Cible d’une contestation lĂ©gitime (sur laquelle nous reviendrons) [1], Ă la suite de l’annonce de sa nomination Ă la direction de France Monde, la nouvelle holding de l’audiovisuel extĂ©rieur, Christine Ockrent rĂ©agit ainsi le 21 fĂ©vrier sur RTL : « Personne, y compris, d’ailleurs, les grognements de certains camarades syndiquĂ©s (...) personne ne met en cause ma compĂ©tence professionnelle, mon absence totale d’engagement partisan, ce qui, en 35 ans d’audiovisuel public est, croyez-moi, assez rare. » « Grognements »... Quelle Ă©lĂ©gance !
La « compĂ©tente » rĂ©pondant le mĂŞme jour aux questions du Parisien, explique notamment : « Je ne suis pas une journaliste qui a montĂ© sa boĂ®te de production pour se payer quatre fois sur la bĂŞte, Ă la diffĂ©rence d’autres que je ne nommerai pas. » La « dignitĂ© » de Christine Ockrent force le respect !... Mais la profession de dĂ©sintĂ©rĂŞt n’est pas tout Ă fait crĂ©dible de la part de « la reine des mĂ©nages », encore rĂ©cemment mise en cause par la SociĂ©tĂ© des journalistes de France 3.
Une chaĂ®ne sur laquelle ses talents vont sans doute manquer. Avec une « absence totale d’engagement partisan », Christine Ockrent Ă©tait Ă l’évidence, une administratrice de dĂ©bat hors pair ! Pour mĂ©moire, on peut ainsi re-visionner les Ă©changes de cette « grande journaliste » avec quelques « petits » candidats durant la campagne ou revenir sur les talents de pĂ©dagogue de l’animatrice de « Duel sur la 3 », par temps de mobilisation sociale.