Observatoire des media

ACRIMED

Racisme(s) médiatique(s), racisme dans les médias

par Julien Salingue,

Nous mettons en ligne l’article introductif du dossier de Médiacritique(s) n°19, consacré au(x) racisme(s) médiatique(s). Les articles auxquels il est fait référence sont disponibles dans le magazine, et seront progressivement mis en ligne sur notre site.

Le lundi 4  avril 2016, le quotidien Libération publiait un dossier intitulé «   Ces visages contestés de l’antiracisme », consacré aux « nouveaux militants contre les discriminations », et qui a suscité des débats dans la mouvance antiraciste, l’éditorial de Laurent Joffrin (« Piège grossier ») faisant l’objet de la plupart des critiques. On pouvait en effet y lire, entre autres, ceci :

 Le « nouvel antiracisme » que nous décrivons pose plusieurs questions. D’abord parce qu’il est délibérément communautaire. Les musulmans défendent les musulmans, les Noirs défendent les Noirs. Ainsi chacun s’occupe de sa paroisse, de son clocher, de son origine. Au nom d’une légitime autodéfense ? Certes. Encore faut-il le faire aussi au nom de valeurs communes, et non de simples réflexes communautaires. Encore faut-il éviter cette malsaine concurrence des victimes qui attise les tensions au lieu de les apaiser. 

Les reproches faits à Laurent Joffrin ont été de deux principaux ordres :
1. Accuser de «   communautarisme  » des militants antiracistes depuis une rédaction qui n’abrite en son sein quasiment aucun journaliste «  non-blanc ».
2. «   Donner des leçons » d’antiracisme depuis un journal qui a à plusieurs reprises été épinglé pour la publication d’articles ou de propos considérés comme racistes [1].

Nous ne nous attarderons pas ici sur le dossier de Libération, ni sur l’éditorial de Laurent Joffrin (qui ne reflète guère, au passage, le contenu mesuré du dossier), mais plutôt sur ces deux accusations récurrentes contre les «  grands médias  » : donner peu de place (dans les rédactions) et peu de visibilité (dans les productions) aux populations non-blanches ; relayer, diffuser, entretenir des préjugés racistes.

Qu’en est-il exactement ? C’est à ces interrogations, et à quelques autres, que nous entendons répondre dans ce dossier, en interrogeant non seulement les contenus médiatiques, mais aussi les pratiques journalistiques elles-mêmes, ainsi que le poids des routines professionnelles et les conséquences de la composition sociologique des rédactions. Précisons ici que tous les «  grands médias  » n’entretiennent pas le même rapport au racisme, et que l’on ne peut mettre sur un pied d’égalité des médias comme, d’un côté, Le Monde ou Libération et, de l’autre, Valeurs actuelles, Le Figaro ou Causeur. Il n’en demeure pas moins que les constats que nous dressons dans ce dossier n’épargnent aucun des grands médias qui, tous, à des degrés divers, participent de la diffusion et de la reproduction des clichés racistes et discriminatoires.


Des racistes dans les médias

C’est une évidence : les cas de racisme avéré au sein des médias dominants sont nombreux, et récurrents. Les «   Unes   » de certains hebdomadaires sont malheureusement là pour le rappeler, qu’il s’agisse du Point, de L’Express, de Marianne ou, hors concours, de Valeurs actuelles.

