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Les Nouveaux Chiens de garde et Le Serment de Tobrouk : deux films, deux poids et deux mesures

par Benjamin Accardo, le 24 septembre 2012

Dès le 11 janvier 2012, date de la sortie en salle du film « Les Nouveaux Chiens de garde », ses réalisateurs et scénaristes, aidés par toute une équipe de bénévoles, ont entrepris de sillonner la France pour répondre, au cours de projections/débats, aux questions d’un public nombreux manifestement intéressé par la critique des médias dominants.

Cinq mois après, Bernard-Henri Lévy s’efforçait de lancer son dernier film, « Le Serment de Tobrouk », avec l’appui promotionnel et habituel d’une grande partie des médias dont il est sûr de bénéficier tout en prenant la pose du génial et courageux combattant solitaire. À croire qu’il tenait à illustrer personnellement les propos du film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat sur l’« hypervisibilité » de quelques éditocrates et de quelques experts.

Comparaison n’est pas raison, mais on peut avoir raison de comparer.

Avant et après sa sortie en salles, le film Les Nouveaux Chiens de garde n’a bénéficié d’aucune promotion dans la quasi-totalité des médias audiovisuels (si l’on excepte, deux invitations dans l’émission radiophonique de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » sur France Inter les 5 et 6 janvier 2012, un très bon « sujet » dans le journal du soir de France 3 et l’émission animée par Frédéric Taddeï sur France 3). Mais surtout, la sortie du film dut surmonter une triple censure : censure économique (le film ne doit d’exister qu’aux fonds propres du producteur Jacques Kirsner, sans aucune participation du CNC pour sa réalisation), censure de la direction des rédactions et autocensure des journalistes.

Yannick Kergoat et Robert Schlockoff (attaché de presse du film) l’expliquent à Marc Godin sur le site Bakchich le 4 avril :

- Yannick Kergoat : « Il y a ce qui a été publié et ce que les journalistes m’ont dit, ce qui est parfois diamétralement opposé. J’ai rencontré des journalistes qui me disaient qu’ils étaient d’accord avec le constat du film, qu’ils avaient vécu le fait de se coucher devant un grand groupe et qui n’ont pas publié ce qu’ils ont dit qu’ils écriraient. Il y a eu aussi des mecs très bien, comme le journaliste de France Bleu ou ceux de France 3 […]. Des gens formidables, militants, véritablement indépendants. Ou les grands donneurs de leçon qui m’ont déclaré pompeusement « Formidable, il fallait que ce film existe » et qui n’ont rien fait. [...] La première interview a été pour le site de Première. Le jeune journaliste m’a dit en off, “Vous savez, j’ai beaucoup aimé le film, je ne pourrai pas en dire du bien car mon rédacteur en chef ne veut pas”. C’est relativement surprenant… »
- Robert Schlockoff : « Plusieurs journalistes de Première sont venus voir le film, ils ont plutôt bien aimé, mais il y a eu une forme d’autocensure. Et c’est un pigiste qui a écrit l’article.  »

Six jours après la sortie du film, Yannick Kergoat, co-réalisateur, répondait, en tête-à-tête et en aparté, aux questions de Frédéric Taddeï dans la seule émission télévisuelle (« Ce soir ou jamais » sur France 3) qui donna (avec TV5 Monde sur le Net) une courte tribune (douze minutes) à un critique radical des médias. Ce fut « ce soir-là ». Puis, « jamais »...

Rien à voir évidemment avec l’extraordinaire (ou plutôt très ordinaire) battage médiatique qui accompagne chaque sortie de Bernard-Henri Lévy.

BHL : tambour battant

Le sprint promotionnel commença, cette fois-là, par une mise en scène à grand spectacle : le 25 mai, BHL montait les marches du Palais des festivals à Cannes, encadré par deux opposants clandestins au régime syrien dont les visages camouflés exhibaient… dans quel monde hostile et dangereux évolue le philosophe-cinéaste [1]. Dans la foulée et contrairement à l’usage, l’intrépide tint une conférence de presse avant la projection du film : « Nous voulions que la conférence porte sur ce dont parle le film plutôt que sur le film lui-même », s’est défendu Thierry Frémaux, organisateur du festival.

