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« Jeudi d’Acrimed » : « Informer sur le Proche-Orient » (jeudi 20 octobre)

La question palestinienne fait de nouveau la « une » de l’actualitĂ©. L’occasion de s’interroger sur l’information relative au Proche-Orient. Comment informer sur des questions qui divisent aussi profondĂ©ment et gĂ©nèrent tant de passions ? L’information sur le « conflit israĂ©lo-palestinien » est-elle nĂ©cessairement dĂ©pendante des acteurs du conflit, voire outrancièrement propagandiste ? Comment rendre compte d’une situation d’occupation militaire prolongĂ©e sans cĂ©der aux travers du journalisme de guerre ?

« Jeudi d’Acrimed »
Jeudi 20 octobre 2011 Ă  19 heures
Ă  la Bourse du travail de Paris
3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e

Avec
- Benjamin Barthe, journaliste au Monde (desk Proche-Orient), ancien correspondant pigiste Ă  Ramallah (2002-2011), rĂ©compensĂ© par le Prix Albert Londres en 2008 pour ses reportages Ă  Gaza. Auteur de Ramallah Dream, voyage au cĹ“ur du mirage palestinien (Ă©ditions la DĂ©couverte) ;
- et Julien Salingue, enseignant et doctorant en science politique, chercheur sur la question palestinienne, auteur d’Ă€ la recherche de la Palestine, au-delĂ  du mirage d’Oslo (Ă©ditions du Cygne).

En guise de présentation du débat

La demande de reconnaissance internationale, par Mahmoud Abbas, de l’État palestinien, occupe le devant de l’actualitĂ© et de la scène mĂ©diatique. Une fois de plus, les journalistes et les « experts » s’interrogent : OĂą va le « conflit » ? Comment pourrait-il ĂŞtre rĂ©glĂ© ? OĂą en est le « processus de paix » ? Etc. Comme lors des bombardements sur Gaza, en 2008-2009, ou lors de l’assaut sanglant contre la Flottille, en mai 2010, c’est un Ă©vĂ©nement Ă  forte valeur ajoutĂ©e mĂ©diatique qui « fait parler » de la question palestinienne.

Cette focalisation de la plupart des grands mĂ©dias sur de tels Ă©vĂ©nements ne doit pas faire oublier que certains journalistes, correspondants en IsraĂ«l ou dans les territoires palestiniens, tentent tant bien que mal de fournir au public une information quotidienne qui ne cède ni aux attraits du sensationnalisme ni aux Ă -peu-près de la pseudo-expertise gĂ©opolitique. Ils essaient de rapporter les faits, de rendre compte des conditions d’existence des populations israĂ©lienne et palestinienne, de raconter « l’envers du dĂ©cor », indĂ©pendamment des agendas diplomatiques et/ou militaires.

Ces derniers jours, le dĂ©calage est flagrant entre, d’un cĂ´tĂ©, l’hyper-mĂ©diatisation des Ă©vĂ©nements diplomatiques et, de l’autre, l’effacement d’une vie quotidienne mĂ©connue car mĂ©diatiquement peu rentable. La seconde apporte pourtant un Ă©clairage singulier sur les premiers, et pourrait fournir au public des Ă©lĂ©ments de comprĂ©hension essentiels. Alors... Information ? Sous-information ? Mal-information ? DĂ©sinformation ? Propagandes ? La couverture mĂ©diatique du conflit opposant IsraĂ«l aux Palestiniens est l’objet de toutes les critiques : nos deux invitĂ©s discuteront de leur pertinence et tenteront, en tenant Ă  distance les croyances idĂ©ologiques et les prises de position inĂ©vitablement partisanes, de dĂ©crypter les mĂ©canismes du traitement de l’information proche-orientale.

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