Des propos racistes sont également régulièrement hébergés dans les «  grands médias  » — nous ne parlons pas ici des élucubrations de tel ou tel responsable politique, mais bien de déclarations ou écrits de certains journalistes, éditorialistes ou chroniqueurs. La liste serait bien longue, il suffira donc de rappeler les outrances à répétition d’Éric Zemmour («  Discriminer c’est choisir, discriminer c’est sélectionner, discriminer c’est la liberté. On a le droit de choisir avec qui on veut travailler […]. C’est la vie la discrimination !  », France Ô, 06/03/2010 ; «  Pourquoi on est contrôlé 17  fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait   », Canal+, 06/03/2010 ; et plus récemment «  Il y a des dizaines de banlieues françaises qui ne sont plus françaises, où l’on ne vit plus à la française, où le Coran a remplacé le Code civil, où il est imposé  », BFM TV, 28/02/2016 ), de Philippe Tesson («   C’est ça notre problème actuellement, c’est ça notre problème ! C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire quoi !  », Europe 1, 13/012014) ou d’Yves Thréard («  Il n’est plus une région, un département, une ville aujourd’hui qui ne soient confrontés à l’installation de plusieurs campements de Roms. Violation du droit de propriété, dégradation de l’environnement, explosion de la délinquance, la France vit sur un volcan qui entrera en éruption si rien n’est entrepris pour éteindre le feu  », blog du Figaro.fr, 24/09/2013), etc. Propos qui n’ont guère entamé leur surface médiatique.

Ces déclarations ne sont évidemment pas représentatives de l’ensemble des journalistes, ni du discours dominant des médias dans lesquels ces spécialistes de l’outrance s’expriment. Force est toutefois de constater qu’en les invitant régulièrement à des émissions de débats ou en leur offrant des chroniques régulières, ces mêmes médias contribuent à légitimer et à banaliser leur parole, et donc à normaliser les propos racistes. A fortiori lorsque les journalistes témoins de ce genre de propos ne réagissent pas, y compris lorsque ces derniers sont non seulement racistes mais ouvertement mensongers. C’est ainsi que le 28 février dernier, sur le plateau de BFM TV, personne n’a réagi face aux élucubrations d’Éric Zemmour [2], ainsi que l’a souligné la journaliste Nassira El Moaddem dans une «  Lettre ouverte à l’attention de Monsieur Alain Weill, Président-directeur-général de NextRadioTV et de Monsieur Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFM-TV  », publiée le 29 février sur le Bondy Blog :

À aucun moment, les journalistes présents en plateau n’ont demandé à Éric Zemmour d’apporter des précisions, des exemples concrets, des chiffres sur ces déclarations. À aucun moment, Éric Zemmour n’est interrompu pour ses propos faits de généralités stigmatisantes. […] Un débat signifie-t-il que l’on puisse laisser dire tout et n’importe quoi sous prétexte d’une confrontation d’idées ? Sous prétexte de la présence d’un contradicteur, peu importe son efficacité dans cet exercice, vos animateurs doivent-ils oublier qu’ils sont avant tout journaliste et qu’ils sont là pour rétablir les faits, questionner, demander des chiffres, des sources, lorsque des affirmations sont érigées en vérités absolues et dirigées vers une seule catégorie de personnes ? 

Bonnes questions, auxquelles, selon nos informations, ni BFM-TV, ni le CSA, pourtant saisi de «  l’incident   », n’ont daigné répondre. Un CSA qui affirme pourtant, sur son site, que «  lorsque des propos contraires à la déontologie sont tenus lors d’une émission en direct, l’animateur doit intervenir rapidement, en interrompant le locuteur ou en condamnant ses propos » [3].


Une drôle d’ambiance

Le racisme assumé et son accompagnement, conscient ou non, ne sont toutefois que la partie émergée de l’iceberg. Une autre forme de racisme, beaucoup plus insidieuse, réside dans la façon dont sont traitées les populations étrangères ou «   d’origine étrangère   », comme le souligne Teun A. van Dijk dans un rapport remis à l’Unesco en 2001 [4] : 

La tendance générale est souvent la même : les médias, aujourd’hui aussi bien qu’il y a 50 et 100 ans, tendent à assimiler les étrangers, les immigrés, les réfugiés ou les minorités à un problème et s’y réfèrent comme « eux » plutôt que comme une partie intégrante de « nous ». Les autres sont alors stéréotypés, marginalisés et exclus à maints égards dans l’écrit et l’audiovisuel : la sélection tendancieuse de sujets d’actualité (le plus souvent le crime, la violence, la drogue ou les franchissements clandestins de la frontière), les gros titres, les images, la mise en page, le choix des mots, les métaphores et les nombreuses autres caractéristiques négatives des nouvelles et articles de fond concourent à présenter systématiquement les immigrés et les minorités non seulement comme différents mais également comme un groupe anormal, voire une menace. 