À la suite de cette avant-première assez singulière (et complaisante : on imaginerait mal Balbastre et Kergoat invités à fouler le tapis rouge du festival...), eut lieu l’incontournable tournée des plateaux de télévision et studios de radios à la porte desquels Bernard-Henri Lévy n’eut pas à tambouriner longtemps.

- 25 mai : JT de 20 h, reportage (1’42), TF1 ;
- 27 mai : Interview de W. Spindler, (8’03), Euronews.fr ;
- 28 mai : Interview de François Margolin (producteur), Première.fr ;
- 29 mai : Ce soir ou jamais, Frédéric Taddeï (13’25), France 3 ;
- 29 mai : Le Grand Journal, Michel Denisot (21’40), Canal Plus ;
- 30 mai : Matin d’Europe 1, interview de Benjamin Petrover, Europe 1 ;
- 31 mai : Avant-Première, E. Tchoungui, France 2 ;
- 31 mai : JT de 20 h, David Pujadas (1’27), France 2 ;
- 1er juin : Interview de Ruth Elkrief, (14’51), BFM TV ;
- 1er juin : L’invité de la rédaction, (34’47), RCJ info ;
- 2 juin : On n’est pas couchés, Laurent Ruquier, France 2 ;
- 5 juin : L’invité, P. Simonin (8’58), TV5 Monde ;
- 6 juin : Les matins de France-Culture, Marc Voinchet, France Culture ;
- 6 juin : Les affranchis, Isabelle Giordano, France Inter ;
- 6 juin : Les grandes gueules , A. Marschall et O. Truchot, RMC ;
- 8 juin : Le petit journal, Yann Barthès (11’), Canal Plus ;
- 8 juin : J.-M. Colombani invite, (29’), Public Sénat ;
- 10 juin : Parlons-en, F. Haziza (26’40), LCP.

Tout cela sans compter, relayant ainsi la promotion effrénée de l’audio-visuel, les innombrables articles de la presse quotidienne et magazine qui, au même moment, ont aussi prêté leurs colonnes pour héberger des articles sur LE film et, surtout, interviews bienveillantes de BHL. Certes, les articles étaient parfois distanciés, voire critiques [2]. Mais qu’importe à Bernard-Henri Lévy ! Comme les premiers jours sont cruciaux pour le lancement d’un film, que l’on en parle bien ou mal, l’important est que l’on en parle. L’intéressé a l’habitude de ces polémiques convenues qui le consacrent même quand elles le confondent. Cette fois, un critique par trop dithyrambique aurait d’autant plus aisément attisé les soupçons de complaisance que le film est particulièrement narcissique… et mauvais. Mais qu’importe, le battage médiatique a lieu et c’est bien l’essentiel.

… Comme il a lieu, à la moindre de leurs publications, pour les stars de la promotion permanente. Car encore ne s’agit-il que de Bernard-Henri Lévy.

En présence de l’une d’entre-elles (qui ne pipa mot à ce sujet) et après l’entretien avec Yannick Kergoat, Bruno Gaccio (ex-rédacteur des « Guignols de l’info »), au cours de l’émission « Ce soir ou jamais » déjà mentionnée, confirme lucidement cette omniprésence.

- Bruno Gaccio : « Il y a une musique, un ronron perpétuel, toujours le même, dont Jacques Attali que j’aime beaucoup, participe pour 572 fois, 572 invitations... Waouh !, vous avez fait fort Jacques !
- Frédéric Taddeï : C’est ce qu’ils disent dans le film...
- Bruno Gaccio : [...] Entre Alain Minc, Jacques Attali et Bernard-Henri Lévy, par exemple c’est trente bouquins en sept ans ! Et que ces bouquins sont chroniqués et défendus par leurs auteurs qui sont invités à la télévision et qui occupent un espace incroyable, qui en plus est repris par les journalistes comme étant argent comptant, et cette pensée est diffusée inlassablement et cette petite musique, qui ronronne en nous, elle est agréable au bout d’un moment, et on a pas tellement envie d’en entendre une autre... Et quand on regarde la télévision et qu’il n’y a pas Jacques Attali dans un débat, on se dit : Il manque quelqu’un... Et pourtant il y a tout un tas d’autres gens qui ont des avis sur l’économie, qui ont des avis sur la philosophie, qui ont des avis sur la géopolitique, qu’on entend moins et peut-être que la sagesse ce serait d’occuper moins le terrain et de laisser parfois sa place à d’autres, mais c’est effectivement un ronron perpétuel... mais aux Guignols, on a dénoncé ça pendant très longtemps... et ça ne change rien à l’affaire. »

Autre film, autres auteurs, autre méthode

Ce n’est pas seulement parce qu’ils étaient, à de rarissimes exceptions près, privés de parole dans l’espace audiovisuel, que les auteurs et réalisateurs du film ont privilégié le débat public en dehors des médias.

