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Le viol dans les médias : un fait divers

par Audrey Guiller, Nolwenn Weiler, le 21 novembre 2011

Nous publions, avec l’accord de ses auteures, un extrait de l’ouvrage Le Viol, un crime presque ordinaire, paru en octobre dernier aux éditions Le Cherche-midi [1]. Le texte qui suit est tiré du chapitre 5 du livre (et reprend son titre).

En 1986, pour la première fois, une victime d’inceste témoigne à visage découvert à la télévision. Eva Thomas, qui vient de publier Le viol du silence [2], est l’invitée de l’émission « Les dossiers de l’écran ». C’est une révélation. Les Français découvrent un crime. Et des millions de victimes réalisent qu’elles ne sont pas seules à avoir vécu un enfer. Les médias participent à dissiper le tabou. Après la diffusion d’un reportage ou la publication d’un article, le nombre d’appels aux associations d’aide aux victimes monte en flèche. Ce fut aussi le cas en 1989, après l’émission « Médiations » que François de Closet consacra aux abus sexuels sur les enfants. Puis en 1995, quand Mireille Dumas dédia un numéro spécial de « Bas les masques » à « L’enfance violée ». Même chose en mai 2011, dans le tourbillon de l’affaire DSK. Le numéro Viols Femmes Informations reçoit alors 40% d’appels de plus qu’à l’habitude. « Ces émissions engagent les téléspectateurs à la vigilance et à l’action, analyse l’historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu, spécialiste de criminologie et de l’histoire des médias [3]. On entend et on voit les victimes, qui disent leur mal être, leur incapacité à oublier, à se construire une vie équilibrée. » Les médias sont un révélateur. Mais ils participent aussi à la construction de préjugés et à leur installation dans le paysage social.

Une vérité tronquée

Les journalistes parlent surtout de viol dans deux cas : lors de l’enquête qui suit un dépôt de plainte et au moment du procès d’un agresseur présumé. Or, les viols qui parviennent jusqu’au tribunal représentent moins de 10% de la totalité des cas. Silence sur tous les autres. On perçoit la réalité du crime par le petit bout de la lorgnette. Et le traitement sous forme de fait divers ou de compte-rendu d’audiences les présente comme une somme d’histoires individuelles. De tristes anecdotes qui n’arrivent qu’aux autres.

Dans l’espace médiatique, le violeur en série est largement plus présent que le grand-père agresseur de ses petits-enfants. L’exceptionnel a plus de poids. « Le traitement médiatique du viol ne pourra pas être satisfaisant tant que l’on valorisera les informations les plus spectaculaires et les plus inhabituelles, qui ne sont pas les plus représentatives, prévoit Laurent Mucchielli, chercheur au CNRS et directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip). Quand une jeune femme est violée dans un bois en allant faire son footing, tout le monde en parle. Un inceste, presque tout le monde s’en fiche. Les drames à bas bruit, habituels mais invisibles, n’intéressent pas les médias. Parce que ce qui est caché, par la sphère familiale, par exemple, est un objet d’enquête difficile. Les journalistes n’ont pas le temps et se précipitent sur ce qui va vite ». Comment pourrait-il en être autrement ? rétorquent des journalistes. « Les médias parlent de ce qui arrive, de la rupture normale de l’ordre des choses », soutient Anne-Claude Ambroise-Rendu. « La banalité, d’un point de vue journalistique, ça n’est pas intéressant, poursuit Brigitte Vital-Durand, chef du service Informations générales de Libération jusqu’en 2007 et auteure de J’ai menti [4]. Ça devient le champ de la sociologie. Les journalistes ne sont qu’un reflet de ce qui agite une société à un moment donné. »

Le biais du fait divers

Ce genre journalistique a ses codes. Les pages « Faits divers » sont peuplées de récits de crimes ou de catastrophes. Cette façon de rendre compte du viol influe sur la façon dont nous le percevons. « Pour donner envie de lire ces pages, il faut informer, divertir et faire pleurer madame Michu, lâche la journaliste Natacha Henry, auteure de Les filles faciles n’existent pas [5]. Il faut créer de bons personnages : la traînée, le barbare, le mec paumé. » Le récit en devient plus lisible, mais aussi plus caricatural. « Le problème du viol, selon le chroniqueur judiciaire Paul Lefèvre [6], c’est que c’est une bonne histoire qui fait vendre. Je me rappelle des collègues de presse écrite, à qui les chefs disaient : "pour les détails, je te laisse juge, mais si tu peux avoir la marque de la culotte..." »

La confusion entre agression et sexualité peut conférer au traitement du viol un caractère érotique, décalé de la réalité de l’agression. « Certains lecteurs s’attendent à trouver des détails, il ne faut pas se leurrer. Ils lisent les faits divers pour ça, admet Brigitte Vital-Durand. Mais on peut écrire un bon fait divers en satisfaisant uniquement un besoin d’information. Les mots doivent être précis et pesés pour n’être ni graveleux, ni voyeurs et éviter l’euphémisme ». Publicité est faite davantage à l’agression qu’à la sanction envers l’agresseur, déplorent les féministes. « On nous dit qu’on fait trop long sur les histoires, mais c’est pourtant ce qui est raconté au procès, objecte Paul Lefèvre. Sur la sentence, que voulez-vous dire de plus que "le mec a pris dix ans ?" ».