Ainsi en va-t-il, par exemple, du traitement de l’islam, comme nous le soulignions dans un article consacré aux médias et au Front national :

 Le traitement médiatique de l’islam, à la différence de celui qui est réservé à d’autres religions, est trop souvent dominé, non par une étude raisonnée de l’islam, mais par la dénonciation de ceux qui le pratiquent. Affirmer ou laisser dire que les citoyens musulmans se définissent exclusivement par une religion que l’on condamne sans même informer sur elle, c’est les traiter comme des citoyens au rabais. Affirmer ou laisser dire que cette religion est, à la différence de toute autre, une anomalie, c’est affirmer (ou du moins laisser entendre) que cette religion met en péril une prétendue identité nationale. Et sous couvert de combattre les fanatismes qui se réclament de l’islam («  l’islamisme  »), suggérer (le cas échéant en prenant des gants) que c’est la pratique de l’islam qui, intrinsèquement, est potentiellement fanatique, c’est jeter la suspicion sur des millions de croyants.

Il en va de même, fréquemment, dans le traitement de l’information internationale, où sévit une tendance à traiter de manière différenciée les populations et sociétés non-blanches, en ayant recours à des clichés ou à des raccourcis qui confèrent à ces populations un caractère exotique, avec un ton souvent paternaliste, voire néocolonial :

Il ne suffit pas de se déplacer pour que le regard s’ouvre. Certains territoires ne sont couverts par la presse transnationale que dans des circonstances exceptionnelles, ce qui prive l’envoyé spécial dans l’urgence des prérequis nécessaires au difficile chemin de la connaissance. La construction de l’étrangéité se développe parfois par sa seule résonance vis-à-vis des enjeux nationaux intégrés par le reporter ; mobilisée par l’attention à la « communauté internationale » que forment les résidents occidentaux ; réduite à « l’effet Hilton » [5] entretenu par la corporation des collègues compatriotes déjà sur place ; volontairement autiste pour ne pas s’encombrer de visions du monde concurrentes ; incongrue entre les bonnes dispositions du discours et un comportement chauvin qui illustre la puissance du lien entre habitus et attitudes.  [6]

Invisibilisées, infantilisées, mises en scène… les populations des pays «   du Sud   » servent trop souvent de faire-valoir aux gouvernements des pays «  occidentaux  » (lors des «  guerres éthiques  »), à l’action des coopérants ou des humanitaires (lors des «   catastrophes  »), voire même aux journalistes eux-mêmes [7]. Si nous n’en sommes plus à l’époque de Tintin apprenant à lire aux petits Congolais, les sujets, les angles choisis, les mots utilisés… font souvent écho à un imaginaire victimaire, colonial, voire raciste, qui interdit de concevoir «  l’Autre  » comme étant «  notre   » égal, un acteur à part entière, et pas seulement un objet de compassion ou de comparaison «   civilisationnelle   » : 

En dehors des zones potentiellement solvables, les espaces investis sont identifiés sans surprise, au hasard des sécheresses, famines, maladies, guerres interethniques, coups d’État militaires, corruptions, etc. C’est surtout l’Afrique, espace à soigner plutôt qu’à investir, qui souffre de cette représentation apocalyptique, après les Latino-Américains et les Native Americans. Sauf exploit sportif ou artistique, ses habitants ou ressortissants émigrés sont réduits à la condition pitoyable de malades, sinistrés, miséreux, etc., ou disqualifiés par leurs mœurs… et leurs pratiques. Pareil répertoire limité dévalorise toute action locale. Configurant l’Autre dans l’émotion, ses récurrences négatives écartent péremptoirement toute expression altéritaire des forces de progrès : l’islam se réduit à un archaïsme ; le tribalisme empêche toute cohésion sociale ; le désordre est africain.  [8]