Gilles Balbastre explique ainsi, dans un entretien publié sur le site « L’autre futur.net » comment le lancement du film a été préparé :

« Le film est sorti le 11 janvier 2012. Pour sa sortie, on avait fait un travail militant important, même s’il est sorti avec un distributeur (pas très gros mais qui avait quand même une petite envergure). On avait préparé le terrain en novembre-décembre en faisant une petite quinzaine de projections du film à travers la France avec les cinémas partenaires, par exemple à Bordeaux avec Utopia, à Toulouse avec Utopia, à Rennes, Nantes, etc., avec des copains sur place qu’on avait appelé des « correspondants », qui étaient censés contacter une trentaine, quarantaine, cinquantaine de « têtes de réseau », c’est-à-dire militants politiques, syndicalistes, associatifs, culturels... Mais vraiment dans une démarche militante, sans se contenter d’envoyer un e-mail au secrétaire de l’Union départementale CGT du coin, pour avoir des repères sur qui pourrait être intéressé par ce film et les relayer surtout, faire quasiment des conférences/projections de presse... mais sans journalistes (rires), en considérant que les journalistes se sont arrogés un peu le droit à la fabrication de l’information et que des gens font de l’information à travers, par exemple, des revues syndicales, associatives, etc. Ça a plutôt été intéressant, il y a eu un bon relai, une bonne couverture de la presse militante, notamment en ce qui concerne la CGT, avec Ensemble !, qui tire à 550 000 exemplaires et a fait une page entière, L’US Mag, le magazine du Snes qui tire à 150 000 exemplaires, a fait deux pages... Même la CFDT en a parlé alors qu’on ne les avait pas trop invités. Il y a eu aussi SUD, la CNT, donc une couverture assez intéressante à l’intérieur des groupes militants, qui ont relayé aussi à travers le net, les blogs... C’est un travail intéressant qui a pu être fait car c’était un petit distributeur. S’il avait été plus gros, il aurait été un peu effrayé par ce genre de méthode. Et ça s’est avéré payant par la suite. »

Comme le montrèrent la diffusion du film et les débats qui l’accompagnèrent.

La critique des médias dominants ne bénéficie pas, chacun le comprend, du concours des médias dominants. Mais même s’il en allait différemment, ce n’est pas au sein des médias dominants que devrait se confiner les débats qui les concernent.

C’est pourquoi les auteurs et réalisateurs du film, les animateurs d’Acrimed et quelques autres ont privilégié un marathon plus épuisant, mais autrement plus exaltant qu’une tournée des plateaux de télévision, pour aller à la rencontre du public à travers la France, la Belgique ou la Suisse. Plus de 260 débats ont été ainsi animés (dont soixante et quatre-vingt interventions respectivement pour les seuls Yannick Kergoat et Gilles Balbastre, six mois après la sortie du film) : des débats impulsés par un ensemble de groupes associatifs, de cinémas indépendants, de collectifs militants ou de formations politiques ou syndicales, dans des cinémas mais aussi des petites salles aménagées (et même une grange !), sans autre forme de publicité que la « Une » de L’Humanité, quelques articles dans la presse syndicale (CGT, Snes, SUD, CNT), ou dans des journaux libertaires, ainsi que dans la presse quotidienne régionale, relativement équilibrée, qui annonçait les projections. Et le bouche-à-oreille.

Ainsi, plutôt que de tenter, en vain, de se ménager une petite place dans les débats médiatiques, c’est le débat public, non pas devant le public, mais avec lui, qui a été privilégié. sans avoir à subir les conflits mis en scène par des interruptions systématiques et les interpellations d’interlocuteurs rompus aux joutes bavardes qui tiennent lieu, le plus souvent, de confrontation dans les médias audiovisuels.

