh dis-moi, tu ne vas pas nous faire une plombe sur Philippe Poutou là ! Hein, franchement là, il y a d’autres choses intéressantes quand même ! »
- Hélène Jouan, déstabilisée par la morgue et la hargne dans l’interpellation de Giesbert : « On nous a, on nous a demandé… celui qui a crevé l’écran, je trouve que c’est Philippe Poutou indéniablement, et, encore une fois, c’était pas que du folklore. »
- Franz-Olivier Giesbert secoue la tête, souffle : « Non franchement, ça c’est des trucs de journalistes, c’est le candidat des journalistes on voit bien, peut-être des journalistes de France Inter d’ailleurs, mais franchement »
- Hélène Jouan : « De France 2 aussi, et visiblement de tous les gens qui l’ont découvert hier. »
- Franz-Olivier Giesbert : « C’est un type extrêmement sympathique, totalement baba cool. J’ai plein de copains comme ça, d’ailleurs on passe des bonnes soirées, hein, on bouffe des sardines à Marseille, on rigole bien. »
- Hélène Jouan : « Mais il défend des choses. »
- Franz-Olivier Giesbert : « Mais il ne connaît absolument rien de ses dossiers, il confond 1,9 milliards, il nous explique que c’est 19 milliards, enfin, il ne sait pas du tout de quoi il parle, c’est absolument incroyable, avec le programme le plus dingue, c’est-à-dire on va régler le problème du chômage avec un million, en embauchant un million de fonctionnaires, non mais enfin c’est des trucs, tout le monde sait que ça ne marche plus, et d’ailleurs il s’en fout, il s’en fout, et donc c’est pas de la politique »

Où l’on apprend « franchement » que Franz-Olivier Giesbert a des amis « baba cool », qu’il mange des sardines et qu’il n’hésite devant aucun procédé pour afficher son mépris. Que Philippe Poutou soit un militant ouvrier qui paie de sa personne pour défendre des convictions, Franz-Olivier Giesbert s’en fout, et donc ce n’est pas du journalisme. À moins que… Il prétend définir selon ses propres inclinations là où commence et où s’arrête la politique.

III. Nathalie Arthaud, Eva Joly, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignant, « Franchement » ?

- Hélène Jouan : « Alors on ne devrait permettre qu’à Nicolas Sarkozy et François Hollande de se présenter… »
- Franz-Olivier Giesbert : « Mais non, non, c’est-à-dire on voit très bien que les mailles du filet sont un peu larges, et au niveau de la sélection ça pas été terrible parce que les autres candidats entre nous… Bon, on a entendu Nathalie Artaud, très intéressant là, c’est un vrai moulin à paroles, enfin moi aussi d’ailleurs dans mon genre, mais franchement ça fait froid dans le dos quand on pense qu’elle est prof d’économie, que nos enfants apprennent l’économie. »
- David Pujadas : « Elle a dit qu’elle faisait la distinction. »
- Hélène Jouan : « Un dédoublement […] il me semble que les journalistes doivent faire preuve d’objectivité… »
- Franz-Olivier Giesbert la coupe à nouveau, goguenard et suffisant : « Mais oui je fais preuve d’objectivité, son programme c’est quand même les bronzés font de l’économie, je crois que c’est ça hein, on peut dire que c’est ça en gros hein, voilà. »

Ce qui fait froid dans le dos, ce sont ces sentences de procureur, dispensé de présenter le moindre argument alors que chacune de ses condamantions peuvent être retournées contre lui. Sa prestation, c’est quand même les bronzés font du journalisme politique.

- Franz-Olivier Giesbert (poursuivant la même tirade) : Alors je ne parle pas, puisqu’on parlait de folklorique, Jacques Cheminade, alors il vit dans sa bulle, très intelligent, c’est un étrange personnage, complotiste, il voit le mal partout, très cultivé, beaucoup de citations, mais franchement il serait mieux, bien mieux, en première partie de la prochaine tournée de Nicolas Canteloup ou de Laurent Gerra, parce que c’est, voilà… bon. »

Prodige de l’auto-suggestion, c’est sans doute son propre numéro de music-hall qui inspire à FOG, cette nouvelle saillie.