Les grands médias sont donc loin d’être émancipés des préjugés constitutifs des idéologies racistes ou colonialistes, véhiculés, consciemment ou non, dans nombre d’articles, enquêtes, reportages, ainsi que dans le vocabulaire utilisé, ou les angles choisis, pour évoquer les populations étrangères, immigrées ou descendantes d’immigrés. Mais ces effets de reproduction des clichés et préjugés n’expliquent pas tout. Ainsi que l’ont souligné certaines critiques de l’éditorial de Laurent Joffrin évoqué plus haut, la composition des rédactions elles-mêmes, ainsi que les routines professionnelles (choix des sources, relations aux institutions, lectorat visé) sont aussi en cause.


Des «  minorités  » sous-représentées

Comme en témoignent les entretiens que nous avons recueillis auprès de journalistes non-blanches, qui confirment ce qu’ont déjà établi plusieurs enquêtes [9], la composition des rédactions elles-mêmes, très majoritairement blanches, est un facteur important dans la reproduction des clichés racistes . Il n’est en effet guère surprenant qu’un milieu particulièrement homogène d’un point de vue ethno-racial fasse preuve, parfois à son corps défendant, d’une méconnaissance, voire d’un désintérêt en ce qui concerne certaines thématiques, qui se retrouvent dès lors maltraitées ou sous-traitées.

Aidan White, alors secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le soulignait en 2001 [10] :

Les journalistes sont parfois les victimes ordinaires du préjugé et de la manipulation politique. Trop souvent, l’ignorance et la méconnaissance de cultures, de traditions et de croyances différentes conduisent les médias à reproduire des stéréotypes qui encouragent le racisme et l’extrémisme. [...] Pour être efficace, le journalisme doit être intégrateur, responsable et refléter la communauté tout entière. Les journalistes doivent donc diversifier leurs sources d’information pour représenter l’ensemble des idées, des opinions et des expériences du public auxquels ils s’adressent. [...] Les organes de presse reflètent‑ils la diversité de la communauté ? Un organe de presse qui emploie des gens de différentes origines sociales, ethniques ou culturelles sera toujours mieux armé que celui qui ne le fait pas. Il ne s’agit pas en l’occurrence d’être moralement correct mais d’améliorer l’efficacité, le professionnalisme et la qualité du travail journalistique. 

Quand bien même cette «  diversification   » serait à l’œuvre (ce qui est loin d’être le cas, voir les entretiens déjà cités, ainsi que l’article sur les médias dits «   communautaires   »), d’autres phénomènes sont à prendre en compte, qui permettent de comprendre les logiques pouvant faciliter nombre de biais, notamment dans les routines professionnelles. Dans un long article intitulé «  Pourquoi les faits-divers stigmatisent-ils ?  » [11], Jérôme Berthaut, Éric Darras et Sylvain Laurens soulignent ainsi, sur la base d’enquêtes et d’observations au sein de plusieurs titres de la presse quotidienne régionale, que «   [les] explications par “l’idéologique” apparaissent d’emblée un peu courtes   », et qu’il est indispensable d’interroger certaines routines et contraintes professionnelles pour comprendre la survivance de nombre de clichés.

Il existe ainsi, selon les auteurs, «   un parallèle entre, d’une part, le caractère stratégique des “faits-divers” pour la survie économique du groupe de presse et, d’autre part, les zones et les catégories de population qui apparaissent principalement dans ces rubriques   ». En d’autres termes, «  tout ce qui quotidiennement se passe de “positif” dans les quartiers populaires (dont les habitants ne sont pas perçus comme des acheteurs potentiels et les lecteurs utiles) est relégué, au mieux, en milieu de cahier local, dans un espace rédactionnel déjà réduit. La marginalisation des habitants des quartiers populaires dans la stratégie de diffusion se double donc d’une relégation dans la composition du journal. Il en va en revanche autrement dans les faits-divers “plus lus et plus vus”, et qui méritent ainsi d’intégrer les premières pages diffusées dans l’ensemble du département  ».