Les auteurs et réalisateurs du film font partie de ces intellectuels militants à qui les médias dominants ne donnent presque jamais la parole ou qui la leur donnent à des conditions qui sont rarement acceptables, pour servir de caution à un pluralisme de façade.

C’est au nom du pluralisme factice que Frédéric Taddeï voulait confronter les réalisateurs du film à des éditocrates mis en cause. L’irruption exceptionnelle des contestataires devait à toute force être confrontée aux omniprésents qui ne papotent qu’entre eux et qui, non contents de phagocyter l’espace public médiatique (largement privatisé) de leurs péroraisons permanentes, devraient bénéficier d’un « droit de réponse » qu’ils ne concèdent qu’à eux-mêmes [3] !

C’est au nom de ce pluralisme que des critiques du film ont déploré que les omniprésents ne disposent pas dans le film d’un temps de parole supplémentaire.

Tel fut le cas de Jacques Mandelbaum du Monde qui déplora « la stigmatisation individuelle de personnes auxquelles on n’accorde pas le moindre droit de réponse ». Nous lui avions répondu ici même (« Un goûteur du Monde a testé Les Nouveaux Chiens de garde ») : « Laissons-nous griser par cette hypothèse : un film d’une heure et 40 minutes devrait en consacrer la moitié à donner la parole à ceux qu’il met en question : ceux-là mêmes qui ont des kilomètres de papier journal et des centaines d’heures d’antenne d’avance et qui, malgré le film, continueront à barbouiller les colonnes des « tribunes libres » – du Monde, entre autres – et à monopoliser les micros ! »

Sur le site Allociné, le jour de la sortie du film, Yannick Kergoat s’était déjà expliqué à ce propos :

« Pour une raison toute simple. On fait un film pour prendre la parole. Et la parole, ils l’ont largement ! Des milliers d’heures de télévision, de colonnes de journaux, d’articles… On veut dénoncer cette dérive de l’information comme marchandise... [...] on ne va pas en plus leur laisser un droit de réponse ! Il ne faut pas exagérer ! C’est vrai que cette critique, elle nous est souvent faite. Mais on ne fait pas un film qui rend compte d’un débat, on fait un film de combat, on fait un film pour dénoncer cette situation. Ensuite, le débat peut avoir lieu. » Et il eut lieu presque partout où le film fut diffusé.

S’exprimer dans les médias, soit ! S’en servir, mais sans leur être asservis. Et donc savoir s’imposer un certain nombre de conditions, particulièrement exigeantes quand il s’agit précisément de… critique des médias. Comme celles que nous imposons à nous-mêmes et que nous avons rendue publiques et celles que se sont imposés les auteurs du film.

Voilà pourquoi Yannick Kergoat a refusé d’être confronté à des éditocrates et a accepté de s’en expliquer lors de l’émission « Ce soir ou jamais ». Encore les conditions de cette explication ne furent-elles pas respectées, comme Yannick Kergoat l’a déclaré à Marc Godin sur le site Bakchich :

« Il m’a donc proposé [Frédéric Taddeï] un dialogue de 20 minutes seul avec lui et il m’a annoncé qu’il me demanderait à la fin pourquoi je n’avais pas voulu débattre avec les autres invités. J’ai accepté. Je vais à l’émission et je découvre sur place les invités du débat, notamment Jacques Attali. C’est ma première émission de télé, je suis stressé, je passe vers minuit et demi. Cela dure 12 minutes et dès la troisième question, Taddeï me demande pourquoi je ne veux pas débattre. Je m’en suis expliqué [4]. » À croire que cette question était plus importante que le propos du film.

* * *

Certains éloges du film de BHL furent particulièrement exaltés : « Présenté dans les salles en cette fin de printemps noirci par les crimes du régime syrien, ce « Serment de Tobrouk » arrive à point nommé, comme une étoile du berger dans le désert des réactions onusiennes, comme une oasis d’espoir dans ce monde de brutes [5] ».