Pour écrire son article, le journaliste n’interviewe, la plupart du temps, ni la victime, ni l’accusé. Il rapporte ce qui se passe au procès ou ce que lui disent les policiers, les gendarmes ou le procureur de la République. Les assises sont aussi un jeu de communication pour les avocats, qui peuvent se servir de la presse pour faire passer tel ou tel message sur un client. Le journaliste doit se faire une idée sur un cas en quelques heures, pour bâtir un texte qui sera lu en quelques minutes. La polémique fait aussi partie du jeu, selon l’historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu : « Ce qui va prévaloir, c’est le scandale : par exemple, le notable respecté dont on découvre l’horreur des pratiques. Finalement, les journalistes traitent les viols davantage comme des affaires à sensation que comme des dossiers judiciaires. On va désigner l’agresseur comme un pédophile, par exemple, même si c’est une notion qui n’existe absolument pas dans le code pénal. » Et les mythes se renforcent. Car peu d’agresseurs souffrent d’une perversion telle qu’elle est sous-entendue dans le terme pédophile.

Faire exister la victime est difficile

Généralement, l’agresseur est le centre de l’article. « C’est vrai, mais c’est normal, commente Brigitte Vital-Durand. C’est le procès de l’accusé. C’est lui qu’on juge. On dresse son portait, on raconte son parcours. Cela ne veut pas dire qu’on doive lui chercher des excuses. » Faire exister médiatiquement les victimes est compliqué. Longtemps, elles sont restées complètement invisibles. « En chronique judiciaire, au départ, on ne parlait pas du viol, confirme Paul Lefèvre. On estimait que la fille avait déjà assez souffert et qu’en parler, ce serait en remettre une couche, de façon indécente. Puis, les associations nous ont convaincus du besoin des victimes d’être reconnues publiquement. » Beaucoup ne le souhaitent toujours pas. « Un bon nombre de procès se déroulent à huis clos à leur demande, explique Brigitte Vital-Durand. Je les comprends. Si elles n’avaient pas cette possibilité, le nombre de plaintes déposées serait encore plus faible. C’est un droit protecteur, mais qui rend la tâche du journaliste difficile et les victimes invisibles. Il faudrait imaginer un procédé qui maintiendrait l’anonymat des victimes tout en permettant aux journalistes de parler de ces audiences actuellement inaccessibles. » Il est difficile pour les médias de mettre en mots et en images ce que l’on tient caché. « La violence conjugale intéresse plus les journalistes, constate Natacha Henry. Parce qu’elle implique des histoires d’argent, d’enfants, d’appartements, des problèmes administratifs qui nécessitent un sérieux coup de main social. Tout cela est visible. » (…)

À la télévision, les images de victimes sont rares. Comme lors de l’exceptionnelle affaire d’Outreau. On se souvient bien que treize des dix-sept accusés ont été acquittés par la justice. Mais pas que cette même justice a reconnu douze des quinze enfants victimes de viols ou d’agressions sexuelles. Dans son ouvrage Outreau, la vérité abusée [7], la psychologue Marie-Christine Gryson-Dejehansart, experte au procès, analyse comment les douze enfants sont devenus des fantômes. « C’est l’effet pervers de l’absence d’images d’enfants. On les a évoqués par des jouets, des plans immobiles d’aires de jeux désertées, décrit-elle. L’espace victimaire a été rempli par les accusés en souffrance. Mais celle des enfants n’a jamais été montrée à l’image. Aucun parent pour venir pleurer devant les caméras, aucune interview de travailleurs sociaux, de maîtresse ou de voisine, aucune silhouette pour peupler l’imaginaire compatissant et protecteur. Les enfants sont devenus des êtres virtuels. » C’est une difficulté médiatique complexe liée, surtout, au traitement télévisuel de l’information. À laquelle il n’existe pas de réponse toute trouvée. Il est normal que des victimes n’aient pas envie d’être médiatisées. D’autres en sont frustrées. « Il y a un côté malsain à banaliser la violence par les récits d’horreur, à parler de l’agresseur comme quelqu’un de fascinant, avance Fanny, victime. Alors que l’héroïne, c’est la survivante ! Elle s’en est sortie et elle a eu le courage de venir au procès ! » (…)