C’est ainsi que l’on multiplie les articles privilégiant le sensationnalisme à peu de frais, phénomène qui participe d’une stigmatisation, voire d’une discrimination, à l’encontre des quartiers populaires et de leurs habitants, avec une part importante de sujets entretenant des confusions ou des amalgames entre immigration et délinquance, relégation et «   communautarisme   », islam et «  islamisme  », etc. Les exemples sont nombreux de ces articles et reportages stigmatisants, y compris dans les médias nationaux [12], avec en outre un poids particulier de la relation des journalistes avec leurs sources qui, pour des raisons là encore liées à une méconnaissance du terrain, sont très souvent les sources policières et judiciaires. Les clichés racistes, de même que les amalgames discriminatoires, sont donc bien souvent au carrefour de préjugés et de routines qui, si elles peuvent s’expliquer en partie par la composition des rédactions, sont également liées aux conditions de production de l’information.


***



Combattre le(s) racisme(s) médiatique(s) implique donc non seulement de dénoncer les propos racistes et l’absence de réaction de certains journalistes, ainsi que l’omniprésence médiatique de certains éditorialistes et chroniqueurs dont les opinions racistes ne sont plus à démontrer, mais aussi de s’intéresser aux pratiques journalistiques elles-mêmes, à la sociologie des rédactions et aux contraintes qui pèsent sur l’information et ceux qui la produisent.



Julien Salingue

 
  • Enregistrer au format PDF

Notes

[1Voir notamment la polémique suscitée par la chronique de Luc Le Vaillant, rédacteur en chef à Libération, intitulée « La femme voilée du métro  ».

[2Entre autres : «  Dans les écoles françaises de la Seine-Saint-Denis, il n’y a plus un seul enfant juif  » ; «   Dans tous les quartiers où j’ai grandi […] le grand remplacement qui paraît-il est tabou, non seulement ce n’est pas un mythe, non seulement ce n’est pas une propagande, mais c’est une réalité. Dans tous les quartiers où j’ai grandi, c’est fini : il n’y a plus que des gens qui n’étaient pas français il y a encore 30 ans. Il n’y a plus un français de souche   » ; «   L’islam n’est compatible ni avec la République ni avec la France   », etc.

[3« La déontologie de l’information et des programmes  », sous-rubrique «  La maîtrise de l’antenne, une obligation générale  », www.csa.fr.

[4Teun A. van Dijk, « Racisme et médias », rapport pour l’Unesco, 2001.

[5Le «   Hilton journalisme  » (du nom des Hôtels Hilton) désigne, de manière caricaturale, le mode de travail de certains correspondants étrangers ou envoyés spéciaux qui passent plus de temps dans les salons des hôtels à discuter avec leurs collègues que sur le terrain.

[6Bertrand Cabedoche, «  Télévisions transnationales et représentations de l’altérité : remarques épistémologiques et méthodologiques  », Les Cahiers du journalisme, n° 177, été 2007.

[7Voir à ce propos notre dossier consacré à l’information internationale publié dans le no°18 de Médiacritique(s), et en particulier l’article sur le «  Petit journal   » de Canal+, disponible en ligne.

[8Cabedoche, op. cit.

[9Voir notamment les travaux de la sociologue des médias Marie-France Malonga.

[10Aidan White, «  Journalisme et intolérance : établir des normes pour la lutte contre le racisme dans les médias  », rapport pour l’Unesco, 2001.

[11Berthaut Jérôme, Darras Éric, Laurens Sylvain, « Pourquoi les faits-divers stigmatisent-ils ?. L’hypothèse de la discrimination indirecte », Réseaux 5/2009 (n° 157-158) , p. 89-124.

[12Voir par exemple sur notre site les différents articles consacrés à un numéro d’«   Envoyé spécial  » tourné dans le quartier de La Villeneuve (au sud de Grenoble), qui a suscité colère (et mobilisation) des habitants : ici et .

La meute des éditocrates

Des professionnels du commentaire.