Pourtant, il semblerait que le public ait été moins sensible aux charmes de l’œuvre. En dépit du tintamarre médiatique qui a préludé au « Serment de Tobrouk » et qui en a accompagné la première semaine d’exploitation, le film n’a pas convaincu. Ni la critique ni le public. Pour le dire sans euphémisme, c’est un bide retentissant. Avec 1475 entrées la première semaine d’exploitation dans quinze salles en France (soit une moyenne de 98 entrées par écran), ça commence très mal [6].

Au point que le 12 juin, Liliane Lazar (la « groupie » de BHL en charge du site qui lui est consacré), après avoir tenté par un tweet alarmé de rameuter les Parisiens, commence à s’agacer et s’emporte dans un second tweet : « À ceux qui ricanent sur les "chiffres" du film, je rappelle : c’est un DOCUMENTAIRE, sorti dans 2 salles (Balzac et MK2 Parnasse) ! L. Lazar  »... Deux salles, certes mais à Paris, sans compter les autres ! Après quatre semaines de projection devant un public quasi-confidentiel, Le Serment de Tobrouk est retiré de l’affiche.

Or le film Les Nouveaux Chiens de garde est, lui aussi, un documentaire ! Mais la similitude s’arrête là. Car après seize semaines d’exploitation le compteur des entrées dépassait 202 000 spectateurs. Selon les chiffres officiels du CNC en date du 7 septembre 2012, le nombre d’entrées pour Les Nouveaux Chiens de garde était de 213 742 spectateurs, sans compter les entrées en Belgique et en Suisse et les entrées de toutes les projections militantes, déjà organisées par dizaines et celles qui continuent de se mettre en place. Soit la meilleure fréquentation des cinq dernières années pour un documentaire (hors documentaires animaliers).

Pourquoi ? Peut-être parce que, exaspérés par une crise qui s’étire et s’aggrave, les spectateurs ont identifié les responsables politiques et financiers et leurs porte-paroles médiatiques et que, au lieu d’un vibrant plaidoyer narcissique et grandiloquent sur une intervention guerrière en Libye, ils ont préféré un film qui, d’une certaine façon, les emmenait, moins héroïquement, mais avec plus de vérité et de combativité, sur un autre champ de bataille.

Benjamin Accardo (avec Henri Maler).

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Notes

[1] C’est vraisemblablement l’avis d’Hélène Schoumann dans son entrevue du Jerusalem Post le 29 juin qui lui demande, pleine d’admiration : « On vous voit en première ligne sur les fronts de guerre, vous n’avez donc jamais peur, Bernard Henri Lévy ? »

[2] Et même féroces, frisant parfois la démolition en règle (lire dans « ecranlarge.com » la cinglante chronique de Simon Riaux.

[3] La querelle n’est pas nouvelle. Serge Halimi, auteur de l’essai à l’origine du film, dans un entretien avec Daniel Mermet (« Là bas si j’y suis », 15 décembre 2005, France Inter) qui, matois, s’étonne de « sa prudence envers les médias  », mettait les choses au point lors de la réédition de son ouvrage : « Vous dites que je suis très avare de prestations médiatiques. Il faut dire que je suis pas tellement invité. [...] Un certain nombre de médias que je mets en cause auraient pu m’inviter, ne serait-ce que pour dire que ma présence dans leurs émissions invalidait toutes mes critiques puisque j’avais pu m’exprimer. Ce qui naturellement leur aurait permis après de continuer comme avant en se prévalant du fait qu’une fois tous les six ans, une fois tous les dix ans, ils invitaient un critique à l’antenne. Donc j’ai fait un autre choix que celui de passer par les médias. Mais, en règle générale, il faut dire que mes livres ne sont pas médiatisés du tout. Je ne bénéficie pas, comme vous pouvez l’imaginer d’un réseau de connivence considérable. Donc je fais un choix qui est différent, qui est celui de faire des réunions publiques où je parle de mes livres et où j’en parle, avec les gens qui viennent pour en entendre parler. Et qui ont l’occasion de m’entendre dans un format qui n’est pas celui de trois questions entre deux jingles de publicité. »

[4] Source : « Et en plus ils mordent », sur le site de Bakchich.

[5] Ara Toranian, « Un serment de cœur », Les Nouvelles d’Arménie, 7 juin 2012.

[6] Source : Libération Next, 12 juin 2012.

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