Parler de ce qui ne se voit pas est problématique. Surtout quand semble régner la plus grande confusion, chez certains journalistes, entre ce qui relève de la vie privée et de l’information sur un crime présumé ou avéré. « Les ténors des médias français multiplient les amalgames, écrit la journaliste Isabelle Germain sur le site d’information « Les nouvelles news », au début de la couverture de l’affaire DSK. Infidélité, orientation sexuelle, fréquentation de clubs échangistes, pratiques diverses… Tout cela ne concerne que les principaux intéressés et les médias n’ont pas à s’en emparer. Tant qu’il y a consentement entre les protagonistes, c’est du domaine de la vie privée. » Le 18 mai 2011, Nicolas Demorand écrit dans Libération : «  Libération continuera, premier principe, à respecter la vie privée des hommes et des femmes politiques. » Le Canard Enchaîné appuie : « L’information s’arrête toujours à la porte de la chambre à coucher ». « Même si des viols se produisent derrière la porte ? », questionne la journaliste. Un crime n’est pas une affaire privée. C’est sur ce même fond de confusion entre agression et sexualité que Sud-Ouest a pu titrer, au sujet de l’affaire DSK : « L’homme qui aime les femmes sans modération ».

Du fait divers au fait de société

Il est arrivé que le viol investisse les pages société, débat et courrier des lecteurs des quotidiens et des magazines, ou les émissions de radio et de télévision, à des heures de grande écoute. « Lorsqu’il révèle un phénomène longtemps occulté, le fait divers se transforme en fait de société, explique Anne-Claude Ambroise-Rendu. Il cesse d’être un fait divers, événement inclassable, individuel et insignifiant et devient un phénomène social et collectif. » Mais on compte sur les doigts des mains les fois où il s’est installé dans l’actualité, en investissant de façon durable d’autres horizons que les rubriques de faits divers. Lors de procès de violeurs en série ; à la fin des années 1970 ; au moment de la redéfinition criminelle du viol (en 1980) ; pendant le scandale des « tournantes » et dans le contexte de viols présumés ou avérés commis par des célébrités : Roman Polanski, Julian Assange et Dominique Strauss-Kahn. Observer de plus près ces moments-clés est plein d’enseignements. On s’aperçoit qu’au moment même où le traitement du viol ne se fait plus sous l’angle du fait divers, et qu’il ouvre un débat, celui-ci vient parfois renforcer nos préjugés sur le sujet.

Fin des années 1970 : revirement dans le traitement médiatique du viol d’enfants. « Pour la première fois, l’abus sexuel sur enfant est exhumé de la rubrique des faits divers et entre dans celle des débats de société », signale Anne-Claude Ambroise-Rendu. Dans les années de l’après mai 1968, la presse lève le voile qu’elle tenait pudiquement étendu sur le viol d’enfants et l’inceste. Pas n’importe comment. C’est aux défenseurs de la « pédophilie » que l’on doit la transformation du genre. Le premier débat de société médiatique autour du viol naît donc autour de cette question : les enfants de moins de 15 ans ont-ils droit à une sexualité ? Certains journaux dénoncent le viol d’enfants, d’autres tentent de lui conférer une certaine dignité en l’inscrivant dans une remise en question globale et radicale de l’ordre social et moral.

« Tout commence, pourrait-on dire, en janvier 1979, avec la révélation faite par l’hebdomadaire Minute de l’arrestation à Saint-Ouen d’un moniteur sportif, Jacques Dugué, retrace Anne-Claude Ambroise Rendu. Il livrait des enfants à la prostitution et organisait un trafic de photographies de leurs ébats sexuels. Dans certains journaux, dont Libération et Le Monde, on assiste à l’émergence d’un personnage inédit, loin du monstre de jadis. Un homme qui aime les rapports sexuels avec les enfants, mais dénonce toute violence et se définit lui-même comme pédophile. » Le 21 janvier 1979, une lettre écrite par Jacques Dugué depuis sa prison est publiée par Libération. « Un enfant qui aime un adulte sait très bien qu’il ne peut pas encore donner, aussi il comprend et il accepte très bien de recevoir […] ce fut le comportement avec moi des garçons que j’ai sodomisés », affirme celui que le quotidien loue pour « sa franchise quant à la sodomie ». « Le viol d’enfant, au même titre que les amours libres, les couples informels, l’homosexualité ou la zoophilie devient une manifestation d’un droit à la différence, qui constitue une nouvelle forme de revendication à la fois culturelle et politique », poursuit l’historienne. En revanche, on ne donne pas la parole aux mineurs, on parle en leur nom. Voilà donc dans quel contexte se joue ce premier débat médiatique sur les agressions sexuelles : pour ou contre le viol d’enfants ?