[…]

_ - Franz-Olivier Giesbert : « Après, Eva Joly. Très intéressante, Eva Joly, parce qu’elle a une bonne formule d’ailleurs – c’est un copain qu’a dû lui filer : “coincée entre la gauche molle et la gauche folle”, c’était pas mal, c’était marrant. Mais franchement, c’est l’erreur de casting absolue, on comprend rien de ce qu’elle dit, d’ailleurs tout le monde s’en fout, les écologistes. »
- Hélène Jouan : « Je crois qu’on a très bien compris… On a très bien compris les attaques qu’elle a portées contre Nicolas Sarkozy et… sur lesquelles il s’est défendu ce soir. »
- Franz-Olivier Giesbert continue : « Les écologistes… ils avaient un bon candidat, c’était Nicolas Hulot. »

Quintessence du journalisme politique le plus insignifiant : Franz-Olivier Giesbert, organisateur de spectacle, ne retient et ne porte donc au crédit de la candidate écologiste qu’une « petite phrase » bien ciselée… dont elle ne serait pas l’auteure.

David Pujadas, Monsieur Loyal de la soirée, se sent obligé d’intervenir, mais pour trouver le spectacle… charmant :

- David Pujadas : « Ce que disent nos examinateurs n’engage qu’eux-mêmes, c’est d’ailleurs le charme de cet exercice. »
- Franz-Olivier Giesbert : « Oh oui, que nous ! Que nous ! Surtout pas France télé, surtout pas France télé ! Surtout pas le service public »

Profiteur sans limites de ces chaînes publiques qui lui sont dévouées et service public dont l’idée même l’amuse, il rit et Pujadas avec lui. Et quand ce dernier tente de donner la parole à Hélène Jouan sur Eva Joly, Franz-Olivier Giesbert interrompt celle-ci immédiatement.

- Franz-Olivier Giesbert : « Reconnais que c’est une erreur de casting complète enfin, quand tu penses que Nicolas Hulot aurait pu être là, à sa place, au moins il aurait fait un score. »
- Hélène Jouan : « Sauf qu’il y a eu un vote et qu’il y a eu des primaires donc… »
- David Pujadas : « On passe si vous le voulez à ceux qui…. »
- Franz-Olivier Giesbert : « Ah non, non, on n’a pas… il y a Nicolas Dupont-Aignan qu’on a oublié, hein, celui-là voyez, on l’a oublié, c’est intéressant d’ailleurs, bon, c’est le mini gaulliste, tout petit petit, le gaulliste de poche, au début ça commençait bien et à la fin son espèce de discours absolument incroyable sur le protectionnisme et cætera, et vous avez vu lui, il a été fini à coups de gourdin par François Langlet, justement ton héros [il s’adresse à Hélène Jouan], enfin mon héros aussi, mais il a fini il était complètement dans les cordes, enfin c’était le candidat assommé, voilà. »

Ainsi s’achève, pour un temps, le numéro de l’humoriste qui place un dernier « bon mot » et attribue à François Langlet le rôle du guignol qu’il a rempli lui-même.

- David Pujadas : « Hélène encore un mot, et puis on passe aux candidats les plus gros entre guillemets. »

Et parmi les plus gros…

IV. Jean-Luc Mélenchon, « franchement »

- David Pujadas : « Vous souhaitez dire un mot sur Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou, ou est-ce qu’on passe à… »
- Franz-Olivier Giesbert : « On est obligés d’en parler, il faut parler de tous quand même. Là c’est l’attraction totale de cette campagne, c’est le talent, on vient de voir un show absolument incroyable. Il dit des choses justes, mais il a un problème, il y a quelque chose, il y a une vraie sincérité, il y a une culture, enfin il y a tout, et puis en même temps il a un problème, c’est son programme économique qu’est quand même complètement dingue, ça c’est clair. »

Franz-Olivier Giesbert ? Un chien de garde, « franchement » !

Notes

[1] Voir par exemple cet article publié sur le site d’Arrêt sur images : « Giesbert se lâche sur France 2 ; il est taclé sur le net ».

[2] « Franz-Olivier Giesbert géopolitise sur le Venezuela »… comparable, à ses yeux, à la Corée du Nord (2012) et « Au service de l’écrit, mais pas trop » (2006).

[3] Luc Chatel, Les tartuffes du petit écran : De Thierry Ardisson à Éric Zemmour, le bal des faux impertinents, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, novembre 2012.

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