Autre épisode pivot : le scandale des viols collectifs, rebaptisés « tournantes ». Entre 2001 et 2003, le thème envahit brutalement les médias. À l’instar d’autres manifestations de « l’insécurité », qui domine alors tous les débats, ces comportements ont été présentés comme un phénomène nouveau, en pleine expansion. Le viol sort, là encore, des pages faits divers. Mais... « le traitement des tournantes dans le débat public a imputé ce phénomène à la barbarie supposée des jeunes issus de l’immigration », décrit le sociologue Laurent Mucchielli. Le violeur c’est l’autre. L’Arabe de l’autre côté du périphérique. Dans son ouvrage Le scandale des « tournantes », dérives médiatiques, contre-enquête sociologique [8], l’universitaire démonte les affirmations médiatiques d’alors : « Ces pratiques ne sont pas nouvelles. Des observations comparables ont été faites dans les quartiers populaires des années 1960, explique-t-il. Les violeurs étaient des hommes bien blancs de peau. Et rien n’indique par ailleurs qu’il y ait eu une augmentation de ces crimes. La seule statistique disponible, celle de la justice, indique une stabilité globale sur les vingt dernières années. » Cet incendie médiatique intervient en pleine campagne électorale centrée sur le thème de l’insécurité, des violences urbaines, de la peur de l’Islam et des violences faites aux femmes. « Le discours médiatique est venu déculpabiliser les mesures répressives qui seront prises en lieu et place du réexamen des causes réelles de ces viols. »

Laurent Mucchielli montre comment des dépêches d’agence signalent des procès pour viols collectifs depuis de nombreuses années. Mais, avant 2001, ces dépêches ne suscitent pas l’intérêt de la presse. Elles ne produisent pas de sens : ce sont des faits divers. « Inversement, à partir de là, les journalistes vont se précipiter dans les cours d’assises pour « couvrir » les procès pour viols collectifs. Désormais, ce sont des faits de société, c’est-à-dire qu’ils deviennent des symboles de quelque chose de plus général : le "mal des banlieues", la "crise de l’intégration", la jeunesse "de plus en plus violente", "qui n’a plus aucune valeur" ».

Dernièrement, l’intérêt médiatique pour les agressions sexuelles s’est cristallisé autour des « affaires » Roman Polanski, Julian Assange, Georges Tron et Dominique Strauss-Kahn. (…) Parler du viol via des affaires touchant les puissants entraîne un double effet. L’un négatif : une médiatisation de type sensationnaliste, une surenchère d’informations « people », qui empêchent que l’on se pose les vraies questions. L’autre positif. (…) Clémentine Autain décrit, en mai 2011, dans Libération, la sidération du grand public et des journalistes à l’annonce de l’accusation de Dominique Strauss-Kahn. « Personne, à part les deux protagonistes, ne sait ce qui s’est réellement passé dans la suite du Sofitel new-yorkais, commente-t-elle. Mais la réception de l’événement raconte quelque chose de profond sur nos représentations. Depuis la révélation, la France est en état de choc. Ce que l’on n’arrive pas à croire, c’est qu’un homme de pouvoir aussi haut placé ait pu violer une femme de chambre. » Cette incrédulité affichée par bon nombre d’éditorialistes ne choque pas les sociologues, qui expliquent comment les journalistes n’ont jamais intégré que des viols se produisaient aussi dans les milieux sociaux favorisés. Habitués à traiter d’affaires d’assises, où sont condamnés, nous le verrons plus tard, une majorité de pauvres. « Le monde politique et médiatique parisien est composé de classes supérieures qui n’entendent que ce qui ne vient pas les déranger, énonce Laurent Mucchielli. Souvent, quand ils s’expriment sur le viol, c’est l’élite dirigeante qui s’inquiète de l’état dépravé des mœurs des pauvres. Tout cela pour ne pas voir ce qui se passe dans leur rue. » Pour Natacha Henry, l’affaire DSK pourrait changer la donne. « Elle a permis de mettre en avant la ringardise de certains intellectuels français totalement sexistes, à qui les médias donnent largement la parole. Et, de façon nouvelle, le grand public a été d’accord avec les féministes pour dire qu’il y en avait assez de ces propos ! » (…)

Notes

[1] Audrey Guiller et Nolwenn Weiler, Le viol, un crime presque ordinaire, Le Cherche-midi, collection « Documents », Paris, octobre 2011, 208 pages, 14,90 euros.

[2] Aubier, 1986.

[3] Auteure de « Un siècle de pédophilie dans la presse (1880-2000) : accusation, plaidoirie, condamnation », Le Temps des Médias n°1, automne 2003.

[4] Virginie Madeira, Brigitte Vital-Durand, Stock, 2006. Témoignage d’une jeune fille qui a faussement accusé son père d’inceste.

[5] Éditions Michalon, 2008.

[6] Notamment pour l’émission « Enquêtes criminelles », diffusée sur W9.

[7] Hugo & Cie, 2011.

[8] La Découverte, 2005.

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